La Patagonie Andine

La Patagonie Andine

15/12/16 au 9/01/17

Nous avons donc quitté l’île de Terre de Feu en traversant le détroit de Magellan de Porvenir à Puntas Arenas.

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N’étant pas encore saturés du grand sud, nous reprenons notre descente le long du détroit jusqu’au bout de la piste qui s’arrête à Punta San Juan.De là nous partons randonner jusqu’au phare de Cabo San Isidro.

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Nous remontons sur Puerto Natales où nous avons décidé de passer la soirée de Noël.

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Là, nous avons la bonne surprise de retrouver nos amis belges « les Palous », mais aussi Eric et Monique Curinier qui voyagent en fourgon équipé par « Isère Evasion » et avec qui nous étions en contact virtuel depuis quelques temps. Sur le parking, nous rencontrons aussi les camping caristes Jean Pierre et Evelyne, d’autres sudistes, et un couple de Hollandais. Magré la pluie , la température peu clémente et un fort vent, nous nous installons sous l’auvent de l’office de tourisme pour partager foie gras et champagne tout en parlant, comme c’est curieux, de voyages.

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Sur la route du Parc National Torres del Paine, nous visitons la grotte du Milodon, grand mamifère préhistorique qui traînait dans le coin il y a quelques 14500 ans.

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Les Chiliens ne tarissent pas d’éloges sur le P.N.Torres del Paine. Il est vrai que c’est le site montagneux majeur de la Patagonie Chilienne. Une première petite randonnée nous amène au bout du lac Grey sur lequel quelques icebergs sont à la dérive.

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La 2ième bien plus interressante nous approche du glacier Grey sur lequel nous apprécions un point de vue sympa.

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Les « Torres » pics de monolithes granitiques sont impressionnants.

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Un peu plus au Nord, et après être repassés en Argentine, nous nous rendons au glacier Perito Moreno. Le site est très bien aménagé et lorsque nous le découvrons depuis les passerelles, c’est l’éblouissement ! Nous passons plusieurs heures à le parcourir, à l’affut des pans de glace qui tombent à grand fracas dans l’eau turquoise du lac !

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L’étape suivante est El Chalten, petite ville qui doit sa célébrité à son emlacement au pied du Mont Fitz Roy, et point de départ pour plusieurs randonnées dans le P.N. Des Glaciers. Nous partons pour une des plus réputées pour la journée, celle de la Laguna de los Tres, 22 km AR, avec une dénivelée de 400 m sur le dernier km ! Efforts récompensés par une vue splendide sur la lagune surplombée par le majestueux pic du Fitz Roy. De retour à El Chalten, nous allons directement au SPA pour agréablement faciliter la récupération.

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Nous remontons maintenant par la mythique route 40 ,puis prenons une piste transversale (la 41)pour aller rejoindre la non moins fameuse Carretera Austral, elle côté Chilien.

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Nous atteignons le minuscule poste frontière de Paso Rodolfo Roballos à 20 h après 80 km de piste défoncée sans croiser âme qui vive. Le douanier Argentin met plus de 30 mn à recopier à la main sur une feuille volante (ici pas d’ordinateur) tout ce qu’il trouve sur le passeport, même le n° de visa pour les Etats Unis ! Ensuite il est venu vérifier si nous sortions d’Argentine avec des fruits et légumes !

Heureusement changement total quelques kilomètres plus loin au tout aussi petit poste d’entrée au Chili, pas plus de 2 mn pour tamponner nos passeports et nous faire le papier d’importation temporaire du véhicule. Il est vrai que nous sommes le 31 décembre et qu’il devait plus penser à son réveillon.

C’est donc totalement isolés en pleine montagne que nous trouvons un bivouac où nous fêtons le passage à la nouvelle année.

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Après encore 5h de piste défoncée, mais traversant des paysages de toute beauté, nous rejoingnons la Carretera Austral, elle même dans un état très moyen, voire mauvais. Nous roulons depuis 2jours sous la pluie dans une végétation type tropical(dont nous sommes pourtant encore loin) au milieu de montagnes ruisselantes ; De tous côtés, ce sont torrents et cascades. Les couleurs des eaux des rivières puis celle du lac Carrera sont magnifiques, allant du vert émeraude au bleu turquoise parfois laiteux, parfois étincelant.

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Nous arrivons ainsi à Rio Tranquilo sous une pluie qui ne cessera pas de la nuit. Par chance, en fin de matinée des éclaircies ce sont profilées ; Nous en profitons pour partir en bateau sur le lac General Carrera afin d’approcher les grottes et la cathédrale de marbre qui sont sur ses rives. Le spectacle est saisissant, toujours merveilleusement mis en valeur par les couleurs de l’eau dans laquelle ces grottes se reflètent.

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Il tombe ici 2m d’eau par an, ce qui est un peu trop à notre goût. Nous décidons d’accélérer notre remontée vers des latitudes où le temps est plus clément, toujours par la route 40.

A San Carlos de Bariloche nous faisons un détour sympa par la route des 7 lacs.

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Maintenant, notre but est d’arriver à San Juan un peu avant le rally Dakar afin d’y prendre nos marques pour pouvoir profiter du spectacle et rencontrer les collègues du team Sherco.

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Argentine du Sud

Argentine du Sud
21/11 au 15/12/2016

Pour quelques jours encore, notre devise reste « toujours plus au Sud ». Nous continuons donc à descendre la Patagonie par la route 3, seule route goudronnée d’Argentine traversant les immensités de pampa aride, plateaux secs revêtus d’une herbe noirâtre, domaine des guanacos, nandous et renards, balayés par un vent violent.

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Nous nous écartons de cette route pour rejoindre le bord de mer au Parc de Monte Leon qui doit son nom au mont en forme de tête de lion que nous avons tôt fait d’apercevoir. A son pied, des colonies de manchots de Magellan nidifient, et quelques bébés viennent de naître bien protégés des prédateurs par leurs mères. Ici aussi les lions de mer se prélassent sur les grèves.

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Un peu plus bas nous entrons cette fois dans les terres pour aller admirer « El bosque petrificado »une forêt pétrifiée, témoin des boulversements subis par l’écorce terrestre depuis le jurassique (150 millions d’année). Nous sommes au milieu d’une steppe aride qui était alors une forêt de conifères géants peuplée de dinausores. Quelques millions d’années après, alors que la cordillère commençait à s’élever, d’énormes éruption volcanique détruisirent ces forêts en ensevelissant les arbres sous un épais manteau de cendres. Les eaux de pluie et de ruissellement s’infiltrant à travers les cendres se chargèrent de silice avant d’atteidre les troncs, pénétrant dans chacune des cellules du bois, démarrant ainsi le lent processus de pétrification. Bien plus tard, les vents violents qui soufflent ici les ont remis à jour, nous autorisant un plongeon vertigineux dans le passé.

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Non loin de là, depuis notre bivouac en pleine pampa, nous voyons pour la première fois un couple de maras, espèce de lapin XXXL ou peut être plus proche des kangourous.

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Nous atteignons maintenant le détroit de Magellan, rapidement franchi sur un ferry pour entrer sur la fameuse île de Terre de Feu.

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Au début le paysage est dans la continuité, mais rapidement le changement est radical, au point de lui trouver des petits airs d’Alaska. Nous roulons maintenant au milieu de forêts et de prairies verdoyantes traversées par des cours d’eau, parfois occupées par des tourbières. Nous longeons de nombreux lacs sur lesquels nagent cygnes à col noir ou flamants roses. Dans les grandes estancias sont élevés vaches, chevaux et moutons.

 

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L’arrivée sur Ushuaïa est quelque peu émouvante. Ce nom sonnait dans nos têtes depuis pal mal de mois, et devant la porte d’entrée de la ville nous réalisons que nous l’avons atteint. Nous avions évoqué ce nom lorsque nous étions à Inuvik, dans les territoires du Nord Canadien, puis à Fairbanks en Alaska, en nous demandant si nous pourrions arriver si loin. Eh bien oui, nous y sommes !

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Ushuaïa, point final de notre grande descente vers le sud entamée en Alaska il y a 2ans et 4mois ; 17848 km à vol d’oiseau, 100000 km à notre compteur par les chemins de traverse que nous avons empruntés…

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-Petit aparté pour détromper certains qui pensent que notre voyage se résume à avaler des kilomètres : 100000 km sur 850 jours soit une moyenne de 117 km/jour, ce qui nous a laissé pas mal de temps pour randos, loisirs, visites et vie quotidienne, encore plus ici en cette période où les nuits sont très courtes ( 18h d’ensoleillement)-
Ushuaïa est très touristique et nous y rencontrons de nombreux français, la plupart arrivés par avion mais aussi par bateau car c’est une étape prisée par de nombreux navires de croisière.
En déambulant dans les rues, nous tombons en arrêt devant un concessionnaire Sherco, à coup sûr le vendeur le plus austral de la planète !!

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Nous allons chercher nos amis Laurence et Patrick à l’aéroport pour visiter ensemble la ville et le musée thématique qui nous en apprend beaucoup sur les Yamanas, peuplade primitive de ces lieux.

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Les 3 jours suivants, nous enchaînons des marches dans de jolies forêts le long du canal Beagle à l’intérieur du Parc National Terrre de Feu.

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En leur compagnie, nous fêtons le mariage de Delphine et Rémi dans un petit restau typique où nous dégustons la spécialité du coin : l’araignée de mer, espèce de gros crabe à longues pattes. Les vacances se terminent pour eux nous leur disons au revoir et plus tard. Quand ?

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Les oies, toujours par couple, sont omniprésentes et sont d’ailleurs l’emblème du parc au fond du quel nous bivouaquons sur le terrain de laguna verde.

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Là encore,nous rencontrons de nombreux français : Jean Paul et Françoise voyageant à bord de leur Iveco 4X4, Bruno et Mathilde ( le père et sa fille) avec leur mini camping car de location, Julien et Morgane jeunes back packers ,et la famille belge « les Palous » Dominique, Françoise et leur enfants Pauline et Louis voyageant pour leur part à bord d’un imposant mercedes unimog. C’est avec eux que nous allons randonner par un temps médiocre et sous quelques flocons jusqu’au pied du glacier Martial, dominant Ushuaïa.

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Bien que la « Fin del Mundo » soit panneautée à Ushuaïa, nous repérons sur la carte une piste qui longe le canal Beagle. Nous la prenons et après être passé à côté des estancias Harberton puis Moat la piste s’arrête à la préfecture navale surveillant l’entrée du canal. Cette fois, nous avons atteint le bout du bout…54.97534°S, le point le plus austral du monde que nous puissions atteindre sur 4 roues ! Nous ne sommes plus qu’à une centaine de kilomètres du Cap Horn.

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De retour nous voyons des castors près des énormes barrages qu’ils ont construit.

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Nous entamons donc notre lente remontée de l’île de Terre de Feu en faisant d’agréables étapes au bord du lac Yehuin puis, après être passé au Chili, au lac Blanco.

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En route nous admirons le vol des condors auxquels se mêle un aigle.

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Bien que nous ne fassions pas route ensemble nous nous retrouvons au bivouac, ce qui permet à Alain d’initier Pauline et Louis au pagayage à bord de notre kayac. Ces haltes sont assez insolites puisque nos campements représentent toute la palette des abris de voyageurs : mini tente de rando, micro van, notre vagabond et poids lourd avec cellule. Les apéros, repas et soirées sont bien sympas,même si nous en oublions un peu notre espagnol.

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A Cameron nous allons voir les « pinguinos Rey », manchots arborant de jolies couleurs, dont la démarche et le comportement nous ravissent.

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En remontant le long de la Bahia Inutil, nous avons le plaisir de voir des dauphins effectuer des sauts spectaculaires au dessus des vagues mais ils n’avaient daigné nous avertir de leur spectacle, donc pas de photos….
Porvenir est notre dernière étape en Terre de Feu. Un ferry nous fait treverser en 2 heures le détroit de Magellan pour nous déposer à Punta Arenas au sud de la Patagonie Chilienne.

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Le long des routes de nombreux panneaux en forme de clins d’oeil à nos amis anglais !

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En Argentine les sports mécaniques sont très prisés et beaucoup de villages ont leur autodrome municipal.

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Chili côte Pacifique

Chili Côte Pacifique

5/09 au 24/09/2016

Après avoir accompagné Delphine et sa famille à l’aéroport de Calama, nous repartons sur la côte Pacifique.

Nous visitons le Parc National « Pan de Azucar » et ses jolies plages désertes.

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Un peu plus au sud, nous atteignons Huasco et sa vallée verdoyante plantée d’oliviers

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puis empruntons les pistes de bord d’océan pour aller jusqu’à la « Punta Choros ». De là nous partons en bateau pour nous approcher de l’île Chorros qui fait partie de la Réserve Nationale des Pingouins de Humboldt. Ces pingouins vivent dans les eaux froides (11°) du courant de Humboldt qui remonte le long des côtes depuis l’antartique jusqu’en Equateur. Ils restent sur des îles où il n’y a pas de présence humaine. De retour nous sommes approchés par 2 dauphins.

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Nous rentrons dans les terres pour visiter Vicuña installée au bas de la verdoyante vallée de l’Elqui plantée de vignobles.

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Nous allons voir l’impressionante coopérative Capel d’où 200000 bouteilles de vin et d’alcool sortent chaque jour, dont le fameux Pisco autour duquel s’est créé une polémique avec le Pérou, chacun des 2 pays en revendiquant l’appellation d’origine.

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Le succès est tel que des vignes ont été plantées sur les flancs des montagnes arides, aussi haut qu’il a été possible d’irriguer.

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Cette vallée est fortement ensoleillée et une spécialité des restaurants du coin est de proposer la cuisine solaire, la cuison se faisant avec des fours et des grills astucieusement bricolés pour utiliser l’énergie solaire.

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C’est aussi la vallée des étoiles, et de nombreux observatoires astronomiques ont été construits aux sommets des montagnes.

De retour sur la côte , nous nous arrêtons à Tongoy et nous installons au bord de l’eau sur « Playa Grande ». Alain profite d’un très beau temps pour aller faire du kite surf.

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Nous sommes maintenant en bordure sud du désert d’Atacama et avons la surprise, en approchant le Parc National « Bosque de Fray Jorge » de rencontrer le désert fleuri, puis sur le versant qui plonge vers le Pacifique de rentrer dans une forêt humide luxuriante. Il y a bien longtemps que nous n’avions pas randonné parmi les fleurs, à l’ombre de grands arbres.

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Bien que ce soit la deuxième plus grande ville du Chili, Valparaiso nous a séduits, coincée entre la mer et les 42 « Cerros » (collines) qui l’entourent. Des rues abruptes et sinueuses permettent d’accéder aux quartiers hauts qui sont aussi desservis par des « ascensores », antiques funiculaires toujours en activité dans leur configuration d’origine, si ce n’est l’électricité qui remplacé la vapeur. Nous empruntons l’un d’eux pour visiter le quartier du musée à ciel ouvert, dont toutes les façades sont ornées de fresques.

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Nous repartons vers l’est pour aller au Parc National «  La Campana » qui a la particularité d’être situé en moyenne montagne à la limite de 2 végétations. Ainsi nous randonnons avec d’un côté, sur les versants nord, la végétation de terres arides et de l’autre côté, sur les versants sud, la végétation de type méditerranéen.

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Plus loin, près de la frontière Argentine, nous nous arrêtons à la station de ski de Portillo. C’est là qu’en 1966 les Français Jean Claude Killy, Annie Famose et Marielle Goitschel s’étaient illustrés lors des championnats du monde. Bien que nous soyons en fin de saison, les pistes sont encore ouvertes et le cadre est grandiose.

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Le lendemain nous passons sur l’Argentine.

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Nord du Chili

Nord du Chili 13/08 au 04/09/16

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Le petit poste frontière de Paso Jama entre l’Argentine et le Chili est à 4200 m d’altitude, puis la route continue de grimper et nous attribuons une mention spéciale à Vagabond, qui pour son passage des 100000 km s’affranchit d’un enième col à plus de 4800 m, comme chaque fois avec une vigueur surprenante à cette altitude.

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Nous apercevons de grands rochers à l’écart de la route et décidons de partir hors piste sur ce haut plateau pour les approcher. Il s’agit de roches volcaniques spectaculairement érigées sur ces terrains sablonneux.

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Nous apprendrons plus tard que nous venons de visiter l’un des plus intéressants sites des alentours de San Pedro. Après une séance photos nous rattrapons la route pour une forte descente sur San Pedro d’Atacama (40 km plus loin et 2300 m plus bas!!).

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Cette petite ville très touristique occupe une oasis sur le bord du Salar d’Atacama.

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De très nombreux tours opérators proposent des excursions vers les sites spectaculaires des alentours et font tout pour dissuader les touristes d’y aller par leurs propres moyens: les accès ne sont pas fléchés à partir des routes principales et les agences annoncent des risques de se perdre, sauf pour leurs chauffeurs expérimentés… Munis de quelques brochures nous partons pour visiter la Laguna de Tara. Il nous faut pour cela remonter par la route sur les hauts plateaux puis entrons dans l’immensité du désert par une piste et improvisons notre chemin parmi les nombreux tracés sablonneux pour arriver; au bout de 30 km, au bord de la lagune à 4900 m, au grand étonnement d’un guide qui nous avait précédés, venu nous demander comment nous avons fait pour ne pas nous égarer dans ce désert. Le lieu est magnifique et nous prenons encore un peu plus de hauteur en gravissant un promontoire de rochers où nous nous installons pour déjeuner avec une superbe vue à 360°.

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Retour sur San Pedro pour réserver une « cabana »pour la venue de Delphine et sa famille puis direction Calama pour aller les accueillir à l’aéroport. C’est un grand bonheur de les retrouver (…trouver pour Amanda)

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et dès le lendemain nous reprenons la route pour San Pedro d’Atacama d’où nous allons rayonner pendant 5 jours.

A l’entrée du Salar nous allons à la Laguna Cejar avec ses eaux limpides fortement salées dans lesquelles nous nous baignons, ou plutôt nous trempons, juste le temps de contaster que nous restons sans peine en surface de cette saumure. La température de l’eau étant des plus fraîches nous en ressortons rapidement.

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Nous allons visiter le Salar d’Atacama où vivent de nombreux flamants roses de plusieurs espèces.

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Une des activités proposées près de San Pedro est le sandboarding ( surf sur les pentes de grandes dunes de sable). Nous louons les planches de surf et nous rendons dans la « Valle de la Muerte » pour nous adonner à ce sport. Bien que les remontées à pieds soient éprouvantes, nous y prenons goût et nous nous arrêtons après le coucher du soleil.

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Les geysers del Tatio sont un autre site incontournable de San Pedro. Le problème est qu’ils sont à 4320 m d’altitude et qu’il ne serait pas raisonnable d’emmener Edward et Amanda si haut. Françoise mamie (comme le dit Edward) se dévoue (avec plaisir) pour garder les enfants pendant qu’Alain conduit avec Vagabond, Rémi et Delphine jusqu’à ces geysers. Départ à 5h du matin pour être sur place au lever du soleil et -15° en arrivant…mais le spectacle en vaut la peine.

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Nous attendons que le soleil ait réchauffé l’atmosphère pour aller nous baigner dans la piscine naturelle d’eau thermale.

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Sur le retour nous profitons des beaux paysages traversés. Delphine et Rémi découvrent vigognes, lamas et guanacos dans leur habitat naturel.

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Tout près de San Pedro nous nous rendons dans la « Valle de la Luna », paysages grandioses ou très étriqués comme un passage dans une gorge très étroite. A la sortie de cette vallée le coucher de soleil nous offre un magnifique embrasement des nuages au dessus du Salar.

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Nous partons de San Pedro pour rejoindre Iquique, au bord de l’océan Pacifique. Nous traversons une partie du nord du désert d’Atacama, le plus grand désert aride du monde (presque deux fois la superficie de la France!), 400 km sans voir un arbre ni la moindre verdure excepté une petite oasis. Curieusement, nous ne nous lassons pas des paysages que nous traversons, fascinés par cette immensité minérale, même si parfois quelques lignes droites de plus de 50 km sont un peu longues.

dscn1613 Au lever du soleil Vagabond se prend pour une coccinelle.

Un peu avant Iquique nous allons visiter l’ancienne mine de salpêtre de Humberstone, abandonnée en 1960 après 100 ans d’activité, maintenant musée du salpêtre, déclarée au patrimoine de l’humanité. Les conditions de travail des mineurs étaient dures mais la mine était une vraie ville avec son école, son théâtre, son église, son hôpital et les logements étaient simples mais fonctionnels.

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Les sous sols du désert d’Atacama sont très riches en minerais, principalement de cuivre et font la richesse du Chili.

A Calama se trouve la mine de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde dans laquelle fourmillent d’énormes camions bennes. Nous comptions la visiter, 2 faits nous ont poussés à renoncer : les enfants de moins de 7 ans sont interdits d’entrée et des voyageurs qui en revenaient n’étaient pas enthousiastes. La visite encadrée par l’office de tourisme se fait en bus, avec un seul arrêt au bord de l’immense excavation et peu d’explications sont données.

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L’arrivée sur Iquique est spectaculaire : la route descend fortement à flanc de montagne et on aperçoit la ville coincée entre l’océan et de grandes dunes. Le grand ciel bleu que nous avions eu au dessus du désert s’est transformé en grisaille à l’approche du Pacifique et la température est en chute. Nous ne pouvons donc pas profiter des belles plages comme nous l’espérions.

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Nous consacrons une journée pour aller voir « El Gigante de Atacama » qui est annoncé, avec ses 86 m de haut, comme la plus grande figure anthropomorphe du monde, qui remonterait à 900 ans. Nous sommes déçus car ce dessin à flanc de montagne n’est pas très spectaculaire.

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Le lendemain, pour les mêmes raisons que précédemment, Françoise assure la garde de ses petits enfants pendant que Delphine, Rémi et Alain vont s’approcher du volcan Isluga (5530 m) duquel s’échappe en permanence une fumée blanche. Tout au long de la piste qui mène sur l’Altiplano au pied du volcan, Rémi n’a de cesse de s’exclamer : « look at this Delphine, it’s amazing!» (regarde ça Delphine, c’est extraordinaire!). Il est vrai que pour des habitués aux paysages du Royaume Uni, le changement est radical:pas un brin de gazon,pas une goutte d’eau qui tombe du ciel,même pas un seul nuage sur ce bleu intense au dessus de ce désert à perte de vue et tout ça à des altitudes inimaginables ! C’est dans ce cadre bucolique que Rémi a choisi de faire sa demande en mariage à Delphine, avec pour seuls témoins Alain et quelques lamas…A priori il a dû abuser de la potion magique à base de coca et de muna que Françoise lui avait concoctée pour l’aider à supporter l’altitude !! à moins que ce ne soit le manque d’oxygène qui ait anesthésié son cerveau!!En tout état de cause, nous en sommes ravis.

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C’est à Pica que nous faisons notre dernière escale. Cette petite ville au milieu d’une oasis en plein désert a été crée grâce à l’eau qui remonte de son sous sol et qui a été mise à profit pour irriguer la plaine et planter de grands vergers. Oranges, pamplemousses, citrons, mangues et goyaves y sont excellents. Une source d’eau chaude jaillit entre les rochers. Une retenue a été amenagée créant une piscine d’eau thermale dans laquelle nous allons nous baigner.

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C’est déjà le retour sur Calama pour accompagner Delphine et sa famille à l’aéroport. Nous avons bien profité de tous les 4 pendant ces 15 jours et leur enthousiasme nous a bien fait plaisir.

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