Le Sud Namibien

LE SUD NAMIBIEN

Nous nous dirigeons vers Luderitz, port de pêche coincé entre désert et océan. Quelques kilomètres avant d’y arriver, après plusieurs centaines de kilomètres de traversée de désert

nous allons visiter le hameau fantôme de Kolmanskop dont les maisons sont en train de se faire engloutir par le sable. Au début du XXème siècle ce fut une ville prospère grâce à la mine de diamants dont les allemands s’étaient réservés l’exploitation.

D’ailleurs, la ville de Luderitz a des bâtiments de cette époque de style très germanique.

Mais cette ville a aussi un autre attrait pour Alain : c’est un endroit souvent très venté qui accueille depuis de nombreuses années une épreuve du championnat du monde de vitesse en planche à voile et où de nombreux records ont été établits. Alain ne laisse donc pas passer l’occasion d’aller faire du kitesurf, non pas sur le spot de vitesse mais sur l’océan à la grande plage de Agate beach où nous étions seuls.

dav

Au sud de la ville, nous passons deux jours à sillonner les pistes de la côte de diamant avec de beaux points de vue et la possibilité d’observer, entre autres, flamants roses, pélicans et otaries.

En route pour Fish River Canyon, nous rattrapons un orage et des tourbillons font monter des colonnes de sable ocre à la rencontre des nuages.

  

Fish River Canyon est un des plus grands au monde, après le grand canyon d u Colorado. Est-il catalogué ainsi pour sa longueur de 161 km, pour sa largeur jusqu’à 27 km ou pour sa profondeur jusqu’à 550 m ? Toujours est il que le spectacle est au rendez vous et nous ne regrettons pas la trentaine de kilomètres de piste que nous avons empruntée pour le suivre sur sa rive gauche, d’autant plus que les circuits touristiques classiques ne s’y aventurent pas. Il est vrai que la piste était par endroit un peu cassante.

Ensuite, c’est par des pistes roulantes que nous rejoignons la sortie aval du canyon au parc Ai-Ais.

  

Là, nous allons marcher en son fond pour nous donner une idée de ce que ressentent les randonneurs qui le descendent sur 80 km en 4 ou 5 jours. A noter que cette rando encadrée ne se pratique qu’à partir du mois de mai. De retour de cette promenade, nous allons nous détendre dans une grande piscine d’eau thermale à 30°( à la source l’eau sort à 67°).

Nous décidons d’aller maintenant jusqu’à la rivière Orange qui fait frontière avec l’Afrique du Sud.

Dans la vallée de cette rivière, tout un programme d’irrigation a été mis en place, permettant de développer l’agriculture et en particulier la viticulture.

Nous bivouaquons en bordure de la rivière Orange et assistons a un lever de soleil dont l’éclairage sublime la couleur des falaises de la rive sud africaine.

Les « villes »qui se sont formées pour accueillir les ouvriers agricoles sont constituées de rassemblement de maisons précaires sur de vastes étendues de terre battue.

Nous faisons une escale au barrage de Naute Dam où de nombreux pélicans ont élu domicile.

Nous abordons maintenant le désert du Kalahari, qui malgré son nom n’est pas tout à fait un désert car il reçoit un peu plus d’eau, et a donc un peu plus de végétation que les « vrais » déserts. Nous visitons « Quivertree Forest » une forêt d’aloes. Ces plantes tirent profit de la roche volcanique noire qui emmagasine la chaleur. C’est aussi l’habitat des Rock Hyrax (Daman des rochers) un animal endémique d’Afrique.

Dans cette même plaine nous allons découvrir des fossiles de Mesosaurus datant de 250 millions d’années.

Nous nous enfonçons encore un peu plus loin dans le Kalahari parmi les dunes rouge- orangé, là aussi sans voir de touristes ni de blancs pendant 2 jours.

A la sortie d’un village, nous sommes invités à nous arrêter pour assister à une course de chevaux. Le spectacle est haut en couleurs et en exclamations, surtout quand un cavalier, pieds nus et sans aucun équipement, se fait désarçonner juste après l’arrivée. Le vainqueur quand à lui a eu droit à une belle ovation.

 

En fin d’après midi, nous passons près d’une ferme isolée. Nous allons demander si nous pouvons nous installer pour la nuit à l’entrée de la propriété et nous voilà non seulement invités à rester mais aussi à aller prendre le petit déjeuner le lendemain matin ; tout le charme des rencontres de voyage,ce qui nous montre une fois de plus l’hospitalité des Namibiens.

Difficile de rater l’ancien volcan Brukkaros qui s’élève à 1586m, au milieu d’un immense plateau lui même à 900m d’altitude. Nous randonnons sur son flanc puis après être rentrés dans son cratère par une brèche, nous crapahutons dans la roche volcanique jusqu’au sommet où nous avons une vue à 360° sur des centaines de kilomètres de plaine. Les bivouacs sur ce volcan nous ont permis d’admirer un ciel particulierement étoilé. Pas étonnant que l’on y trouve les ruines d’un observatoire solaire qui avait été installé en 1930.

created by dji camera

created by dji camera

Nous avons fait une belle boucle dans le sud de la Namibie et nous nous approchons de Windhoek pour repartir vers le Nord.

Pour marque-pages : Permaliens.

7 réponses à Le Sud Namibien

  1. pat et lau dit :

    Salut les artistes !
    Car ce sont toujours de magnifiques photos et reportages que vous nous offrez ! Le désert, le canyon, les animaux, la couleur, l’accueil des Namibiens, tout donne vraiment envie de visiter ce pays; Et votre enthousiasme nous ravit;
    Profitez, profitez et pensez à nous de temps en temps;
    On vous embrasse très fort;

  2. Célia dit :

    Coucou, pour info, les chaises Décathlon sont parties avec des allemands qui doivent les donner dans le nord du pays ! Nous sommes de retour en France et la lumière du désert manque déjà (mais nous avons retrouvé un lit et le fromage!) ! Notre séjour en Namibie s’est bien terminé et Alex est déjà reparti au Québec pour bosser !!! Où en êtes vous maintenant, êtes vous passé à Etosha ? Comment vont les girafes ? Bonne continuation, on va essayer de vous suivre et de découvrir les autres pays avec vous !!! Célia et Alexandre, les ardennais à Lyon !

  3. Heureux de vous voir comblés par ce magnifique pays.
    Nous vous suivons avec bonheur.
    Par contre, pas beaucoup de films avec le drone ! Va falloir vous y mettre 🙂
    Bises à tous les 2

  4. Hélène dit :

    Wouah, je ne pensais pas que la Namibie était si dépaysante et variée. Canyon immense, cette forêt originale, et cette ville fantôme…j’apprend énormément avec vos photos et vos explications. Merci encore de prendre le temps de nous faire le compte rendu…Cela change du continent américain avec cependant quelques similitudes….Vagabond est courageux ….Vous devez avoir chaud…Bisous catalans…

  5. Liliane dit :

    L’aventure continue avec ses découvertes ses rencontres
    Ce que j’ai retenu c’est le hameau fantôme peut être y a t’il
    encore des diamants enfouis !!!!!!
    Blague à part…quoique !!!
    Vaillant Vagabond que d’aborder cette piste cassante sans
    oublier bien sûr son conducteur ou conductrice !
    L’éclairage sur les falaises,une pure merveille
    Pauvres chevaux !! dur,dur pour eux
    Bonnes nouvelles aventures
    Amicalement
    Liliane

  6. Jean-pierre dit :

    Superbes photos en particulier celle de l’Orange River au lever du soleil, de l’aloes sur fond de ciel bleu et les yeux rouges de l’espèce de hibou; vraiment magnifiques
    Mais vous ne transportez plus le drone en haut des volcans? 🙂
    Dommage pour la superbe vidéo que ça aurait fait.
    J’ai oublié aussi le très beau springbok dans les hautes graminées blanches : du grand art. Gardez les précieusement, ça fera de magnifiques agrandissements
    Bises

  7. Rigaud Jean (Samse) dit :

    Bravo a mes clients!
    Je vous souhaite un formidable voyage et suivrai vous pérégrinations
    Si vous passez par Brazza ou Pointe noire ou Dolisie ( j’y ai grandi jusqu’à 16 ans) alors là j’aurai des souvenirs qui reviendrons, merci
    A bientot
    Jean Rigaud

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.