MALAWI

A peine sortis des tracasseries avec les autorités du Mozambique, nous arrivons à Villa Nova da Frontera petit poste frontière avec le Malawi

et rencontrons à nouveau des difficultés, cette fois avec l’agent du service d’immigration qui ne veut pas nous laisser entrer car nous n’avons pas de visa. Nous avions lu qu’il n’ était pas demandé pour les français mais visiblement les règles ont changé depuis. Après de longues discussions nous obtenons un papier nous permettant d’entrer pour aller acheter notre visa au bureau d’immigration de la ville trente kilomètres plus loin.

Le Malawi est surtout connu pour son très grand lac ( ici il est parfois appelé mer ) qui s’étire nord sud sur 500 km soit la presque totalité du pays.

Depuis notre entrée dans ce pays, nous sommes étonnés de voir qu’il est autant peuplé, du moins autour des routes que nous empruntons;pas un instant sans voir de piétons. Tout le long se succèdent les habitations, ici de petites maisons carrées le plus souvent en briques fabriquées et cuites sur place avec toits de chaume ou de tôle.

Le vélo est le moyen de transport le plus utilisé. Les villes grouillent de vélo- taxis, mais ils servent aussi au transport de toutes sortes de marchandises : cochons, chèvres, de gros sacs de charbon de bois et jusqu’à près d’ une stère de bois etc ! Dans ces conditions, les nombreux réparateurs de vélos ne chôment pas.

Avant d’arriver au lac nous faisons étape à Zomba. Nous montons dans la forêt jusqu’à 1500m. d’altitude où nous trouvons un camping dans une ferme truitière sous de très grands arbres. Nous partons randonner, d’abord le long d’un torrent puis continuons de monter jusque sur un plateau à 1800m . De là, nous profitons de points de vue sur la ville et en arrière plan sur un ancien volcan, mais la brume nous empêche de voir le lac.

Dans le parc national de Liwonde, nous partons en bateau sur la rivière parmi de nombreux hippopotames. Sur les berges nous approchons quelques éléphants et de gros crocodiles.

Nous arrivons à la tombée de la nuit à Cape Maclear, petite ville au bout d’une péninsule, et nous engageons dans la rue principale en nous demandant si nous n’allons pas rester coincés entre baobabs,cases et étals.

 

Bien qu’à 450m. d’altitude, nous avons l’impression d’être en bord d’océan avec toujours de grandes plages de sable.

Les pêcheurs ont ici des pirogues originales, taillées dans un tronc d’arbre et creusées sur seulement 20 à 30cm.de largeur, qu’ils enfourchent pour pagayer. Les tout petits poissons sont étalés sur des séchoirs qui occupent une partie des plages.

 

Echaudés par nos problèmes de visas,nous quittons les bords du lac pour un détour par Lilongwe, la capitale, afin d’obtenir nos visas à l’ambassade de Tanzanie.

Tout au long de notre remontée, nous avons été frustrés de ne pas pouvoir nous baigner car malgré la belle couleur de l’eau, il y a des risques de bilharziose. Les locaux viennent y faire leur toilette et leur lessive.

Les passages par des pistes réservées aux 4X4 commençant à nous manquer,nous empruntons celle qui mène à Livingstonia , en forte pente et toute en lacets à flanc de montagne. Les points de vue sur le lac y sont très sympas.

Près du sommet nous nous arrêtons pour aller voir les cascades de Manchewe hautes de 125m.

A noter aussi la belle vie des femmes que leurs maris, occupés à boire des bières, laissent libres de se promener et papoter entre copines avec enfant dans le dos, gros fagot de bois ou 40 kg d’eau sur la tête…

Nous nous approchons maintenant de la Tanzanie où nous allons rapidement entrer car Annie-José (sœur de Françoise) va venir se joindre à nous pour 3 semaines et nous devons aller la récupérer à Dar es Salaam.

Le Malawi nous a semblé être le pays d’Afrique le plus pauvre que nous avons visité jusqu’ici, toutefois la population ne semble pas trop souffrir de cette pauvreté grâce à la nature généreuse qui lui offre quantité de fruits, légumes et poissons.