MOYEN ORIENT3

22/02 au 22/04/2026

EMIRATS ARABES UNIS

Ce matin après 200km d’autoroute sans voir une voiture, uniquement des camions dont la majorité arrêtés, nous arrivons à la frontière des Emirats Arabes Unis, état fédéral composé de 7 émirats dont Abu Dhabi et Dubaï.

L’entrée fut rapide car la frontière était déserte. Peut-être l’effet du ramadan qui a commencé il y a 2 jours ?

Pas loin de la frontière , nous nous posons sur une plage de sable blanc immense où nous sommes seuls.

Le lendemain direction Abu Dhabi,la capitale. Nous prenons l’autoroute où la vitesse est limitée à 16Okm ce qui nous étonne. Le paysage est composé de sable ainsi que des éoliennes.

Avant de retrouver des voyageurs qui se trouvent dans cette ville. Nous allons visiter la grande mosquée blanche qui est magnifique aussi bien extérieur qu’intérieur avec ses sols, ses lustres et aussi sa décoration.

En début d’après-midi, nous retrouvons Brigitte et Yvan. La journée se passe à discuter de voyage, à visiter les alentours de notre bivouac. Le soir repas au restaurant pour l’iftar repas de rupture du jeûne.

Le lendemain nous prenons la direction de Dubaï où nous allons directement chez le distributeur Victron pour remplacer le booster qui nous avait lâché en Italie. La traversée de la ville se fait par des voies rapides dans un flot intense de véhicules. Le changement du booster se fait en 1h et nous repartons vers la mer pour le bivouac.

Nous décidons de rester pour la journée afin de faire des recherches de shipping pour l’Australie. L’eau est transparente, nous en profitons pour nous baigner. Nous allons également à vélo au supermarché faire quelques courses.

Le soir, au coucher du soleil, la plage se remplit de locaux venus rompre le jeûne. Une famille d’hindous nous invite à partager leur repas qui pour l’occasion commence traditionnellement par une datte.

Ce matin, nous allons voir un transitaire pour discuter, nous avons bien fait. Quand ses collaborateurs ont vu le camion, le devis que nous avait fait son patron correspondait à un container, alors que notre véhicule est trop haut pour y entrer. Ils nous ont promis de refaire un devis pour un RoRo ou un flatrack, le prix n’étant pas le même.

Nous quittons Dubaï pour nous diriger vers le Sultanat d’Oman, plus précisément l’enclave de Musandam qui se situe à la pointe des E.A.U.

OMAN

A l’approche de la frontière, changement radical de paysage : les grandes plaines sablonneuses font tout à coup place à des montagnes rocheuses qui plongent dans la mer.

A Khasab, nous achetons les cartes sim et changeons de l’argent en rial omanais. Nous trouvons un bivouac au bord de la mer sur un parking aménagé.

Le lendemain, nous passons par une étonnante oasis d’acacias dans ce cadre d’une aridité extrême. Cela nous a un peu déçus car nous pensions voir plus de verdure.

Dans l’après-midi nous partons vers un fjord (Khawr an Najd) que nous atteignons par une piste en bon état, après passage d’un col et redescente avec quelques lacets.

Le soir nous sommes prévenus par le conseil aux voyageurs d’Ariane qu’un conflit a éclaté. Nous rassurons nos familles.

Dans les jours à venir, nous veillerons à ne pas nous approcher des bases américaines.

Pour le moment, nous ne voyons aucun avion, aucun drone, la population est très calme, pas de militaire.

Nous continuons à visiter Musandam par les pistes à travers les montagnes nous offrant des panoramas superbes. Nos bivouacs sont toujours au bord de la mer.

Retour à Khasab par les mêmes pistes qu’hier et autant de plaisir pour les yeux sur près de 100km. Plusieurs cols jusqu’à 1600m. d’altitude avec des raidillons bien accentués. Toujours aucun effet ressenti autour de nous des attaques Iraniennes, pas même un seul véhicule militaire ni entendu la moindre détonation, bref la vie paisible autour de nous.

Aujourd’hui, passage de 4 postes frontières : sortie du sultanat de Musandam et entrée aux Emirats, puis 150km plus au sud, sortie des Emirats pour entrer à nouveau à Oman. Pas mal d’heures passées aux guichets particulièrement à l’entrée d’ Oman où une panne d’informatique a semé la zizanie sans toutefois affecter la bonne humeur des agents.

Toujours pas la moindre tension ressentie nulle part.

Incursion dans les montagnes par une belle petite route que nous avons quittée dès que l’occasion s’est présentée de bifurquer sur une piste remontant un wadi. Toujours un monde minéral toutefois agrémenté par ci par là de quelques oasis.

Nouvelle piste, celle de Wadi Bani Awf où nous visitons un petit village dans une oasis. Puis nous reprenons la route étroite et pentue pour arriver à 2000m.

Le lendemain nous décidons d’aller au Jabal Shams, nous nous garons sur le parking du départ de la randonnée et après le repas nous partons faire notre marche de 8km à flanc de montagne du Wadi an Nakhur aussi appelé le Grand Canyon d’Oman, situé au pied du Jabal Shams, le point culminant d’Oman (3000m), le chemin est étroit mais le flanc n’est pas à pic, du coup Françoise arrive à le prendre sur elle et peut admirer le paysage. Nous rencontrons beaucoup de français en vacances. Nous retrouvons vagabond juste pour le coucher du soleil. Ce soir bivouac pas loin du départ de la rando à 1900m où un couple de voyageurs français avec 2 enfants sont déjà installés. Nous discutons pendant un moment.

Après une nuit bien calme , nous redescendons vers l’entrée du Wadi. Nous trouvons un emplacement, et enfourchons nos vélos pour rejoindre un village. Françoise n’est pas rassurée au début car le chemin est caillouteux mais elle s’en sort bien. Puis nous rejoignons un autre wadi à travers un chemin étroit où nous espérions trouver des piscines d’après le guide Off Road Oman.

Lors de notre arrivée un autre camion est déjà installé. Ce sont des australiens, leur accent est difficile mais nous discutons bien avec eux. Nous espérions savoir quel a été leur itinéraire et aussi le nom du transitaire qui a transporté leur véhicule. En fait ils l’ont acheté en Ukraine.

Le matin nous allons à la recherche des piscines, il fait chaud et nous trouvons juste des trous d’eau avec des algues, qui ne nous donnent pas envie de nous baigner.

Nous repartons vers Nazwi pour faire des courses.

Le matin au réveil nous suivons l’actualité. Les bombardements continuent sur les points stratégiques des américains. Comme nous sommes toujours en Off Road, nous ne craignons rien, la population est tranquille, si nous ne suivions pas l’actualité, nous ne saurions pas qu’il y a la guerre.

Montée sur le plateau de Sayq par une belle route bitumée 2×2 voies dont l’accès est réservé aux 4×4. Au check point du pied du col, un militaire a voulu s’assurer que Vagabond en était bien un et nous a dit de rester en boîte courte aller et retour tant la pente est raide. En effet,nous sommes passés de 490m. à 2300m. en 18km. Depuis le sommet belle vue sur le plateau occupé par de nombreux villages. Plus loin, approche des canyons de Wadi Bani Habib et de Ar Ruus où nous rencontrons Brigitte et Yvan avec qui nous avions fait connaissance à Abu Dhabi.

Ce matin au réveil à 6h30 la température est de 4° dehors et 11° dans le camion. Nous attendons que le soleil chauffe afin de partir faire une sortie à VTT sur les pistes sillonnant le plateau Sayq. Lors d’une descente Françoise trouve que son frein arrière fait du bruit, Alain regarde et verdict : les plaquettes de frein sont arrivées au fer, Françoise doit malheureusement rebrousser chemin… Environ 30km pour Alain à profiter de belles vues sur de nombreux canyons. A midi, nous mangeons avec Brigitte et Yvan et beaucoup de discussions sur nos voyages respectifs. Ce soir descente du plateau et bivouac dans le lit d’un wadi où la température est plus clémente.

Avant de retourner vers la mer, nous trouvons une fontaine d’eau filtrée pour remplir notre réservoir, puis retour vers la mer au bord du golfe d’Oman. A Muscat, nous souhaitions visiter la mosquée mais malheureusement elle est fermée, du coup arrêt sur la corniche pour le repas de midi. Puis arrivée plus au sud sur une grande plage avec un vent qui paraissait bien établi. Alain a aussitôt gréé son kite mais au moment de se lancer le vent est soudainement tombé le forçant à renoncer. Bivouac sur place avec pour seuls voisins quelques dromadaires.

Le lendemain, nous enfourchons nos vélos pour aller au village en passant par la plage . Seulement après 6km de piste nous arrivons à une embouchure et impossible de passer sans se mouiller les pieds . Du coup retour avec le vent dans le dos qui nous aide bien. Alain en profite pour faire du kite surf, puis descente un peu plus au sud pour un nouvel arrêt en bord de mer.

Passage par le grand barrage de wadi Dayqah qui empêche de remonter vers les piscines naturelles. Nous poursuivons notre chemin dans le wadi As Suwayh, bien agréable avec ses nombreuses oasis et piscines naturelles. Le soir nous nous engageons dans le wadi al Arbiyyin et trouvons un nouveau bivouac au top avec piscine naturelle où nous nous baignons.

Encore une belle piste qui démarre du bord de mer pour atteindre le plateau de Salmah à 1600m. Très forte montée qui a quelque peu stressé Françoise, mais après une large boucle sur le plateau elle a pu décompresser en voyant que la descente était bétonnée. Fin d’après-midi sur une plage pour baignade et snorkeling puis bivouac.

Journée bord de mer. Passage par Sur où sont toujours construits artisanalement des Dhow, bâteaux traditionnels, maintenant affectés aux touristes. Baignade puis dîner sur la plage de Ras al Hadd « turtles-beach »malheureusement nous n’avons pas vu de tortues. Fin d’après-midi au bord d’une autre plage où les tortues viennent pondre à Ras al Jinz mais elles ne sont pas venues ce jour là. Bivouac sur place.

Arrêt dîner sur une plage par 40°, baignade dans une eau à 26°… avant de quitter le bord de mer pour nous diriger vers Wadi Bani Khalid.

De bon matin,incursion dans ce wadi. De premier abord nous sommes assez déroutés car l’accès est tout en chantier : un immense parking est en construction puis de chaque côté de la première piscine naturelle de grands bâtiments sont en chantier ôtant tout le charme de cet endroit qui est en préparation pour accueillir le tourisme de masse. Heureusement en remontant le canyon la nature est presque intacte hormis quelques plateformes de béton ainsi que des vasques d’eau translucide. Cela nous donne envie de nous baigner mais un panneau indique la tenue vestimentaire obligatoire que nous n’avons pas.

De retour de cette petite rando nous prenons la direction de la réserve des dunes de Sharqiyah que nous voulons traverser nord-sud sur plus de 170 km. Nous nous préparons à gravir des dunes donc dégonflage des pneus à 1,2 bar. Nous partons après le repas, Françoise est un peu stressée mais se détend rapidement car la piste est, au départ, entre les dunes et bien plate.

Nous rencontrons des guides qui cherchent le client. Le conflit a stoppé net le tourisme, les privant du jour au lendemain de tout revenu .

Ce soir bivouac sur un plateau sablonneux au bout de 110 km. avec pour seuls voisins quelques dromadaires en espérant qu’ils ne fêtent pas trop bruyamment la fin du ramadan ! Hier nous avons repris une grosse part de désert, pourquoi se priver quand on aime ça ? Les 60 km.qui en principe nous restaient à parcourir dans ce désert de sable se sont transformés en 90 km. suite à une navigation hasardeuse, au cap, sans gps. Nous n’avons vu aucun véhicule jusqu’à la route goudronnée que nous avons rejointe 30 km. plus au sud que nous pensions, après avoir franchi plusieurs grandes dunes où toute la puissance de Vagabond n’était pas superflue.

En fin d’après-midi, nous allons en bord de mer attendre Yonel et Agnès (sprinter jaune) ainsi que Philippe et Luce (Toyota) pour une soirée bien sympa entre voyageurs.

Ce matin balade dans les dunes de sable blanc puis bavardages quelques heures avec les amis de rencontre…c’est si rare de pouvoir discuter en français ! Nos routes se croisant, eux remontant vers le nord, nous poursuivons seuls vers le sud. Ce soir bivouac sur une plage.


Hier journée roulage monotone, 400km sur un plateau désertique avec un vent de sable puis arrivée au début de la chaîne de montagnes du Dhofar. Arrêt pour la nuit sur une belle plage.

Aujourd’hui peu de km. mais la route qui longe la mer au pied des montagnes nous a offert de très beaux paysages. Nouveau bivouac sur une plage près de Salalah où nous avons à faire demain. Sortie VTT pour Alain parmi les dromadaires.

Ce matin nous sommes allés dans les bureaux de la police de Salalah pour renouveller notre visa mais nous n’avions pas pensé que ce serait fermé pour cause d’aïd. Le supermarché Lulu était lui bien ouvert et nous avons pu refaire le plein de nourriture. Vagabond a eu droit à son premier lavage depuis 3 mois… Après-midi farniente et marche sur la plage de Coco Beach où nous restons cette nuit.

Ce matin, après obtention du renouvellement de nos visas pour un mois (en moins de 10 minutes) nous reprenons notre descente vers le sud en longeant la côte. La route à flanc de montagne est bien vallonnée et nous passons plusieurs fois du bord de mer à plus de 1000m. avant de replonger quelques km.plus loin sur Rakhyut, tout petit village blotti entre la montagne et une très belle plage.

Pour la première fois depuis trois mois et demi la pluie s’est invitée avec de toutes petites averses. Ce matin nous profitons des sanitaires de la plage pour faire une lessive puis quittons cet endroit qui restera le plus au sud de ce voyage. N’étant plus qu’à 44 km. du Yémen nous retournons vers l’ Est puis empruntons une piste qui descend à nouveau en bord de mer où nous nous installons sur une plage. Journée calme sans voir personne, la plus grosse activité, outre la baignade, ayant été l’étendage du linge…

Ce matin quelques averses et un ciel bien menaçant nous ont incités à quitter notre super spot où nous serions bien restés un jour de plus. Nous partons pour un petit tour dans les montagnes afin d’ aller découvrir une plantation d’arbres à encens dans le wadi Dawkah puis retour en bord de mer pour un nouveau bivouac sur le sable.

Nous continuons à écumer les belles plages de la région de Salalah. Nous ne nous pressons pas de remonter vers le nord car il est en proie depuis une semaine à de violents orages alors que nous sommes ici épargnés. Seul passage aujourd’hui près de Vagabond, celui d’un groupe de dromadaires dont le plus curieux a voulu voir à l’intérieur du fourgon. Petit tour à vélo jusqu’à la lagune derrière la plage où se trouvaient quelques flamands.

Dernier bivouac en bord de mer où nous étions, comme tous les précédents, seuls au monde.

Les prévisions météo ayant émis des alertes orages et crues éclairs dans la région nous décidons ce matin d’accélérer notre remontée sur Nizwa. En cours de route nous constatons les séquelles des orages qui se sont abattus pendant 8 jours : nombreuses coulées de boue sur la route et un immense plateau noyé. Ailleurs les plaines ont bien verdi.

Après une nuit tranquille au pied des montagnes à quelques km de Nizwa, nous allons, pour la première fois de ce voyage, nous installer dans un camping afin de profiter de la wifi, de la machine à laver le linge et accessoirement de l’ombre. Petit tour au souk où nous étions étonnamment seuls parmi des commerçants désabusés maudissant Trump ! Ce soir retrouvailles avec Luce et Philippe au camping.

Après être retournés au camping pour rejoindre Luce et Philippe aux quels s’étaient joints Agnès et Yonel, nous allons visiter ensemble les remparts du fort de Nizwa au coucher de soleil. Le matin ambiance studieuse avec ateliers informatique et cartographie (demande de evisa pour l’Iraq et choix de l’itinéraire)

le lendemain nous apprenons que l’Iraq et le Koweit ont fermé leurs frontières !Nous reprenons ensemble la route direction l’Arabie Saoudite. Pause à Bahla pour la visite du fort et de son musée où nous avons dû nous déguiser pour entrer. Après un bon restau dans l’enceinte du fort reprise de la route puis bivouac au milieu de rien à quelques km. de la frontière.

ARABIE SAOUDITE,

La sortie et la 3 ème entrée en arabie saoudite se font rapidement puis 460km. le long de la frontière avec les E.A.U. à travers le désert de très belles dunes qui empiètent souvent sur la route. Bivouac sur la croûte de sel a l’écart de la route.

Aujourd’hui même distance toujours dans ce désert où il a fallu attendre la fin d’après midi pour revoir des dromadaires ! Ce soir bivouac avec nos amis dans les dunes.

Aujourd’hui nous avons pris une route différente de nos amis qui sont partis vers Edge of the world, site où nous avions déjà passé 3 jours. Ce soir après être passé par le parc des lacs de Al Hair et ses palmeraies nous bivouaquons dans le wadi Dijrah. Même si nous adorons le désert, après 1000 km. sans voir d’arbre ni le moindre ruisseau nous avons bien apprécié ce parc.

Passage par le site historique de Al-Turaif à Dariya. Fondée au XVème siècle, elle fut la capitale de Saudi. Ce district qui s’étend sur 235000m2 est le plus grand d’Arabie Saoudite construit en pisé. Il est inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 2010. Une partie a été joliment rénovée. Ce soir nous avons rejoint nos amis.

Alors que nous faisions notre rituelle pause café de 10h., un Saoudien est venu nous inviter à le suivre pour nous faire découvrir une plaine fleurie quelques km. plus loin. Nous avons la surprise d’y découvrir une dizaine de Toyota Land Cruiser aménagés éparpillés, chacun ayant déroulé son tapis et sorti sa théière.

Notre « guide » nous a amenés près d’un ami pour partager convivialement le thé. Agnès et Yonel ayant manifesté de l’intérêt pour le tapis sur lequel nous étions assis, il nous a proposé de le suivre jusqu’au magasin qui les vend…c’est ainsi que nous sommes arrivés 140 km. plus loin devant un inattendu immense magasin de fournitures pour camping-cars ! Là nous avons été l’attraction de la journée pour tout le personnel qui nous filmait, faisant chauffer Snapchat ou autre Tik Tok et même une interview de Philippe pour la télé locale ! Bivouac ordinaire près d’un champ de maïs.

Hier visite du cratère Al Hutaymah puis super bivouac à 1200m. dans l’herbe, sous les palmiers, au bord d’une piste qui serpentait entre les rochers. Soirée feu de bois avec nos amis.

Ce matin nous les avons quittés pour prendre la direction de la Jordanie car nous avons appris que des voyageurs avaient pu passer la frontière Jordanie- Syrie puis traverser la Syrie pour rejoindre la Turquie. Nous allons donc suivre le même chemin. Nos amis n’ayant pas de date de retour butoir vont continuer les visites.

Remontée express sur la Turquie. Avant-hier, 650 km.avec sortie d’Arabie Saoudite, entrée en Jordanie, traversée sud-nord puis entrée en Syrie pour un arrêt quelques km. après la frontière.

SYRIE

A l’entrée de la Syrie, nous avons obtenu un visa de transit. Nous l’avons donc traversée sans sortir de le route principale. Les destructions lors de la guerre civile sont impressionnants, toutes les villes que nous avons longées, petites ou grandes, étant des champs de ruines.

600 km. pour arriver à la frontière Turque après un détour qui nous a d’abord amenés à un poste frontière binational. Arrivée au bon poste frontière (Alhawa) à 18 heures, sortie de Syrie sans problème mais entrée en Turquie refusée ! Après maints aller retours entre les bureaux jusqu’à 1 heure du matin ils nous ont dit de réessayer le lendemain et nous avons dû passer le reste de la nuit en zone normalement interdite. Ce matin nous sommes tombés sur un agent beaucoup plus aimable et compréhensif qui , à notre grand soulagement, a tamponné nos passeports sans problème. Cet après-midi, repos récupérateur en bord de mer.

Une bonne partie de la Turquie traversée. Nous avons retrouvé le vin ainsi que la baguette ! Nous avions appris à nous en passer pendant 5 mois. Ce soir arrêt à l’entrée d’un petit village au pied d’une montagne au sommet enneigé, bien à l’écart de la route principale. Nous avons publié notre blog sur la fin de l’Arabie Saoudite et la Jordanie. Un nouveau grand pas vers l’Europe. Bivouac à 70 km. de Canakkale.

Dix minutes pour sortir de la Turquie, trois heures pour entrer en Grèce dont une heure et demi sans avancer d’un mètre… Décidément la frontière de Ipsala c’est un sacré foutoir ! Ce soir arrêt en bord de mer avec vue sur le mont Atos.

Peinards au bord de la plage à Igoumenitsa où nous sommes arrivés en milieu d’après-midi. Balade sur la plage puis pour Alain tour à VTT. Réservation du ferry pour Brindisi, départ demain.

Bilan de ce voyage de 5 mois.

37000 km de parcourus. Parfois de grands plateaux désertiques traversés sans grand intérêt, mais largement compensés par les déserts de sable parsemés de splendides formations rocheuses, les bords de mer toujours accessibles, les vestiges de fortifications restaurées et les magnifiques mosquées. Cerise sur le gâteau, les rencontres avec les voyageurs ainsi qu’avec les locaux on ne peut plus accueillants.

Nous avons été surpris de voir l’emprise de l’islam au moyen orient à une époque où le catholicisme est en déclin en europe. Il faut dire que les grands moyens sont employés pour la propagande: dans tous les pays des dixaines de milliers de mosquées couvrent tout le territoire avec leurs minarets en forme de seringues inoculant 5 fois par jour leur dose de rappel par des haut- parleurs vociférants.

Pas un seul nouveau quartier sans la construction de sa moquée, pas de création de station service, même au milieu de rien, sans l’élévation simultanée d’un minaret !

Dans ces conditions pas étonnant que les populations restent de génération en génération soumises à cette religion même si en tant qu’européens cartésiens et athés nous avons des difficultés à comprendre comment au XXI ème siècle on peut accepter cette soumission, comment aussi les femmes peuvent encore accepter de vivre cachées sous leurs abayas.

Ceci dit, les apports positifs de la religion ne sont pas négligeables, parmi eux le devoir d’accueil des étrangers dont nous avons largement profité, ainsi que la sécurité que nous avons ressentie tout au long de ce voyage, découlant en grande partie des règles punissant fortement le vol ainsi que l’alcoolisme.

Ajoutez à celà un diesel entre 32 cts et 70 cts le litre, aucune interdiction de bivouaquer donc une infinité de possibilités, très peu de touristes (sauf en Jordanie et dans une moindre part Oman)…Bref, une destination enchantée pour nous!

Pour marque-pages : Permalien.

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