ARABIE SAOUDITE suite


Après le Dakar nous quittons Claude et Alain, ces 2 derniers partent vers le nord et nous continuons la descente vers le sud.
Pour ce faire, nous décidons de suivre les traces des concurrents du Dakar (à contre sens).

Au bout d’une trentaine de kilomètres, les traces partaient à l’opposé du cap que nous avions déterminé.
Nous décidons de les quitter pour suivre notre cap qui nous fera retomber sur une route. Alors que nous faisions le point, arrive un chamelier à bord de son 4×4 qui nous invite à le suivre pour nous offrir des bols de lait de dromadaire (bien crémeux) accompagnés de dattes, de thé et de café arabia qui a plus le goût d’un thé avec de la cardamone, c’est assez spécial. S’en est suivie la visite de son luxueux campement puis la photo avec son dromadaire vedette, vainqueur cette année d’une course renommée au Qatar. Visiblement ce chamelier était particulièrement aisé. Il possédait 4 camions Mercedes 6×6, l’un pour tracter une immense remorque terrasse, un pour son mobil-home, un pour la citerne d’eau et un dernier pour les bottes de fourrage…










Notre projet du moment est d’aller sur les îles Farasan dans la mer rouge mais avant d’y arriver nous visitons quelques lieux comme Yadamah où nous rencontrons un vaste chaos de pierres volcaniques à 1300m. d’altitude.








A Thar la température commence à monter, 28° à midi, et pour la 1ère fois nous cherchons l’ombre pour le dîner. C’est au pied d’un rocher que nous la trouvons sans peine. Puis direction une arche naturelle où nous bivouaquerons









Notre guide (papier) nous recommande de nous rendre à une arche naturelle plus au sud. Nous partons au cap à travers les pistes sablonneuses et de rocailles noires comme nous aimons, en rencontrant de temps en temps des dromadaires qui marchent tranquillement. Après quelques kilomètres nous arrivons à cette grand arche. Nous prenons les photos traditionnelles avant de repartir vers un site archéologique classé par l’UNESCO pour la plus grande peinture du royaume d’un dromadaire datée de 1500 ans A.J.C.





Nous décidons de retrouver la route après pas mal de kilomètres de hors piste sans voir personne et arrivons dans un hameau. Nous sommes aussitôt invités à entrer dans la première maison pour les collations habituelles. Les enfants sont très excités et veulent nous prendre en photos. Françoise est mal à l’aise car pas assez couverte par rapport à la femme du propriétaire dont nous ne voyons que les yeux. Quand Alain veut prendre une photo le mari refuse qu’on prenne sa femme.




Puis nous continuons notre route à travers de grandes montagnes enchaînant montées abruptes, descentes vertigineuses, nous avons l’impression de faire des montagnes russes, passage à 2400m puis redescente à 1000m en quelques kilomètres. Les paysages sont plus variés avec quelques tâches de verdure dont un vignoble.









Au détour d’une route, nous rencontrons Agnès et Yonel et leur sprinter 4×4 jaune (nous les connaissons par polarstep). Nous avons eu plaisir à bavarder 2 bonnes heures avec eux en bord de route et espérons les revoir plus tard car nos routes se croisent.



En fin d’après-midi nous arrivons au wadi Lajab au fond duquel coule un peu d’eau. Nous nous promenons au milieu de ces rochers ronds et un petit garçon de 7-8 ans interpelle Françoise semblant choqué qu’elle ne porte pas le niqab . Elle lui dit en anglais qu’elle est française et sa mère lui explique qu’en France c’est comme ça que les femmes s’habillent .












Quelques kilomètres plus bas au bord de la mer, nous prenons le ferry pour les îles Farasan. Par contre Françoise doit passer en dehors du véhicule pour le contrôle. Elle se retrouve assez mal à l’aise au milieu d’une foule de femmes uniformément vêtues de leurs niqabs noirs, alors qu’elle est en jupe culotte rose ainsi qu’un tee-shirt rose.
Nous passons 7 jours sur ces îles à parcourir les pistes du bord de mer avec Vagabond mais aussi à VTT pour découvrir les différentes plages occupées par de nombreux oiseaux.

































Nous faisons aussi du snorkeling, parmi de beaux poissons mais pas de beaux coraux. Visite rapide de Al Qessar heritage village pas extraordinaire.







Alain profite du vent pour faire du kite surf surveillé par les militaires et un garde (les deux seuls véhicules présents dont nous n’avons pas compris l’utilité). Nous nous arrêtons pour la nuit près d’une mangrove et le lendemain sur une autre plage où Alain peut encore faire du kite mais là pas de gardes pour le surveiller. Nous avons bien apprécié cette escapade au milieu de la nature.







Au retour sur le continent, nous nous éloignons de la mer et le changement de décor à travers les montagnes est radical. Nous passons à Rija al Ma’a heritage village qui est joli mais trop bien restauré.








Puis nous continuons notre route en passant par un col au pourcentage impressionnant, particulièrement à l’intérieur des nombreuses épingles jusqu’à son sommet à 2680m.


Nous continuons notre route vers la Jordanie en passant par différents points intéressants donnés par des locaux et autres voyageurs.




Zee al Ain heritage village construit sur une butte, tout en pierre de marbre et de quartz. A sa base, une source a permis une belle oasis avec palmiers, bananiers et autres jardins. Pour y arriver, nous avons effectué une descente de plus de 1500m de dénivelé d’un seul tenant.










































En route pour la mégapole de Djedah, pour le dîner , nous tombons sur un marché aux moutons, aux chèvres et aux fourrages. Les animaux sont entassés dans les bennes des pick-up. Puis nous traversons des plaines désertiques et le sable disparaît sous une mer de panneaux photo voltaïques de la plus grande centrale du royaume avec une production de plus de 2 Giga Watts.






Avant d’entrer dans la ville nous bivouaquons sur un terrain vague squatté par de nombreux camps nomades. En Arabie Saoudite les gens s’installent où ils veulent, viennent passer la soirée, écouter la musique (pas trop forte) mais ne dorment jamais sur place ce qui nous étonne toujours.
Nous profitons d’être dans les grandes villes pour nous rendre au supermarché et faire le plein de produits frais et secs. Nous n’aimons pas beaucoup visiter les centres villes, encore une fois nous nous dirigeons vers la corniche de Djedah pour dîner en bord de mer et à côté d’une grande mosquée.


Direction le volcan Al Wabah mais avant il a fallu sortir de Djedah et ses deux fois quatre voies embouteillées, nous avons mis 3 h. Du coup nous nous sommes arrêtés au milieu de rien dans une plaine volcanique. Enfin nous avons pu utiliser les vélos pour faire le tour du cratère ce qui fut une promenade très agréable.






Notre route vers le nord traverse des montagnes souvent très colorés mais également des étendues de roches volcaniques bien noires. Au milieu, nous nous arrêtons pour aller voir un ancien barrage avec un peu d’eau.















Arrivés à Al Ula, nous visitons la vieille ville avec ses immenses palmeraies puis allons admirer les formations rocheuses époustouflantes comme éléphant rock. Nous en avons pris plein les yeux.


















Toujours à Al Ula, nous visitons le site archéologique de Hegra avec ses 108 tombes Nabatéennes, un avant goût de Petra. La visite intéressante a duré 1h 30 en bus.

















Après ce moment culturel, nous reprenons la route pour aller à Rainbow Arch et nous finissons la journée à Al Naslaa rock (roche fendue). La piste est sablonneuse mais Vagabond passe sans encombre.












Nous prenons la direction de Tabuk en passant par Tayma petite ville au milieu d’une oasis avec un puits datant du VI ème siècle avant J.C. Restauré récemment selon l’ingénierie originale. Charpente et poulies en bois permettaient l’utilisation de dromadaires pour monter l’eau.





Avant de trouver un bivouac nous refaisons le plein d’eau à une mosquée. Puis notre arrêt se fera en haut d’une butte derrière un étonnant « château » décor aux murs en pisé entourant la « chahada », profession de foi de l’islam.




Arrêt à Trabuc pour refaire le plein au supermarché puis visite de la forteresse du XVI ème siècle.









Notre visite de l’Arabie Saoudite se continue vers le nord en passant par le « Ship Rock » et nous partons sur des pistes sablonneuses au milieu de rochers aux formes inouies.











Dans le désert d’Hisma nous allons à la réserve de Bajdah où nous pouvons voir Oryx, gazelles, autruches. Nous y passons la journée, enchantés de voir ces animaux ainsi que de parcourir de belles pistes.












Le lendemain nous continuons le hors piste sur 35 km pour rejoindre une route goudronnée qui aurait dû nous amener vers le mont Al Lawz (2580m) mais arrivés en vue de la route, nous découvrons une véritable ville de bungalows. Renseignements pris, nous apprenons que nous sommes arrivés au milieu des hébergements pour les 10000 ouvriers travaillant sur le gros chantier « trojena » incluant une station de ski (30 km de pistes de neige artificielle), un lac pour les sports nautiques, un observatoire astronomique, une réserve de vie sauvage, nombreux hôtels, restaurants et commerces. Tout cela bien sûr dans un parfait respect de l’environnement…








Nous avons essayé de poursuivre mais par deux fois nous avons dû faire demi-tour à des check- points où ils se demandaient comment nous étions arrivés là, le secteur entier étant réservé aux véhicules accrédités « chantier trojena ».
Nous avons alors renoncé et avons pris la direction de la mer rouge près de la frontière Jordanienne

JORDANIE


Notre entrée fut un peu laborieuse, passage au scanner pour le camion, fouille, assurance, CPD…Deux heures et demi après, nous voilà en Jordanie. Puis achat de la carte sim pour chacun, retrait d’un peu d’argent jordanien.
Nous nous arrêtons sur un parking au bord de la mer rouge et nous enfilons nos maillots pour découvrir les fonds marins. Nous voyons de beaux coraux ainsi que des poissons et même un tank !






Pour nous la Jordanie est synonyme de Pétra ce lieu magique de temples Nabatéens. Mais avant de nous y rendre nous passons par Wadi Rum où nous avons sillonné pendant 2 jours les pistes sablonneuses, les canyons et les dunes sur près de 100km. Ce fut un régal des yeux. Nous avons même été invités par un bédouin qui vit sous sa tente avec son fils à venir boire le thé et le café.Nous leur avons donné du pain et des fruits car ça faisait 2 jours qu’ils n’avaient pas mangé.




































Après cette visite nous prenons la direction de Pétra. Nous avons été émerveillés par le trésor mais cela fut bien fatiguant surtout après les 700 marches pour aller voir le haut lieu du sacrifice puis en redescendre. Nous avons marché 12km dans ce site. Il n’y avait pas trop de monde et les guides étaient assez insistants pour gagner leur vie.













































Le lendemain nous nous rendons pour visiter le petit Pétra qui fut rapidement visité. Nous l’avons bien aimé également.









L’autre site incontournable est la mer morte, nous en prenons la direction par une montagne scénique mais la brume et la poussière nous empêchent de profiter pleinement du paysage.












Alors que nous étions en bord de mer, un jeune couple franco-jordanien, Cynthia et Abdallad, s’arrête pour nous inviter à venir manger un plat traditionnel jordanien dont nous avons oublié le nom. La soirée fut très agréable et intéressante car nous avons appris pas mal de choses sur leurs coutumes. Les discussions se sont poursuivies le lendemain lors du copieux petit déjeuner qu’ils ont tenu à nous offrir. Leur bienveillance nous enchante toujours.
Puis direction la plage où nous pouvons nous baigner dans la mer morte. L’extrême salinité de l’eau (275gr/litre) rend la nage difficile tant nos corps sont peu immergés mais l’expérience était sympa, d’autant plus que maintenant nous allons pouvoir nous vanter d’avoir nagé à -440m sans bouteilles! Nous sommes en effet au point le plus bas de la terre.













Après la mer morte nous continuons notre chemin le long de la vallée du Jourdain pour nous rendre à Umm Qais. Quand nous arrivons au site une personne pas très aimable nous demande de revenir demain car le site est fermé. Du coup nous prenons la direction du Mont Nébo pour admirer les superbes mosaïques datant de l’an 530. Elles sont bien conservées et l’ensemble nous a enchantés. Malheureusement la vue sur la mer morte, le territoire palestinien et Israël ainsi que sur la vallée du jourdain se refuse à nous à cause du brouillard.
















Jérash fut surtout une ville romaine où nous allons visiter le site archéologique bien conservé. Nous passons sous l’arc d’Hadrien, grande porte de 13m de haut, pour arriver sur l’hippodrome. Notre visite continue vers plusieurs points incontournables. Après 2h de visite nous rejoignons Vagabond fatigués.Nous avons beaucoup aimé ce site.






























Avant de quitter la Jordanie nous passons par la forteresse d’Ajlun datant du XIIème siècle au milieu de pinèdes et oliveraies.

















Le passage de frontière Jordanie-Arabie Saoudite est rapide côté jordanien mais côté Arabie Saoudite nous tombons sur un jeune douanier qui contrôlait pour la 1ère fois un véhicule européen Du coup nous avons droit aux rayons X, une fouille plus approfondie, même les médicaments, les chiens qui recherchent drogues et explosifs. Au bout de 2h30 nous rentrons pour la 3 ème fois en Arabie Saoudite pour nous diriger vers les Emirats Arabes Unis et Oman.
En route nous nous arrêtons à Jubbah pour visiter ses pétroglyphes classés à l’UNESCO.














Puis grâce à Claude et Alain (Exploracy.fr) nous repartons sur les pistes sablonneuses pour arriver à une belle arche. En repartant, Françoise avait trouvé un passage qui coupait à travers les dunes de sable mous mais n’ayant pas suffisamment dégonflé vagabond n’arrive pas au sommet de l’une d’elles. Du coup nous faisons demi-tour car les pistes n’étaient pas bien tracées.









En descendant vers le sud, nous nous arrêtons à Ushaiquer un village historique en cours de restauration, au milieu d’une oasis. Les murs sont en pisé avec de belles portes en bois.


























Puis nous faisons 400 km avant d’atteindre les Emirats Arabes Unis.
