Le Salvador

A l’entrée du Salvador nous avons à faire à un douanier accueillant. Sur ses conseils , nous choisissons d’aller en bord de mer et arrivons au village de pêcheurs de Garita Palmera le long d’une grande plage. Ne trouvant aucune structure touristique, nous nous hasardons à demander à une famille de pêcheurs si nous pouvons entrer sur leur propiété (sous les cocotiers à même la plage) pour y passer la nuit, ce qu’ils acceptent immédiatement. A peine installés, un des fils grimpe à un cocotier pour cueillir quelques noix et nous offrir leur eau pour la bienvenue. Ils nous disent que c’est la première fois qu’ils voient un véhicule d’Europe dans leur village et sont fiers de nous recevoir. Le soir ils nous invitent à venir manger du poisson grillé, tout en échangeant sur nos conditions de vie respectives. Encore merci à la famille Gamez.

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Nous nous rendons au Parc National de l’Impossible, les derniers kilomètres au ralenti sur une piste en très mauvais état. Le lendemain nous partons en randonnée en nous joignant à un groupe de gardiens de parcs en formation et bénéficions des enseignements de leur encadrant, qui profite de notre présence pour se renseigner sur la végétation française. Le chemin serpente sous une végétation dense et variée laissant passer juste un peu de lumière. Depuis le mirador nous avons une belle vue sur la canopée puis après une longue descente abrupte nous arrivons au confluent de deux ruisseaux où nous nous baignons. Le retour est assez éprouvant mais ces 4 h de marche dans cet environnement en valaient la peine. De plus là aussi les contacts ont été chaleureux avec ce groupe sympathique, chacun tenant à être pris en photo avec nous. Avant de repartir, Miguel vient nous donner ce petit mot en souvenir.

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Nous montons au « Cerro Verde » pour une nuit sur le parking du Parc National Los Volcanes à 2000 m d’altitude, enfin un peu de fraîcheur. Le matin, nous sommes abordés par deux couples de touristes l’un Américain et l’autre Colombien ( accompagnés d’un guide et d’un agent de sécurité) se prenant en photo avec Vagabond. Après la coutumière visite de « nos appartements » les jeunes mariés Colombiens nous laissent leurs coordonnées et nous invitent à passer les voir lorsque nous serons à Medellin.

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Il faut attendre 11 h pour pouvoir partir grimper sur le volcan Santa Ana, le plus haut des volcans Salvadorien ( 2365 m). En effet la randonnée ne peut se faire qu’encadrée par 2 guides et 2 policiers armés pour éviter tout problème de banditisme. Après plus de 2 h de crapahutage en compagnie animée d’un groupe de jeunes en sortie paroissiale, la récompense est là: nous arrivons au bord du cratère au fond duquel se trouve un lac d’une couleur à rendre Vagabond jaloux. La vue depuis ce sommet est magnifique aussi bien sur ce cratère que sur le Volcan Izalco, et plus bas sur le lac Coatepeque.

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Nous nous rendons à ce lac le lendemain mais nous n’y restons pas car les chemins qui approchent ses rives n’y donnent accès que par des propriétés privées.

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Nous passons le week-end à Suchitoto à côté du lac Suchitlan.

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Nous allons fêter notre anniversaire de mariage( le 39ème…) à l’hôtel-restaurant Los Almendros connu comme un des plus beaux établissements du Salvador. Nous sommes accueillis dans cette vieille demeure magnifiquement restaurée et décorée par les propriétaires Pascal et Joaquim. Pascal est français et nous reçoit chaleureusement en nous parlant de Nîmes où il a eu travaillé. Après un bon repas ils nous invite à profiter de la piscine.

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Le dimanche est une journée consacrée à la fête annuelle du maïs. La place principale est très animée avec les nombreux stands qui s’y sont installés et même les miss locales sont en parade.Une procession se rend à l’église avec de nombreuses offrandes de nourriture. Ici, le maïs a toujours une place primordiale dans les repas et ce n’est pas nouveau puisque les Mayas le vénéraient déjà il ya plus de 1000 ans. Le soir nous assistons à un feu d’artifice de clôture bien fourni.

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Suchitoto a été un centre important de production de l’indigo (le colorant anil est obtenu à partir de la plante jiquilite) qu’ils exportaient à grande échelle vers l’Europe. L’avènement des teintures synthétiques a ruiné l’économie de cette ville mais aussi affaibli celle du Salvador. Le gouvernement a réagi en promotionnant la culture du café mais cela n’a pas bénéficié à Suchitoto car il se cultive sur des terres plus élevées.
A la sortie de la ville, nous allons visiter la cascade « Los Tercios », curiosité géologique. Cette falaise est entièrement constituée de colonnes de pierres hexagonales empilées. Bien que nous soyons en saison des pluies, cette année est particulièrement sèche et le site n’a de cascade que le nom. L’office du tourisme nous a informés que cette visite ne pouvait se faire qu’accompagnés de la police touristique car le site est assez isolé. C’est donc avec deux policiers fortement armés que nous nous y sommes rendus.

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Devant notre étonnement de voir leurs bureaux protégés par des sacs de sable, ils nous expliquent qu’ils sont actuellement nationalement victimes d’attaques à la grenade de la part des narco-trafiquants…. Du coup, nous ne sommes plus certains de faire le bon choix lorsque nous bivouaquons en face de chez eux.

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A San Salvador, la capitale, nous allons visiter la très originale église de El Rosario dont l’extérieur en béton encrassé ne laisse pas deviner la beauté de l’intérieur. Ce sera le seul arrêt que nous ferons dans cette ville car les rues sales et nauséabondes ne nous ont pas incités à la promenade.

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Nous rejoingnons le bord du Pacifique à côté de la Libertad et réussissons à trouver un parking au bord de la plage de Palmercito où nous passons deux jours avec le choix de baignade tonique dans les rouleaux ou plus tranquille dans les piscines aménagées à même les rochers encadrant la plage.

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Nous traversons La Libertad en pleine semaine de la jeunesse et croisons un long défilé en musique et danse. Leurs banderoles revendiquent la non violence car ce mois d’Août a semble t il atteint des records de nombre d’homicides au Salvador (plus de 700 si on en croit les gros titres de la presse).

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Pour un peu échapper à la chaleur et l’humidité étouffantes du bord de mer, nous partons vers les montagnes. Au dessus de 1000 m, nous traversons des Fincas (plantations de café).

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Nous atteignons la laguna de Alégria où nous nous installons au bord du lac de cratère, puis nous en faisons le tour à pieds par un chemin tracé dans les terres sulfureuses.

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Le lendemain nous visitons la jolie petite ville de montagne d’Alégria qui offre de très beaux points de vue sur les vallées et dont beaucoup de maisons sont couvertes de fresques murales.

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En se rapprochant de la frontière du Honduras, nous découvrons un petit village de pêcheurs « Playitas » blotti au fond d’une plage de sable noir.

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