
1ère partie du 25/11/2025 au 12/01/2016
Départ pour ce nouveau voyage le 21 Novembre. Premier Week-end passé à Chassagny pour les au revoir à Sophie, Michael, Thomas et Bastien. Le deuxième arrêt est en Savoie chez notre ami Sébastien où nous passons la nuit. Les 2 jours suivants descente de l’Italie par les grands axes puis petit détour pour découvrir Alberobello, petite ville dans les Pouilles célèbre pour ses trullis, très belles habitations en pierres aux toitures coniques.






Problème au moment de se coucher, la batterie cellule est en sous-tension et impossible de descendre le lit. De nuit et sous la pluie, Alain reporte au lendemain la recherche du problème et nous nous installons tant bien que mal sur les fauteuils pour une courte nuit. La panne est vite détectée : le booster est H.S.
Nous prenons tout de même le ferry pour la Grèce direction Igoumenista,

où nous achetons un coupe circuit pour pouvoir shunter l’alternateur à la batterie quand le moteur tourne. Cela nous permettra d’attendre d’être à Dubaï où nous avons trouvé un vendeur Victron qui nous réserve un appareil.
Traversée de la grèce en 4 jours avec des bivouacs sympas.






TURQUIE du 4 au 7/12


Traversée aussi rapide de la Turquie visitée l’été dernier.





Nous faisons quand même un détour pour voir la ville de Mardin dont on nous avait maintes fois vanté l’intérêt, mais nous ne la visitons pas car nous y arrivons sous une pluie intense.




Avant la frontière avec l’Iraq nous faisons le plein de gasoil afin de pouvoir traverser l’Iraq sans ravitailler car le GO y est de piètre qualité.
Petite surprise à la frontière où on nous envoie à un guichet pour payer le péage d’une autoroute que nous avions empruntée par inadvertance et sans avoir acheté le pass obligatoire. Bilan:66cts d’euros à payer !
IRAQ du 8 au 10/12


Nous ne ralentissons toujours pas pour la traversée de l’Iraq en 3 jours sous la pluie et nous roulons sur une route détrempée parfois envahie par la boue avec des bas côtés jonchés de plastiques sur des centaines de kilomètres puis nous arrivons à Mossoul pour la première nuit sur un parking lui aussi boueux dans le centre ville. Une balade dans ce quartier nous impressionne car les séquelles des bombardements de 2017 sont encore bien présentes. Dans le quartier où nous étions seule la mosquée a été reconstruite…









Le lendemain, nouvelle étape sous la pluie, petit arrêt à Samarra pour voir .son minaret original en colimaçon de 52m de hauteur.





Plus on s’approche de Bagdad plus les check-points sont nombreux mais nous les passons sans encombre avec des policiers plus ou moins souriants. Nous traversons Bagdad le soir et sommes pris dans les embouteillages.

Nuitée sur le parking d’un centre commercial moderne. Le lendemain dernier arrêt en Iraq sur le parking d’une station service à quelques kilomètres de la frontière avec le Koweït.
KOWEIT du 11 au 13/12


Bon accueil à la frontière où la police nous offre une boîte de chocolats.
La frontière ne change bien sûr pas le paysage, grande route en plus ou moins bon état, traversant de grandes plaines désertiques hérissées de nombreux pylones de lignes à haute tension et de camps nomades dispersés.




Arrivés à Koweït City en soirée, nous traversons la ville pour un bivouac sur une plage style « Beauduc » très prisée par les locaux avec leur gros 4X4.


Le lendemain nous prenons la direction du centre de cette ville résolument moderne avec ses hautes tours, larges avenues et front de mer classieux. C’est là que nous passerons deux nuits et assisterons à un feu d’artifice puis au départ d’un marathon.



























Nous reprenons notre route vers le sud et après une cinquantaine de km de banlieux nous continuons notre chemin à travers ces plaines où nous commençons à voir des dromadaires. Nous nous approchons de la frontière avec l’Arabie Saoudite que nous traverserons le lendemain.
ARABIE SAOUDITE du 14/12 au 17/12
1ère entrée en Arabie Saoudite après 6000km depuis notre départ.


Maintenant nous allons ralentir la cadence pour profiter pleinement de ce voyage.

La première ville nous permet d’acheter une carte sim et changer de l’argent.
A peine stationnés un jeune homme vient nous inviter chez lui à boire un café arabe, bien sûr accompagné de dattes et de gâteaux.



Nous apprécions cette accueil qui n’est pas sans nous rappeler celui que nous avions reçu en Turquie l’été dernier.
Le soir nous trouvons un bivouac en bord de mer.
Nous nous promenons le long de la mer où un petit bus tout décoré nous propose d’aller faire un tour.


En revenant au fourgon, nous sommes abordés par Baker venu se garer à côté de nous. Il nous propose de nous rendre le lendemain à son campement pour rencontrer ses parents et sa femme puis manger un plat saoudien. Vers 13h nous arrivons dans cette famille on ne peut plus sympathique et de bonne humeur où nous avons été reçus comme des rois. Le repas fut excellent et Françoise s’est régalée à manger avec les doigts. Nous avons échangé sur nos familles respectives ainsi que sur nos professions. L »après midi,après avoir changé de tente, ils nous ont servi un excellent dessert aux dattes. Françoise a bien observé et noté la recette pour pouvoir le refaire dès que possible.
Alain part avec Baker visiter les camps des voisins.






Le soir nous continuons la journée autour d’un feu de bois et nous bivouaquons sur place.




Le lendemain Baker nous attend pour le petit déjeuner. Nous repartirons avec des cadeaux, 2 vestes pour Françoise et un manteau en peau de dromadaires pour Alain.


Pour sortir du camp de Baker et pour éviter de faire des kilomètres supplémentaires nous traversons le terre plein central de l’autoroute. Ce qui est habituel pour les saoudiens.
La descente vers le sud est un peu languissante les plaines n’ont aucun relief
A l’approche du Quatar nous sortons enfin de l’ uniformité des paysages, le relief bien que modeste est agrémenté de petites dunes. Bivouac avec vue sur le Quatar sur la plage bien aménagée de Al-Ahsa à quelques km. de la frontière.





QUATAR du 18 au 21/12/2025


Notre entrée au Quatar correspond à leur fête nationale, du coup à la frontière on nous offre un petit cadeau pour l’occasion:broches et cartes postales.

A midi nous nous arrêtons sur une grande plage de la côte ouest. Nous étions seuls. Peut-être à cause de l’orage qui est venu sur nous avec de gros coups de vent. Nous avons donc repris la route pour trouver un parking abrité, chose faite à Dukhan.


C’est en remontant la côte ouest vers Zekreet nous apercevons une piste qui part dans une zone agrémentée de sable et rochers. Nous l’empruntons aussitôt car les possibilités de sortir de la route sont rares.







Tous les tuyaux de gaz hors sol omniprésents de chaque côté de la route empêchent de le faire.


Nous passons l’après-midi sur la plage de Zekreet où Alain profite des bonnes conditions pour faire du kite-surf.

Nous continuons notre route vers le nord où nous nous arrêtons au fort d’Al Zubahrah où il nous a été proposé de nous amener gratuitement en bus sur le site protégé des fouilles de mise au jour de ce qui fut aux 17ème et 18ème siècles une ville portuaire prospère grâce aux huîtres perlières.






Puis direction Doha la capitale en passant près de quelques forts ainsi que de stades à l’architecture remarquable.


Arrivés à Doha nous allons directement visiter »Pearl Island » où nous avions trouvé un distributeur Victron mais il n’avait malheureusement pas en stock notre booster défaillant. Ce quartier accueille le port de plaisance où sont alignés les yachts luxueux et les vedettes arborant leurs moteurs surpuissants( jusqu’à 4 fois 350CV) plus loin la flotille du port de pêche est bien plus vétuste… A midi nous allons manger un plat typique du Quatar dans un restaurant sur les quais. Puis nous déambulons au pied des buildings tous plus hauts et originaux les uns que les autres.
















Pour finir la journée nous allons dormir sur le parking de la plage de Katara dans les quartiers du sud de Doha. Cet endroit avec ses larges avenues piétonnes bordées de boutiques de luxe et en bord de mer une promenade passant devant un grand amphithéâtre était très animé, d’autant plus qu’il accueillait un concours de fanfares ainsi que le festival international du faucon et de la chasse.






















ARABIE SAOUDITE 22/12/2025 au 12/01/2026


Sortie du Quatar et réentrée en Arabie Saoudite tout aussi rapide qu’à l’aller.

Après un bivouac sur la plage d’Al Ahsa, nous partons plein ouest par une route 2×2 voies à travers le désert de sable. Nous rattrapons un dépanneur de dromadaires,


puis au bout de 130km nous avons la surprise d’arriver à Al Hufuf au milieu de palmeraies au pied d’un chaos rocheux.














Pas facile de s’écarter de la route pour trouver un bivouac car elle est bordée de clôtures (peut-être pour empêcher les dromadaires de traverser?).
Nous trouvons tout de même une brèche qui permet d’atteindre une piste sablonneuse.


Cette fois l’envie de découvrir l’Empty Quarter nous pousse à emprunter une route qui part plein sud à travers des plaines désertiques occupées par des installations pétrolifières et gasifières, puis passé le tropique du cancer nous arrivons sur une zone irriguée avec palmiers et cultures fourragères.

Nous nous arrêtons pour la soirée de Noël à l’écart de la civilisation à l’entrée du plus grand désert de sable du monde (583000 Km2).




Des nomades nous invitent à les suivre jusqu’à leur campement. La discussion tourne en boucle autour de leur incompréhension sur notre motif de poursuivre notre chemin dans ce désert. Ils nous ont inlassablement répété que c’était dangereux jusqu’à ce que nous promettions de ne pas le faire !



Après une nuit de réflexion, nous avons opté pour la sagesse et sommes remontés vers le nord , direction Riyad.






Nous y arrivons après 3 journées de roulage sur des routes traversant en lignes droites de vastes étendues désertiques et de très beaux cordons de dunes nous permettant des bivouacs sympas avec pour seuls voisins quelques dromadaires.





Nous traversons la capitale par des voies rapides et ne faisons qu’un seul détour par le marché aux dromadaires.











L’objectif suivant est le site de « Edge of the world » que nous atteignons par une piste cahotique qui nous mène en haut des falaises avec une vue magnifique. Nous sommes étonnés mais ravis de nous retrouver seuls sur le site à l’heure du dîner.


















Mais nous déchantons en fin d’après-midi en voyant arriver une vingtaine de 4×4 de tours opérators desquels on débarqués une floppée d’asiatiques venus pour assister au coucher du soleil.
Le lendemain nous décidons d’approcher ce site mais par le bas des falaises. Bien que ce soit l’entrée principale, nous avons trouvé la vue moins spectaculaire. Nous ne nous sommes pas attardés.






Retournés sur la route, nous longeons les falaises à bonne distance et l’idée nous vient de quitter le goudron pour nous en approcher afin de les longer à leur pied. Ne trouvant aucune piste, nous improvisons à travers sable et cailloux, traversant de nombreux petits wadis sur 40km sans rencontrer âme qui vive, il ne restait que la carcasse du seul dromadaire rencontré. C’est donc au milieu de rien que nous réveillonons pour le passage en 2026. Nous avons passé 3 jours à rouler au milieu de ces paysages magnifiques.
























Puis nous avons changé de terrain de jeu.
Nous quittons les cailloux pour aller jouer dans « Red Sand Dunes » site beaucoup moins authentique que ces derniers jours, un peu comme le Merzouga récent…
Dès notre arrivée nous avons été pris d’assaut par des chameliers et autres loueurs de quads, ce qui a failli nous faire passer notre chemin.
Nous avons tout de même poursuivi dans les dunes et nous nous sommes régalés à les sillonner (surtout Alain). Nous avons pu bivouaquer au sommet de l’une d’elles.





Alain s’est amusé dans les dunes de sables rouges
Le lendemain nous avons traversé d’est en ouest le cordon dunaire pour nous rendre au sud de Riyad dans le lit d’un oued mentionné sur la carte « pools of sha ib Luna ». Nous avons demandé aux locaux mais apparemment ils ne connaissaient pas ou n’ont pas compris notre demande.


En remontant à pied jusqu’au pied d’une falaise nous avons trouvé un trou d’eau squatté par les grenouilles…


Avant de descendre dans le sud, nous nous arrêtons à Al Kharj dans un hypermarché à l’américaine pour faire le plein de fruits, légumes, yaourts, viandes, etc…comme cela nous prend du temps,à la sortie nous nous posons rapidement sur une dune pour la nuit.


Le lendemain avant de reprendre la route nous nous arrêtons au monument « tour aux pigeons » qui servait autrefois à récupérer le guano pour fertiliser les terres.





Puis direction la réserve d’Hawtat Bani Tamin, nous y arrivons vers 15h. Les gardiens semblent sortir de leur sieste, nous semblons les déranger. Au bout d’une heure ils nous expliquent qu’il vaut mieux revenir demain matin à 6h30 si nous voulons voir les animaux. Nous acceptons et partons trouver un bivouac pour la nuit.
Installés tranquillement Françoise lit, Alain arrange les photos pour polarstep, un gros 4×4 s’approche de nous et ses occupants nous invitent à les suivre pour partager thé, dattes et café tout ça avec des rudiments d’anglais ainsi que google traduc.


Puis ils insistent pour que nous venions chez son frère à quelques kilomètres de là dans leur luxueuse maison familiale du village. Ils nous expliquent qu’ils aiment se retrouver en famille. Françoise leur dit que nous aussi nous aimons ça mais que la différence était que chez nous les femmes étaient présentes, cela les a bien fait rire mais la discussion a rapidement changé de sujet.




Nous sommes repartis avec plusieurs kg de fruits (oranges, bananes, figues, fraises, pommes…).
Le jour suivant nous nous levons à 5h30 pour nous rendre à la réserve avant le lever du soleil. La température est bien fraîche, nous nous couvrons bien surtout que le 4×4 du gardien n’avait pas de chauffage. La visite dure 2h mais s’est avérée pauvre en animaux (2 biches). Par contre les paysages sont magnifiques. Nous remontons un oued jusqu’à une source d’eau chaude au pied de belles falaises.











A midi, nous nous arrêtons en bord de piste près d’une arche naturelle que nous avons tenté d’atteindre à pied dans les éboulis.







L’après-midi nous restons sur place, Françoise sort ses crayons et peinture pendant qu’Alain part faire un tour de vélo pour prendre des photos. Le soir un garde s’arrête pour nous dire que nous pouvions rester pour la nuit mais que nous ne devions pas faire de feu.

Lever de soleil capturé à travers l’arche depuis notre lit. Un petit rien mais qui met de bonne humeur !

Nous partons faire une boucle off road avec vue sur des jolies montagnes colorées.





Dans l’après-midi à la recherche d’un site de gravures rupestres par une route peu fréquentée nous croisons Alain et Claude Isambert (exploracy).


Nous les retrouverons le lendemain.
Maintenant nous sommes 2 équipages à continuer la descente vers le sud à travers les plaines désertiques, pour aller voir le passage du Dakar à Wadi-ad-Dwasir.
Lors d’une pause dîner , les dromadaires viennent faire les curieux et manger quelques oranges





Le bivouac suivant se fait au fond d’un wadi où les 2 Alain essayent de monter sur le plateau en escaladant les rochers. Peine perdue les rochers sont infranchissables.









Claude a réussi à avoir le point spectateurs du rally, malheureusement nous nous retrouvons au milieu d’une grande plaine. Nous nous consolons en faisant connaissance avec Morgane et Maxime des jeunes voyageant en sprinter 4×4 et passons la soirée autour de l’apéro sous un beau ciel étoilé.






Le lendemain, nous passons la journée à proximité de l’arrivée de l’étape, en compagnie d’Alain, Claude, Morgane, Maxime et Allison et Derek 2 jeunes suisses qui nous ont rejoint. Spectacle moyen comme prévu.











Le soir nous entrons dans le bivouac, invités par l’équipe Sherco. Alain était ravi de retrouver ses anciens collègues et de pouvoir féliciter le pilote. La nuit fut bruyante car nous avons dormi sur le parking du bivouac avec les groupes électrogènes, les essais des véhicules une fois la révision terminée puis dès 5h du matin le départ des premiers motards.





Le deuxième jour, nous avons pu atteindre le haut d’une dune d’où nous pouvions voir les véhicules arriver dans la plaine, gravir puis redescendre cette dune à grande vitesse.








Le soir nous bivouaquons dans la plaine entre les rochers car nous pensons remonter les traces du Dakar le lendemain.