MOYEN ORIENT

1ère partie du 25/11/2025 au 12/01/2016

Départ pour ce nouveau voyage le 21 Novembre. Premier Week-end passé à Chassagny pour les au revoir à Sophie, Michael, Thomas et Bastien. Le deuxième arrêt est en Savoie chez notre ami Sébastien où nous passons la nuit. Les 2 jours suivants descente de l’Italie par les grands axes puis petit détour pour découvrir Alberobello, petite ville dans les Pouilles célèbre pour ses trullis, très belles habitations en pierres aux toitures coniques.

Problème au moment de se coucher, la batterie cellule est en sous-tension et impossible de descendre le lit. De nuit et sous la pluie, Alain reporte au lendemain la recherche du problème et nous nous installons tant bien que mal sur les fauteuils pour une courte nuit. La panne est vite détectée : le booster est H.S.

Nous prenons tout de même le ferry pour la Grèce direction Igoumenista,

où nous achetons un coupe circuit pour pouvoir shunter l’alternateur à la batterie quand le moteur tourne. Cela nous permettra d’attendre d’être à Dubaï où nous avons trouvé un vendeur Victron qui nous réserve un appareil.

Traversée de la grèce en 4 jours avec des bivouacs sympas.

TURQUIE du 4 au 7/12

Traversée aussi rapide de la Turquie visitée l’été dernier.

Nous faisons quand même un détour pour voir la ville de Mardin dont on nous avait maintes fois vanté l’intérêt, mais nous ne la visitons pas car nous y arrivons sous une pluie intense.

Avant la frontière avec l’Iraq nous faisons le plein de gasoil afin de pouvoir traverser l’Iraq sans ravitailler car le GO y est de piètre qualité.

Petite surprise à la frontière où on nous envoie à un guichet pour payer le péage d’une autoroute que nous avions empruntée par inadvertance et sans avoir acheté le pass obligatoire. Bilan:66cts d’euros à payer !

IRAQ du 8 au 10/12

Nous ne ralentissons toujours pas pour la traversée de l’Iraq en 3 jours sous la pluie et nous roulons sur une route détrempée parfois envahie par la boue avec des bas côtés jonchés de plastiques sur des centaines de kilomètres puis nous arrivons à Mossoul pour la première nuit sur un parking lui aussi boueux dans le centre ville. Une balade dans ce quartier nous impressionne car les séquelles des bombardements de 2017 sont encore bien présentes. Dans le quartier où nous étions seule la mosquée a été reconstruite…

Le lendemain, nouvelle étape sous la pluie, petit arrêt à Samarra pour voir .son minaret original en colimaçon de 52m de hauteur.

Plus on s’approche de Bagdad plus les check-points sont nombreux mais nous les passons sans encombre avec des policiers plus ou moins souriants. Nous traversons Bagdad le soir et sommes pris dans les embouteillages.

Nuitée sur le parking d’un centre commercial moderne. Le lendemain dernier arrêt en Iraq sur le parking d’une station service à quelques kilomètres de la frontière avec le Koweït.

KOWEIT du 11 au 13/12

Bon accueil à la frontière où la police nous offre une boîte de chocolats.

La frontière ne change bien sûr pas le paysage, grande route en plus ou moins bon état, traversant de grandes plaines désertiques hérissées de nombreux pylones de lignes à haute tension et de camps nomades dispersés.

Arrivés à Koweït City en soirée, nous traversons la ville pour un bivouac sur une plage style « Beauduc » très prisée par les locaux avec leur gros 4X4.

Le lendemain nous prenons la direction du centre de cette ville résolument moderne avec ses hautes tours, larges avenues et front de mer classieux. C’est là que nous passerons deux nuits et assisterons à un feu d’artifice puis au départ d’un marathon.

Nous reprenons notre route vers le sud et après une cinquantaine de km de banlieux nous continuons notre chemin à travers ces plaines où nous commençons à voir des dromadaires. Nous nous approchons de la frontière avec l’Arabie Saoudite que nous traverserons le lendemain.

ARABIE SAOUDITE du 14/12 au 17/12

1ère entrée en Arabie Saoudite après 6000km depuis notre départ.

Maintenant nous allons ralentir la cadence pour profiter pleinement de ce voyage.

La première ville nous permet d’acheter une carte sim et changer de l’argent.

A peine stationnés un jeune homme vient nous inviter chez lui à boire un café arabe, bien sûr accompagné de dattes et de gâteaux.

Nous apprécions cette accueil qui n’est pas sans nous rappeler celui que nous avions reçu en Turquie l’été dernier.

Le soir nous trouvons un bivouac en bord de mer.

Nous nous promenons le long de la mer où un petit bus tout décoré nous propose d’aller faire un tour.


En revenant au fourgon, nous sommes abordés par Baker venu se garer à côté de nous. Il nous propose de nous rendre le lendemain à son campement pour rencontrer ses parents et sa femme puis manger un plat saoudien. Vers 13h nous arrivons dans cette famille on ne peut plus sympathique et de bonne humeur où nous avons été reçus comme des rois. Le repas fut excellent et Françoise s’est régalée à manger avec les doigts. Nous avons échangé sur nos familles respectives ainsi que sur nos professions. L »après midi,après avoir changé de tente, ils nous ont servi un excellent dessert aux dattes. Françoise a bien observé et noté la recette pour pouvoir le refaire dès que possible.

Alain part avec Baker visiter les camps des voisins.

Le soir nous continuons la journée autour d’un feu de bois et nous bivouaquons sur place.

Le lendemain Baker nous attend pour le petit déjeuner. Nous repartirons avec des cadeaux, 2 vestes pour Françoise et un manteau en peau de dromadaires pour Alain.

Pour sortir du camp de Baker et pour éviter de faire des kilomètres supplémentaires nous traversons le terre plein central de l’autoroute. Ce qui est habituel pour les saoudiens.

La descente vers le sud est un peu languissante les plaines n’ont aucun relief

A l’approche du Quatar nous sortons enfin de l’ uniformité des paysages, le relief bien que modeste est agrémenté de petites dunes. Bivouac avec vue sur le Quatar sur la plage bien aménagée de Al-Ahsa à quelques km. de la frontière.

QUATAR du 18 au 21/12/2025

Notre entrée au Quatar correspond à leur fête nationale, du coup à la frontière on nous offre un petit cadeau pour l’occasion:broches et cartes postales.

A midi nous nous arrêtons sur une grande plage de la côte ouest. Nous étions seuls. Peut-être à cause de l’orage qui est venu sur nous avec de gros coups de vent. Nous avons donc repris la route pour trouver un parking abrité, chose faite à Dukhan.

C’est en remontant la côte ouest vers Zekreet nous apercevons une piste qui part dans une zone agrémentée de sable et rochers. Nous l’empruntons aussitôt car les possibilités de sortir de la route sont rares.

Tous les tuyaux de gaz hors sol omniprésents de chaque côté de la route empêchent de le faire.

Nous passons l’après-midi sur la plage de Zekreet où Alain profite des bonnes conditions pour faire du kite-surf.

Nous continuons notre route vers le nord où nous nous arrêtons au fort d’Al Zubahrah où il nous a été proposé de nous amener gratuitement en bus sur le site protégé des fouilles de mise au jour de ce qui fut aux 17ème et 18ème siècles une ville portuaire prospère grâce aux huîtres perlières.

Puis direction Doha la capitale en passant près de quelques forts ainsi que de stades à l’architecture remarquable.

Arrivés à Doha nous allons directement visiter  »Pearl Island » où nous avions trouvé un distributeur Victron mais il n’avait malheureusement pas en stock notre booster défaillant. Ce quartier accueille le port de plaisance où sont alignés les yachts luxueux et les vedettes arborant leurs moteurs surpuissants( jusqu’à 4 fois 350CV) plus loin la flotille du port de pêche est bien plus vétuste… A midi nous allons manger un plat typique du Quatar dans un restaurant sur les quais. Puis nous déambulons au pied des buildings tous plus hauts et originaux les uns que les autres.

Pour finir la journée nous allons dormir sur le parking de la plage de Katara dans les quartiers du sud de Doha. Cet endroit avec ses larges avenues piétonnes bordées de boutiques de luxe et en bord de mer une promenade passant devant un grand amphithéâtre était très animé, d’autant plus qu’il accueillait un concours de fanfares ainsi que le festival international du faucon et de la chasse.

ARABIE SAOUDITE 22/12/2025 au 12/01/2026

Sortie du Quatar et réentrée en Arabie Saoudite tout aussi rapide qu’à l’aller.

Après un bivouac sur la plage d’Al Ahsa, nous partons plein ouest par une route 2×2 voies à travers le désert de sable. Nous rattrapons un dépanneur de dromadaires,

puis au bout de 130km nous avons la surprise d’arriver à Al Hufuf au milieu de palmeraies au pied d’un chaos rocheux.

Pas facile de s’écarter de la route pour trouver un bivouac car elle est bordée de clôtures (peut-être pour empêcher les dromadaires de traverser?).

Nous trouvons tout de même une brèche qui permet d’atteindre une piste sablonneuse.

Cette fois l’envie de découvrir l’Empty Quarter nous pousse à emprunter une route qui part plein sud à travers des plaines désertiques occupées par des installations pétrolifières et gasifières, puis passé le tropique du cancer nous arrivons sur une zone irriguée avec palmiers et cultures fourragères.

Nous nous arrêtons pour la soirée de Noël à l’écart de la civilisation à l’entrée du plus grand désert de sable du monde (583000 Km2).

Des nomades nous invitent à les suivre jusqu’à leur campement. La discussion tourne en boucle autour de leur incompréhension sur notre motif de poursuivre notre chemin dans ce désert. Ils nous ont inlassablement répété que c’était dangereux jusqu’à ce que nous promettions de ne pas le faire !

Après une nuit de réflexion, nous avons opté pour la sagesse et sommes remontés vers le nord , direction Riyad.

Nous y arrivons après 3 journées de roulage sur des routes traversant en lignes droites de vastes étendues désertiques et de très beaux cordons de dunes nous permettant des bivouacs sympas avec pour seuls voisins quelques dromadaires.

Nous traversons la capitale par des voies rapides et ne faisons qu’un seul détour par le marché aux dromadaires.

L’objectif suivant est le site de « Edge of the world » que nous atteignons par une piste cahotique qui nous mène en haut des falaises avec une vue magnifique. Nous sommes étonnés mais ravis de nous retrouver seuls sur le site à l’heure du dîner.

Mais nous déchantons en fin d’après-midi en voyant arriver une vingtaine de 4×4 de tours opérators desquels on débarqués une floppée d’asiatiques venus pour assister au coucher du soleil.

Le lendemain nous décidons d’approcher ce site mais par le bas des falaises. Bien que ce soit l’entrée principale, nous avons trouvé la vue moins spectaculaire. Nous ne nous sommes pas attardés.

Retournés sur la route, nous longeons les falaises à bonne distance et l’idée nous vient de quitter le goudron pour nous en approcher afin de les longer à leur pied. Ne trouvant aucune piste, nous improvisons à travers sable et cailloux, traversant de nombreux petits wadis sur 40km sans rencontrer âme qui vive, il ne restait que la carcasse du seul dromadaire rencontré. C’est donc au milieu de rien que nous réveillonons pour le passage en 2026. Nous avons passé 3 jours à rouler au milieu de ces paysages magnifiques.

Puis nous avons changé de terrain de jeu.

Nous quittons les cailloux pour aller jouer dans « Red Sand Dunes » site beaucoup moins authentique que ces derniers jours, un peu comme le Merzouga récent…

Dès notre arrivée nous avons été pris d’assaut par des chameliers et autres loueurs de quads, ce qui a failli nous faire passer notre chemin.

Nous avons tout de même poursuivi dans les dunes et nous nous sommes régalés à les sillonner (surtout Alain). Nous avons pu bivouaquer au sommet de l’une d’elles.

Alain s’est amusé dans les dunes de sables rouges

Le lendemain nous avons traversé d’est en ouest le cordon dunaire pour nous rendre au sud de Riyad dans le lit d’un oued mentionné sur la carte « pools of sha ib Luna ». Nous avons demandé aux locaux mais apparemment ils ne connaissaient pas ou n’ont pas compris notre demande.

En remontant à pied jusqu’au pied d’une falaise nous avons trouvé un trou d’eau squatté par les grenouilles…

Avant de descendre dans le sud, nous nous arrêtons à Al Kharj dans un hypermarché à l’américaine pour faire le plein de fruits, légumes, yaourts, viandes, etc…comme cela nous prend du temps,à la sortie nous nous posons rapidement sur une dune pour la nuit.

Le lendemain avant de reprendre la route nous nous arrêtons au monument « tour aux pigeons » qui servait autrefois à récupérer le guano pour fertiliser les terres.

Puis direction la réserve d’Hawtat Bani Tamin, nous y arrivons vers 15h. Les gardiens semblent sortir de leur sieste, nous semblons les déranger. Au bout d’une heure ils nous expliquent qu’il vaut mieux revenir demain matin à 6h30 si nous voulons voir les animaux. Nous acceptons et partons trouver un bivouac pour la nuit.

Installés tranquillement Françoise lit, Alain arrange les photos pour polarstep, un gros 4×4 s’approche de nous et ses occupants nous invitent à les suivre pour partager thé, dattes et café tout ça avec des rudiments d’anglais ainsi que google traduc.

Puis ils insistent pour que nous venions chez son frère à quelques kilomètres de là dans leur luxueuse maison familiale du village. Ils nous expliquent qu’ils aiment se retrouver en famille. Françoise leur dit que nous aussi nous aimons ça mais que la différence était que chez nous les femmes étaient présentes, cela les a bien fait rire mais la discussion a rapidement changé de sujet.

Nous sommes repartis avec plusieurs kg de fruits (oranges, bananes, figues, fraises, pommes…).

Le jour suivant nous nous levons à 5h30 pour nous rendre à la réserve avant le lever du soleil. La température est bien fraîche, nous nous couvrons bien surtout que le 4×4 du gardien n’avait pas de chauffage. La visite dure 2h mais s’est avérée pauvre en animaux (2 biches). Par contre les paysages sont magnifiques. Nous remontons un oued jusqu’à une source d’eau chaude au pied de belles falaises.

A midi, nous nous arrêtons en bord de piste près d’une arche naturelle que nous avons tenté d’atteindre à pied dans les éboulis.

L’après-midi nous restons sur place, Françoise sort ses crayons et peinture pendant qu’Alain part faire un tour de vélo pour prendre des photos. Le soir un garde s’arrête pour nous dire que nous pouvions rester pour la nuit mais que nous ne devions pas faire de feu.

Lever de soleil capturé à travers l’arche depuis notre lit. Un petit rien mais qui met de bonne humeur !

Nous partons faire une boucle off road avec vue sur des jolies montagnes colorées.

Dans l’après-midi à la recherche d’un site de gravures rupestres par une route peu fréquentée nous croisons Alain et Claude Isambert (exploracy).

Nous les retrouverons le lendemain.

Maintenant nous sommes 2 équipages à continuer la descente vers le sud à travers les plaines désertiques, pour aller voir le passage du Dakar à Wadi-ad-Dwasir.

Lors d’une pause dîner , les dromadaires viennent faire les curieux et manger quelques oranges

Le bivouac suivant se fait au fond d’un wadi où les 2 Alain essayent de monter sur le plateau en escaladant les rochers. Peine perdue les rochers sont infranchissables.

Claude a réussi à avoir le point spectateurs du rally, malheureusement nous nous retrouvons au milieu d’une grande plaine. Nous nous consolons en faisant connaissance avec Morgane et Maxime des jeunes voyageant en sprinter 4×4 et passons la soirée autour de l’apéro sous un beau ciel étoilé.

Le lendemain, nous passons la journée à proximité de l’arrivée de l’étape, en compagnie d’Alain, Claude, Morgane, Maxime et Allison et Derek 2 jeunes suisses qui nous ont rejoint. Spectacle moyen comme prévu.

Le soir nous entrons dans le bivouac, invités par l’équipe Sherco. Alain était ravi de retrouver ses anciens collègues et de pouvoir féliciter le pilote. La nuit fut bruyante car nous avons dormi sur le parking du bivouac avec les groupes électrogènes, les essais des véhicules une fois la révision terminée puis dès 5h du matin le départ des premiers motards.

Le deuxième jour, nous avons pu atteindre le haut d’une dune d’où nous pouvions voir les véhicules arriver dans la plaine, gravir puis redescendre cette dune à grande vitesse.

Le soir nous bivouaquons dans la plaine entre les rochers car nous pensons remonter les traces du Dakar le lendemain.

TURQUIE 2

30/07/2025 au

Notre retour en Turquie se passe sans problème après avoir remonté une file interminable de poids lourds.

La grosse chaleur en bord de mer nous a incités à prendre la direction des montagnes par une route enchaînant tunnels et ponts enjambant de nombreux lacs aux eaux turquoise.

Le soir nous nous sommes échappés de la vallée en prenant au hasard une piste qui grimpait jusqu’à 1800m où nous avons trouvé la fraîcheur recherchée avec pour seul voisin un lièvre de belle taille.

La redescente dans la vallée se fait par une belle piste de terre.

Pour atteindre la région des plantations de thé nous empruntons une route avec de nombreux tunnels dont un de 14 km. Ces plantations sont à flanc de montagne au milieu des quelles nous passeront la nuit.

Le lendemain, il bruine et nous quittons ce bivouac par des pistes par endroits très pentues.

Nous prenons la direction du col de Soganli (2330 m) par une route 2X2 voies puis une seule voie et qui finit en piste étroite et sinueuse avec de très beaux panoramas.

La descente sur le versant sud se fera sur une route goudronnée que nous quittons dès que nous trouvons un chemin qui part dans les montagnes.

Notre but était Erzincan et grâce à Osman nous trouvons des pistes qui nous font passer par des plaines encadrées de montagne arides.

Nous nous arrêtons près d’un lac à 2200 m pour la nuit et Alain en profite pour faire un tour de vtt.

Le matin nous continuons sur la piste et sommes surpris d’arriver sur un énorme chantier qui va la transformer en une large route goudronnée, ce qui n’enlèvera rien à la beauté des paysages mais l’affluence qui en découlera rendra ce coin moins authentique.

Nous arrivons sur Erzincan, ville tranquille avec de large avenue. Nous nous rendons à Caglayan pour admirer la cascade de Girvelik Selalest.

Pour nous rendre à Tuncelli, nous roulons sur une route qui passe par un col à 2400m et une longue descente jusque dans les gorges d’une rivière qui semble bien appréciée par les turcs, car nous sommes dimanche et c’est leur journée pique nique.

Mais la chaleur est aussi au rendez-vous, alors nous prenons un chemin qui s’élève rapidement avant d’arriver à un hameau… en cul de sac. A peine la place pour faire demi-tour entre 3 maisons qui paraissent inhabitées et c’est alors que nous sommes appelés et invités à nous garer pour boire un café ! C’est toute une famille kurde originaire de cet endroit qui est venue reconstruire leurs maisons dans ce havre de paix !

Le soir nous sommes invités à manger par Kibar, travaillant en France venue se ressourcer pour ses congés. Ce fut une soirée très agréable. Elle était très surprise que nous soyons arrivé à son hameau, même son mari resté en France qu’elle a appelé au téléphone ne la croyait pas. Il a fallu qu’elle nous le passe. Le lendemain nous avons eu droit à un petit-déjeuner turc, copieux et excellent, nous les avons quitter repus. Cette rencontre restera dans nos mémoires et espérons nous revoir en France.

Redescendus au bord de la rivière nous nous arrêtons pour un bain rafraîchissant bien agréable par les 38° ambiants.

Arrivés à Ovacik nous prenons une piste qui part dans les montagnes et trouvons une place pour nous arrêter à l’ombre au bord d’un torrent au pied d’un imposant cirque rocheux. La magie turque opère alors à nouveau avec une invitation à boire le thé à la seule maison habitée des environs. Le fils du propriétaire qui aide pour le moment son père parle parfaitement l’anglais. Du coup pas besoin de google traduct, de plus la wifi n’est pas excellente.

En début de matinée avant que le soleil chauffe trop, nous partons en vtt sur une piste qui montait fort et sans répis sur 7 km, le soleil est devenu rapidement ardent et nous a bien calmés.

Nous sommes allés voir la source de la rivière Munzur. De multiples résurgences au bas d’une paroi aride qui en quelques dizaines de mètres, se regroupent pour atteindre un débit impressionnant. Ce lieu est très touristique, nous l’avons fui pour trouver où nous perdre dans les montagnes afin de trouver un coin pour la nuit à 1900m.

Le lendemain, nous longeons la retenue d’eau du barrage de Keban, la route souvent étroite serpente entre 800 et 2000m, nous offrant sur plus de 100 km de nombreux points de vue sur l’eau d’un beau vert émeraude.

Notre but était la ville de Kemaliye d’où commence une route pittoresque dans des gorges. Malheureusement l’accès est interdit aux véhicules de plus de 2,20m de hauteur et de plus d’1,70m de largeur… Donc on avait tout faux ! Nous aurions pu y aller soit en bâteau soit en kayack mais Françoise a refusé, trop assommée par la chaleur 42°.

Nous avons continué la découverte de la Turquie en passant par Divrigi pour visiter un complexe mosquée-hôpital et ses belles scupltures sur pierre du XIII ème siècle.

Pour notre bivouac du soir nous nous arrêtons près d’un lac après avoir traversé de grandes étendues de champs de blé au pied de montagnes arides.

Le jour suivant, nous nous arrêtons à Sivas pour aller visiter la mosquée bleue dont notre guide nous recommandait. Nous n’avons pas été déçus par l’architecture de ce lieu.

Comme la chaleur était toujours présente nous nous sommes élevés jusqu’à la station de ski de Yildiz Dagi où un vigile se demandait ce que nous étions venus faire là.

Notre remontée vers le nord s’effectue par des pistes sur lesquelles nous avons rencontré beaucoup plus de vaches que de voitures .Quand nous traversons les hameaux, les locaux sont toujours très étonnés de nous voir par ces chemins, certains nous demandant si nous nous sommes perdus !

La descente par le versant nord des montagnes est bien plus verdoyantes qu’à l’intérieur du pays.

Lors de notre pause café de 10h, en pleine zone de culture de noisetiers, un monsieur vient nous donner un sachet de noisettes fraîchement cueillies. Nous avons essayé d’entamer une discussion grâce à Google traduc malheureusement la wifi n’était pas au rdv.

Puis nous rejoingnons la mer noire pour une après-midi tranquille au bord de l’eau.

Parfois nous nous accordons des journées off, installés le long d’une longue plage pour nous tout seuls, nous alternons baignades, un peu de vélo pour aller acheter le pain et mise à jour du blog.

Nous continuons le long de la mer noire à la recherche d’autres belles plages, c’est à Samsun plage balnéaire que nous nous arrêtons pour aller mangé un délicieux et copieux plat turc dont nous avons déja oublié le nom.

A Bafra, nous avons pris sur 10 km une piste en direction du phare, la plaine que nous avons traversée nous a beaucoup fait penser à la camargue avec ses rizières, ses oiseaux, bien que les taureaux soient remplacés par des vaches.

Nos rencontres ne sont pas toujours humaines, notre journée était sous le signe du Dauphin . Petit déjeuner avec un solitaire en face de notre porte et rebelote le soir mais cette fois tout un groupe nous fait le spectacle. Nous avons pu les observer plus d’une heure sur fond de coucher de soleil. Avant cela nous sommes passés par le phare de Ince Burun, point le plus septentrional de Turquie.

En longeant la mer noire par les pistes , nous avons été agréablement surpris de trouver des grandes plages sauvages entrecoupées de crique rocheuses aux eaux transparentes. Pouvoir s’éloigner des routes goudronnées a vraiment du bon ! Quel dommage que ces endroits soient immanquablement jonchés de détritus…

Nous alternons entre la mer et les montagnes où nous rejoignons Milli Parki du mont Ilgaz, habitat des chevreuils et des ours.

Reconnaissance du terrain à VTT pour Alain qui faute d’animaux a trouvé un chemin forestier qui rejoint les pistes de ski de la station voisine et ainsi nous pouvons crapahuter ce soir avec Vagabond jusqu’au sommet pour une nuit à 2200m.

En descendant les pistes de ski avec Vagabond, nous avons vu furtivement des chevreuils détaler devant nous. Cela nous a motivés pour rester dans le parc à la recherche des ours. Malgré un changement de secteur et une sortie à VTT, les ours n’ont pas daigné se montrer.

Du coup nous sommes redescendus vers Safranbolu et l’avons visité. Ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses nombreuses demeures ottomanes construites de pierre et de bois par des marchands fortunés de cette époque. Nous l’avons bien apprécié malgré la chaleur étouffante.

Nous retournons au bord de mer en espérant trouver un peu de fraîcheur grâce à la brise marine. En prenant des routes secondaires nous arrivons sur une plage où nous pouvons bivouaquer pendant 2 jours. Alain espérait que le vent se lève pour faire du kite mais il n’en n’a rien été…

On nous avait parlé de châteaux abandonnés entre Bolu et Mudurnu, Françoise curieuse voulait prendre ce chemin pour les observer. Et en route nous découvrons par hasard sur ce site d’Akkayalar avec ses coulées de travertin. Moins grandiose que Pamukale mais assez intéressant.

Les châteaux abandonnés étaient un complexe de 732 villas identiques de style château dont la construction a débuté en 2014 mais n’a jamais été achevée car déclarée en faillite en 2019.

Nous continuons notre découverte de la Turquie en passant à Iznik réputée pour ses céramiques mais nous avons déclaré forfait à cause de la chaleur. Nous cherchons un coin pour la nuit au bord du lac d’Iznik.

Arrivés le samedi sur la côte Est de la mer de Marmara n’était pas une bonne idée. Les plages sont bondées, les turcs adorent passer le week-end au bord de la mer. Après quelques recherches nous trouvons une piste qui menait à une plage de galets peu fréquentée où nous nous sommes installés pour le week-end.

La nuit fut un peu agitée car à 11h du soir est arrivé un groupe de turcs qui se sont installés derrière le camping-car et ont discuté toute la nuit. Malgré cela le lendemain nous partons faire une balade à VTT sur les chemins côtiers, puis baignade et admirons les beaux couchers de soleil.

Toujours sur la côte Sud de la mer de Marmara nous avons trouvé une plage déserte où Alain a pu dépoussiérer son matériel de kite après s’être adonné au snorkeling pas très intéressant.

Après avoir roulé sur les pistes du bord de la mer de Marmara, rencontre avec Anne et Nicolas. Soirée sympa à discuter voyages autour de l’apéro.

Journée très cool avec Anne et Nicolas : papotages – apéro – restau puis papotages – petit bricolage sur le cc d’Anne et Nicolas afin de bloquer leur table en position haute – apéro afin de tester la réparation – validation de la réparation provisoire…. Elle a supporté le poids des bières, du saucisson et du foie gras !

Nous sommes garés depuis avant-hier sur le petit port bien aménagé et sommes étonnés de ne pas avoir vu le moindre touriste, d’autant plus que de l’autre côté du village se trouve une grande plage qui, elle aussi, est restée déserte.

Anne et Nicolas qui étaient venus nous rejoindre le jour même de leur entrée en Turquie ont repris leur route vers l’Est alors que nous nous approchons doucement de la Grèce.

Nous faisons le tour de la péninsule au Nord de Bandirma par une route scénique étroite et sinueuse puis trouvons à nous arrêter au bord d’une plage, seuls au fond d’une calanque. L’endroit paraît idyllique, mais c’était sans compter sur le gros problème Turc par rapport aux déchets… Cela ne nous a pas empêchés de passer une bonne nuit bercés par le bruit des vagues.

Le lendemain nous finissons le tour de la péninsule, toujours de beaux points de vue sur la côte avec une alternance de ports, de côte sauvage et de stations balnéaires dont la très huppée Erdek.

Après une dernière nuit au bord de la côte Sud de la mer de Marmara, nous avons traversé en ferry le détroit des Dardanelles pour rejoindre la presqu’île de Gallipoli, zone protégée qui comporte de nombreux cimetières et monuments rendant hommage aux victimes des batailles du début de la première guerre mondiale.

Nouvelle journée sur la presqu’île de Gallipoli, visite à VTT de quelques Mémoriaux dédiés aux soldats Turcs, Français et Britanniques, victimes durant les batailles des Dardanelles (1915-1916). Le parc national crée en 1973 occupe toute la presqu’île et comprend de nombreux cimetières dont l’imposant Français avec ses alignements de croix noires. Le soir retour au bord du détroit pour un bivouac les pieds dans l’eau avec vue sur le pont qui enjambe le détroit.

Nous longeons la mer de Marmara en direction d’Istanbul.

Nous arrivons à Istanbul avec un trafic dense, comme il se doit dans une telle mégapole. Nous trouvons sans difficulté un parking au bord du Bosphore (30€ les 24h) à proximité des principaux monuments.

Dès l’après-midi, déambulation en commençant par le jardin fleuri au pied du palis de Topkapi dont nous nous contentons de photographier la porte, trouvant le ticket d’entrée à 50€ par personne excessif.

Nous continuons en passant à côté de Sainte-Sophie, ancienne église transformée en mosquée. Nous reviendrons demain matin pour la visiter en espérant que la queue sera moins importante.

Puis passage à la mosquée bleue que nous visiterons également le lendemain.

Nous prenons la direction du grand Bazar, des km de galerie parcourus par une foule intense.

Françoise achète un pantalon turc après avoir marchandé. Les stands des épices diffusent leurs senteurs caractéristiques.

Quand nous arrivons à sortir du grand Bazar, nous voyons la mosquée de Souleyman.

Nous retournons au parking par les quais d’où partent les nombreux bateaux mouche. Nous sommes éreintés par cette marche où nous piétinons et étourdis par la foule.

La nuit fut excellente mais nous nous sommes réveillés sous la pluie. C’est équipés de nos kways et sous nos parapluies que nous partons visiter l’immense citerne basilique dont le toit repose sur 336 colonnes de plus de 8m de haut. Les jeux de lumières les mettent bien en valeur.

Nous continuons par l’église Sainte Sophie, monument byzantin du VIème siècle qui fut convertie en mosquée par les Ottomans au XVème siècle qui ont conservé de très belles mosaïques, certaines cachées aux yeux des musulmans.

Après le repas de midi nous attendons 14h pour visiter l’immense et somptueuse mosquée bleue.

La pluie n’aidant pas nous arrêtons là nos visites et quittons Istanbul pour nous diriger vers la Grèce en longeant la mer de Marmara.

L’accueil que nous ont réservé les Turcs restera dans nos mémoires, même si leurs traditions se sont émoussées dans les régions victimes du tourisme de masse que nous avons très peu fréquentées.

Le pays se prête très bien à nos habitudes de voyage avec bivouacs sauvages et isolés (sur 70 nuits, une seule sur un parking payant au centre d’Istanbul) de plus on trouve de partout des points d’eau au bord des routes. Le gros point noir reste sans conteste la gestion des déchets et le manque de sensibilisation de la population à ce fléau.

Malgré cela, bilan largement positif de ce beau voyage.

GEORGIE FIN

4/07 au 29/07/2025

Nous sortons d’Arménie pour un retour sur Tbilisi (Géorgie) où nous sommes allés chercher des permis, auprès de la police des frontières, pour pouvoir emprunter des pistes à l’extrême sud-est de la Géorgie près de la frontière avec l’Azerbaïdjan.

Puis nous nous dirigeons vers Dedoplistsqaro pour retrouver Sébastien avec qui on s’était donné rendez-vous pour attaquer les pistes à 2 véhicules pour plus de sécurité. Le temps étant à l’orage Alain et Sébastien font une ballade à VTT sur les chemins de terre contournant d’immenses champs de blé et de tournesols, ce qui leur a permis de constater à quel point la terre collait. Nous prenons la décision d’attendre que la terre sèche avant de nous lancer sur les pistes.

Première piste, sur les crêtes du parc de Vashlovani, nous traversons des plaines de champs de blés avant de monter sur les crêtes où la vue est magnifique sur des gorges et des falaises déchiquetées. Nous trouvons des bivouacs sauvages au sommets d’une dune. Alain et Sébastien en profitent pour faire un tour de vtt, pendant que Françoise garde Sheitan le chien de Sébastien.

Film sur les crêtes du parc Vashlovani. Le montage est fait par Sébastien Fiastre avec qui nous avons partagé ces pistes.

Le lendemain nous continuons sur la piste dans le parc de Vashlovani. Un permis frontalier est obligatoire pour le traverser car nous longeons la frontière avec l’Azerbaïdjan. Nous traversons une plaine de savane et voyons des gazelles. Nous nous garons sous des arbres pour le bivouac et partons à vélo voir si la piste n’est pas trop caillouteuses pour les véhicules.

La piste Chachouna continue à travers les steppes désertiques, nous sommes enchantés par les paysages de belles montagnes et les franchissements de canyons, en compagnie de Sébastien. Nous nous arrêtons assez tôt l’après-midi pour effectuer des sorties sympa à vtt.

La dernière piste nous emmène aux volcans de boue. Pour y arriver nous avons dû faire un détour car la rivière avait emporté la piste. La montée fut assez rude. Ce sont de tout petits cratères d’où sort une boue froide et noire car mélangée à du pétrole.

Déjà 6 jours au milieu de la végétation magnifique à profiter de splendides paysages.

Aujourd’hui fin des pistes du sud-est et retour sur le goudron pour une transition vers le nord, profitant au passage pour refaire les pleins d’eau, de victuailles et de gasoil.

Ce soir bivouac au bord d’une rivière en approche d’une piste vers la Touchétie, région montagneuse frontalière avec la Russie.

La piste du col d’Abano (2826m) offre de splendides panoramas. Nous nous arrêtons pour se dégourdir les jambes jusqu’à un névé. La descente en direction d’ Old Omalo est aussi majestueuse avec un lac assez boueux lors de notre passage. Nous nous arrêtons pour la nuit en bord de rivière.

Le lendemain nous montons à Omalo en VTT et à la forteresse de Keseto qui domine le village. Puis après manger nous allons nous garer dans les prairies à la sortie d’ Old Omalo, parmi les vaches et les chevaux.

Le matin, Alain et Sébastien font une sortie à VTT courte(18 km) mais physique (650m de D+) à partir d’Omalo.

L’après-midi nous redescendons en passant par le col d’Abano et ses nombreux lacets.

Le temps maussade nous a dissuadés de monter jusqu’au col d’Arkhoti (2968m). Nous nous sommes arrêtés à 2100m en bord de piste et en avons profité pour rattraper un peu le retard sur le blog.

Bénéficiant d’une petite amélioration du temps, Alain et Sébastien partent au sommet en VTT (800m de D+)

Le lendemain, nous partons randonner à pied dans la magnifique vallée glacière de Rochka jusqu’au pied du mont Chaukhi (3688m). N’étant pas des marcheurs aguéris, nous sommes revenus bien fatigués de cette boucle de 11km et de plus de 600m de dénivelé mais ravis d’avoir profité des paysages de toute beauté: aiguilles acérées du mont Chaukhi, névés, 3 lacs (le gris, le vert et le splendide bleu), torrents ainsi que pâturages parsemés de fleurs. Dans l’après-midi après une bonne sieste, passage du col, en camion cette fois, puis descente vers Akhieli par une belle piste.

Dernière journée sur les pistes du Grand Caucase Est, nous passons un col à 2689m avant de plonger dans une vallée sans issue butant sur les montagnes Russes. Pour la nuit nous nous arrêtons au bord d’une rivière en direction du Grand Caucase Ouest.

Pour atteindre les pistes du Grand Caucase Ouest nous sommes passés par la route des vins et les piliers de Sairme, massif rocheux spectaculaire.

Le soir, pour le bivouac nous nous arrêtons à quelques kilomètres du départ de la piste mais un gros orage nous a empêché de l’atteindre à cause d’un gros éboulement qui coupait la route. Application du plan B qui consistait à prendre la piste montant au col de Laptari (2834m) niveau de difficulté 4/5, 1780m de D+ sur 11km.

Film monté par Sébastien Fiastre notre compagnon de voyage

Françoise a réussi à surmonter sa peur et bien sûr comme nous à apprécier la récompense du panorama exceptionnel depuis le sommet sur la chaîne comprenant le mont Elbrouz (5621m) le plus haut d’Europe. Nous sommes arrivés à midi et y sommes restés pour la nuit. Quel bonheur de voir des montagnes sans nuages avec leur manteau de neiges éternelles.

Le lendemain après un dernier regard sur ces massifs majestueux nous descendons du col de Laptari par la piste nord avec ses lacets très serrés et ses pentes abruptes et ravinées offrant tout au long de sublimes paysages.

Arrêt à midi au très touristiques village de Mestia, départ de randonnées vers des glaciers. Sébastien nous a invités au restaurant pour son dernier jour avec nous.

Ce matin Sébastien est parti pour passer en Turquie et commencer son retour vers la France. Pour nous journée lessive, plein d’eau et courses.

Nous decendons la vallée qui longe une rivière aux eaux noires et tumultueuses par une route aux nombreux nids de poules et sur laquelle se promènent ou sont couchés vaches, chevaux, cochons et chiens.

Matinée passée à mettre en ligne notre blog sur la Turquie Avec 5 semaines de retard…

Pour aller au canyon de Balda nous avons pris une route longeant de belles maisons. Il nous semble que la régions est plus riche.

Arrêt au monastère pour aller voir la très touristique cascade de Kaghu qui n’est pas si extraordinaire (½ h de marche AR).

Nous continuons notre descente vers la mer noire, et profitons pour visiter le monastère de Martvili où nous avons failli adopter une vache.

Nous passons au port de Poti avant de nous arrêter sur la plage, baignade dans une eau chaude et 32° à l’ombre.

Nous profitons de la plage et décidons de nous poser pour la journée. Nous avons le plaisir d’assister à un spectacle assuré par un groupe de dauphins. Et le soir joli coucher de soleil, que du bonheur !

Nous quittons le bord de la mer noire pour une incursion dans le petit Caucase, chaîne de montagnes au Sud, moins élevées. Au passage, visite du monastère orthodoxe de Shemokmedi (15ème siècle).

Une route bitumée nous permet d’atteindre le village de Gomismta à 2100m d’altitude. C’est de là que commence la piste de terre et cailloux qui continue à grimper jusqu’à un col à 2253m où nous nous arrêtons dans les alpages. Petit tour à VTT pour Françoise et bien plus conséquent pour Alain, montant au-dessus des névés et descendant dans la forêt d’épicéas.

Alors que nous commencions la descente de la piste, rencontre avec un berger qui veut aller dans la vallée. Nous l’embarquons pour les 18km de piste toute en lacets et le déposons ravi 1700m plus bas après avoir atteint le goudron.

La traversée de Batumi nous a pris une bonne heure par 35°… Françoise qui souhaitait visiter cette ville y renonce rapidement. Qu’est ce que nous étions bien dans les alpages !

Avant de passer la frontière pour la Turquie, nous nous arrêtons au bord de la grande plage de galets de Gonio à quelques kilomètres de la frontière turque.

Nous avons pris beaucoup de plaisir durant 5 semaines à explorer la Géorgie . Les pistes que nous avons suivies nous ont permis de découvrir de magnifiques coins sauvages et des montagnes majestueuses grâce au très bien fait guide « Explore Géorgie »- éditions Ountravela, mais aussi grâce à la belle rencontre avec Sébastien avec qui le courant était bien passé dès notre 1er contact en Arménie.

Un petit bémol pour le contact avec la population quasiment inexistant sûrement un peu à cause de la langue mais peut-être aussi culturellement très différent et peu souriant.

ARMENIE

26/06 au 3/07/2025

Près de 2 heures pour passer la frontière alors que nous n’avions que 2 voitures devant nous, la plus grande partie passée à déchiffrer notre carte grise.

Après une bonne nuit à 1500m au frais dans les pâturages, nous passons notre matinée à planifier notre parcours en Arménie. Pas facile de se repérer avec les noms des villes écrits avec l’alphabet Arménien… même google s’y perd avec des traductions fantaisistes.

Nous prenons une belle route vers le sud et sommes agréablement surpris par le très bon état de la chaussée puis par la propreté et la modernité des habitations et des commerces des deux premières villes que nous avons traversées.

Puis nous partons vers l’ouest pour visiter Gyumri, ville aux larges promenades ombragées et bordées de beaux bâtiments.

Nous descendons vers le sud et passons à Talin pour voir une des plus anciennes cathédrales d’Arménie (7ème siècle) qui est en rénovation.

Nous nous approchons du mont Aragats (4090m) par le sud en traversant des paysages verdoyants pour atteindre le lac de Kari à 3200m d’altitude au bord duquel nous avons bivouaqué. Alain part en vélo dans les alpages jusqu’aux névés à 3450m.

Le soir apéro avec Sébastien, voyageant en sprinter 4X4 et son chien Sheitan qui a dû précipitamment sortir d’Iran.

En redescendant du lac Kari nous allons au mémorial du génocide perpétré par les Ottomans Turcs entre 1915 et 1923, 1,5 million de victimes. C’est le seul arrêt que nous effectuons à Erévan, capitale de l’Arménie.

Puis nous nous dirigeons vers le lac Sevan parmi les vaches et les moutons.

Descente plein sud pour atteindre Areni, près de la frontière Iranienne. Décors magnifiques de montagnes colorées.

Nous visitons les grottes d’Areni qui ont été occupées de 4300 à 3500 ans avant JC puis à l’ère médiévale et dans laquelle ont été retrouvés de nombreux objets ayant servi à la vinification.

Puis nous remontons de très belles gorges jusqu’au monastère de Novarank et ses 2 églises- tombes.

Comme ces derniers jours nous avons traversé des gorges spectaculaires, passé 2 cols à 2300 et 2100m et longé plusieurs lacs pour arriver au monastère de Tatev. Nous avons pris le téléphérique qui détient le record de longueur (5700m) avec un seul pylone en son milieu et ses câbles tendus à 320m de hauteur au dessus du canyon. Dommage que le temps nuageux ne nous ait pas permis de profiter pleinement des décors survolés.

Nous remontons doucement vers le nord en traversant une successions de gorges et des hauts plateaux bien verts où de nombreux apiculteurs sont installés.

Passage par Old Khndzoresk, village troglodyte dans lequel les gens ont vécu jusque dans les années 1950.

Traversée de Sisian où nous nous égarons dans les rues défoncées bordées d’immeubles vétustes.

Petit arrêt aux cascades de Shaki puis reprise de la route pour finir la journée à Djermouk, ville thermale et station de ski.

C’est une ville contrastée entre hôtels luxueux, larges avenues, parcs ombragés accueillant les curistes et vue sous un autre angle rues bordées d’immeubles de l’époque soviétique. Tentative d’atteindre une cascade en descendant au fond de la gorge par les 450 marches d’un escalier métallique vétuste…qui n’aboutissait pas au bon endroit. Après avoir trouvé le bon chemin c’est en camion que nous avons pu y arriver.

Nous continuons la remontée vers le nord, direction la Géorgie.

Le passage de frontière Arménie-Géorgie se fait en une demi heure pour Alain et Vagabond, par contre Françoise doit faire la queue. 2 bus sont arrivés devant elle donc patience…

GEORGIE 1

19/06 au 26/06/2025

Notre passage en Géorgie s’effectue par le poste frontière de Aktas. Nous pensions arriver à un petit poste mais nous découvrons un grand et moderne poste. Notre vieille carte faisait état d’une route secondaire pour y accéder mais comme un peu partout en Turquie, elle vient d’être remplacée par une 2X2 voies qui passe sous un long tunnel.

Sortie de Turquie et entrée en Géorgie rapides. Souscription d’une assurance pour Vagabond (16 € pour 30jours) puis nous nous rendons à la première ville pour faire le plein de gasoil (0,80€ le litre) et sortir des devises locales (des laris).

Nous comptons sillonner la Géorgie essentiellement par des pistes, et dès ce soir nous nous arrêtons au milieu de vastes étendues de prairies.

Nous avons roulé sur le plateau jusqu’au bord du canyon de Mitvari où nous nous sommes arrêtés pour faire le point sur la piste à prendre. 1ère rencontre avec un géorgien à qui nous avons offert le café malheureusement la communication est difficile.

Descente vers le site de Vardzia

Nous sommes descendus au fond du canyon par une piste sinueuse et rocailleuse pour arriver au pied du site très touristique de Vardzia, complexe troglodyte du XIIème siècle, véritable ville creusée dans une paroi rocheuse sur 13 niveaux, 50m de hauteur et 800m de longueur. Nous avons mis 2h30 pour sillonner les centaines de pièces reliées par des acqueducs, des tunnels et des escaliers. Certaines servaient d’habitations, d’autres de caves à vin mais aussi de bain et même une église toujours en activité. A noter qu’en 1283 un tremblement de terre à détruit les 2/3 de la cité .

Nous continuons la piste qui remonte sur les plateaux de l’autre côté des gorges. Progression lente sur les cailloux. Quel plaisir de se retrouver seuls au milieu de ces immenses alpages ! Par contre les plus de 800m de dénivelé entre la vallée et ces prairies ont été rudes à parcourir aussi bien à la montée qu’à la descente, d’autant plus que la piste s’est avérée impraticable sur une portion envahie par les hautes herbes masquant de profondes ornières. Nous avons alors dû improviser un itinéraire bis par des chemins qui n’apparaissaient pas sur nos GPS .

Après la piste nous avons eu une journée tranquille. Passage par la ville de Akhalkalaki pour faire le plein de nourriture, nous roulons jusqu’au lac de Paravani au bord duquel nous allons passer la nuit à 2100m et d’où nous pouvons observer de nombreux oiseaux : pélicans, aigrettes, goélands, cormorans, cigognes…

Le lendemain nous contournons le lac de Paravani en prenant la piste qui passe par un village abandonné puis le village de pêcheurs de Tambovka avec ses maisons aux toits recouverts de terre et de végétaux (pour l’isolation).

Nous nous rendons ensuite au canyon de Dashbashi dans lequel nous comptions randonner. Malheureusement (pour nous) ce site a été choisi pour créer un parc d’attraction avec Aqualand géant, pont suspendu vitré, restaurant en forme de diamant en son milieu, karting… et pour couronner le tout, accès au canyon interdit sans que nous sachions pourquoi ! C’est loin de l’authenticité que nous sommes venus chercher en Géorgie et avons passé notre chemin.

Du coup direction Tbilisi, capitale de la Géorgie. Une tout autre facette du pays ! Ville moderne, trafic intense de grosses et belles voitures sur de larges et longues avenues, belles églises et comme tous les overlanders bivouac derrière la cathédrale. Nous sommes restés deux jours dans la capitale pour déambuler dans la ville. Deux téléphériques et un funiculaire permettent d’atteindre les sommets de la rive gauche depuis les bords de la rivière. Nous choisissons celui qui mène à la statue métallique géante de Kartlis Deda, mère de la Géorgie au pied de laquelle nous bénéficions d’une vue d’ensemble de la ville. Puis visite de la vieille ville.

Dans l’après-midi Alain monte à vélo au sommet de l’autre rive d’où il découvre de l’autre côté de la colline les barres d’immeubles de l’époque soviétique.

Nous décidons de faire une incursion en Arménie, alors que Denis et Marithé ,désireux de rentrer début Août chez eux décident de repartir vers l’ouest. Nous partons plein sud pour visiter des églises orthodoxes du 5ème et 6ème siècles. Puis entrons en Arménie. Près de deux heures pour passer la frontières alors que nous n’avions que 2 voitures devant nous, la plus grande partie passée à déchifrer notre carte grise.

TURQUIE 1

du 20/05 au 18/06/2025

Notre entrée en Turquie se fait par le détroit des Dardanelles. Nous traversons le pont suspendu qui détient le record du monde pour la longueur de sa portée centrale de 2023m (longueur totale 4608m). Ainsi nous effectuons nos premiers tours de roues de Vagabond en Asie.

Arrêt à Troie pour voir une réplique du fameux cheval.

Nous continuons notre descente vers le sud en passant vers Assos pour admirer son pont Ottoman et sa citadelle.

Nous nous rapprochons de la mer pour un bivouac bercé par le bruit de l’eau.

Avant de reprendre la route, Françoise prend un petit bain dans une eau plutôt fraîche.

Nous continuons par une petite route au milieu d’une mer d’oliviers puis entrons dans les terres pour trouver un bivouac en forêt où Alain part à VTT sur des chemins ressemblant à ceux d’à côté de chez nous, odeurs comprises.

En début de matinée, nous nous enfonçons plus dans les terres, traversant des villages qui n’ont plus rien à voir avec ceux du bord de mer. Simplicité des gens, de leurs maisons, de leur véhicules ( un nombre important de Renault 12 breack, celle-là même que la régie m’avait prêtée pour notre voyage de noces il y a 49 ans).

Dans un village où nous nous étions arrêtés pour acheter le pain, Françoise est allée voir ce que proposait un marchand ambulant. Il s’agissait de beignets qu’elle voulait acheter mais le marchand a tenu à nous en offrir 3 sachets ainsi qu’à Marithé.

Le soir arrivée à Pamukkale. Nuit au camping au pied du site. (La première et probablement la dernière)

La chaleur est arrivée : 35° cet après-midi et la baignade dans la belle piscine du camping a été bien appréciable.

Le lendemain visite de l’incontournable site de Pamukkale, spectaculaires vasques de travertin blanc formées par l’eau sortant de sources chaudes qui, en descendant les pentes laisse des dépôts de calcaire.

La traversée des vasques se fait pieds nus pour éviter l’endommagement du site très fréquenté.

Au sommet de ce lieu, sur le plateau, se trouvent les vestiges de la ville d’Hiérapolis avec sa vaste nécropole, une large artère à colonnade et son théâtre, le monument le mieux conservé.

De retour, arrêt au restaurant puis sieste à l’ombre d’un mûrier suivie d’un bain dans la piscine du camping.

Nous continuons notre descente vers la mer par des petites routes et nous nous arrêtons près d’ un lac pour le repas de midi.

Nous évitons la grande ville d’Antalaya qui est une station balnéaire très huppée avec ses nombreux hôtels luxueux style Las Vegas…tout ce qu’on aime !

La raison de notre passage est que nous voulions voir une cascade qui sort vraiment de l’ordinaire puisqu’il s’agit d’une rivière qui se jette directement dans la mer.

Bivouac sur la plage à la sortie de la ville, malheureusement jonchée de détritus à 500m. seulement des hôtels de luxe.

Denis et Marithé avaient le souvenir d’une plage où les tortues venaient pondre, nous y descendons et voyons des traces de tortues marines.

Dans l’après-midi un jeune turc arrive et en passant devant nous, laisse plusieurs bananes puis s’éloigne pour aller pêcher. Denis va lui proposer un café et grâce à google traduction une longue discussion s’entame. En fin d’après-midi il insiste pour nous offrir le repas du soir. Il revient avec de copieux assortiments de spécialités turques ainsi que 2 bouteilles de vin et des sodas. Gentiment il nous sert du vin puis y ajoute du red bull, nous lui expliquons que nous préférons boire le vin pur… La soirée se passe en discutant de tout.

Le lendemain nous allons lui acheter du miel,de l’huile d’olive qu’il fabrique lui même avec sa sœur et sa femme.

Nous n’avons pas assez veillé pour assister à la ponte d’une tortue , venue déposer ses oeufs à quelques dizaines de mètres de nos camions.

Toujours le long de la mer, nous trouvons un bivouac moins sauvage car le lendemain nous avons été réveillés en fanfare par le décollage d’un hélicoptère à 100m de nous où se trouvait le point H. Premier décollage à 6h-1/4 suivi de nombreuses rotations…Moins discret que les tortues!

Du coup journée farniente en bord de plage:baignade, grillades au feu de bois, sieste puis petit tour à VTT pour Alain, partie de scrabble pour Marithé et Françoise. Déplacement à l’autre bout de la plage pour nous éloigner du point H

Descente par le bord de mer jusqu’à Skilifke où la rivière Goksu forme un delta pour se jeter dans la mer. Nous nous arrêtons pour le repas de midi au bord d’une grande lagune censée abriter une grande variété d’oiseaux… mauvaise pioche aujourd’hui car nous n’avons vu que quelques cigognes et des canards.

Nous quittons la côte pour remonter le long de la rivière Goksu. Au début la belle route passe dans de profondes gorges puis continue dans une large plaine fertile bien exploitée par les maraîchers. Nous trouvons un coin dans une forêt de pins au frais à 750 m pour passer la nuit.

Visite des vestiges du monastère de Alahan avec une belle vue sur la plaine.

Après un mauvais guidage du GPS, nous empruntons une toute petite route qui traverse une grande plaine semée de céréales à perte de vue. L’heure du repas venue, nous nous arrêtons au milieu de nulle part et après le repas nous avons la surprise de voir arriver une voiture de gendarmerie. Après salutations courtoises et vérification de nos papiers, les 3 sympathiques gendarmes se sont intéressés à notre parcours depuis la France, nous avouant de ne jamais avoir vu des touristes dans cet endroit.

Après photos et selfies, ils nous invitent à les suivre jusqu’à la gendarmerie pour nous offrir le thé et le café. C’est ainsi qu’une vingtaine de kilomètres plus loin, nous avons été accueillis par le commandant et toute son équipe pour une pause bien sympathique. Ensuite ils ont même tenu à nous guider sur plusieurs km jusqu’à une route plus importante.

Pour le bivouac nous nous rendons au bord d’un grand cratère au fond duquel s’étend un « lac » blanc, une croûte de calcaire comme nous l’avons vu en arrivant, avant l’orage qui vient de passer.

Le lendemain, nous effectuons une petite sortie à vélo pour faire le tour du cratère et descendre, mais l’orage d’hier soir ayant ramolli la croûte blanche, impossible d’y rouler dessus pour nous approcher du dôme.

Nous roulons vers le nord à travers un immense plateau à 1000m d’altitude, 120km entre Kervansaray et Aksaray. Les nombreux forages permettent la culture intensive des céréales, pour preuve les tout aussi nombreux silos à grain.

Nous longeons également le plus grand parc de panneaux photovoltaïques que nous ayons jamais vu, un peu comme si la Crau était entièrement recouverte, et du quel part une ligne à très haute tension.

Après être sortis de cette plaine pour se poser près d’un lac, nous rencontrons un berger et son troupeau de moutons, il essaie d’entrer en conversation mais google traduction en décide autrement… En partant il tient à nous offrir un paquet de biscuit.

Avant de reprendre la route nous allons nous promener au bord du lac où nous voyons des flamands roses ainsi que des cigognes et aussi en arrière plan, le mont Argée culminant à 3917m.

A midi nous arrivons à Goreme et allons directement nous installer au bord du plateau dominant le site; emplacement de 1er choix pour assister au décollage des montgolfières demain à l’aube. Après le repas nous descendons (à pied pour Françoise,Marithé et Denis, à VTT pour Alain) pour sillonner le musée à ciel ouvert entre cheminées de fées, pitons et cônes de tuf dont la plupart ont été creusées pour servir d’habitations.

Au lever du jour la magie a opéré à Goreme (Cappadoce). Une centaine de montgolfières se sont élévées depuis la plaine pour survoler ce site exceptionnel. Il en montait des deux côtés du plateau où nous avons bivouaqué, certaines venant frôler le dessus de Vagabond, nous ne savions pas où poser nos regards tellement le spectacle était magique et enchanteur.

Puis nous avons déambulé dans la vallée rose, comme la veille Alain à VTT et les autres à pied. Pour finir, visite de l’ancien Goreme, village troglodyte où nous avons apprécié notre 1er café turc.

Décidement nous n’avons pas des vies faciles…Réveil à quatre heures et demi du matin par le bruit des souffleurs d’air chaud gonflant une montgolfière à 50m de nous. Puis le spectacle commence avec le décollage tout autour de nous de dizaines de montgolfières, nous sommes tout aussi émerveillés qu’hier.

Arrêt à Urgup pour une laverie. Lors du lavage, nous nous promenons en ville et arrêt dans un bar pour boire un café turc (nous y prenons goût), étonnament il est servi avec un carré de chocolat et une cigarette! Retour à la laverie pour récupérer le linge où on nous offre le thé accompagné de petits gâteaux.

A peine arrêtés à notre bivouac dans la campagne, nous voyons passer un quad avec le père, la mère et les trois enfants. Cinq minutes plus tard les trois enfants reviennent nous offrir 4 oeufs. Un moment après une autre famille avec qui nous entrons en conversation (facilitée par l’aînée des filles parlant un peu anglais et toujours google traduct). Nous leur offrons le café puis ils nous invitent à venir souper chez eux un repas de spécialités Turques. La maîtresse de maison excellente cuisinière ayant mis les petits plats dans les grands nous sommes retournés à notre bivouac repus. Ce fut une soirée riche en échanges et en émotions d’autant plus qu’ils nous ont offert plein de bonnes choses.

Surprise hier matin alors que nous étions en train de prendre notre petit déjeuner au milieu d’une prairie, arrivent deux voitures puis un tracteur avec sa remorque à laquelle étaient attachés une vache et deux veaux, suivis d’un groupe de villageois. Nous réalisons que nous sommes au début de l’aïd, fête du sacrifice, et assistons malgré nous à l’égorgement d’un premier veau. Ne nous sentant pas à notre place, nous ne tardons pas à prendre la route.

Nouvelle journée, nouvelle rencontre! Nous roulons vers l’est pour aujourd’hui passer de l’Anatolie centrale à l’Anatolie Orientale. Lors d’un arrêt à un stand de bord de route pour acheter quelques légumes et fruits, aussitôt le propiétaire s’adresse à nous en français et nous invite à boire le thé et café. Nous apprenons ainsi qu’il a travaillé pendant 35 ans à Mulhouse et qu’il est revenu pour sa retraite,et se partage entre la Turquie et la France car ses enfants y sont resté.

Pour nous rendre au Mont Nemrut (2150m), nous roulons sur une petite route en enchaînant montées et descentes au fort pourcentage. Le sommet du Mont Nemrut est une imposant tumulus de 50m. de haut au pied duquel ont été sculptées de gigantesques têtes en pierre et de monumentaux reliefs.

Nous passons la nuit en montagne dans les pâturages sur fond de Nemrut après avoir mangé un bon repas au restaurant du site.

Pour continuer notre route vers l’Est de la Turquie nous redescendons à 600m d’altitude et traversons d’immenses étendues de champs de blé en pleines moissons. A midi notre quête d’ombre (par 36°) nous pousse à nous arrêter sur la place d’une petite ville,sous les premiers arbres que nous voyons. Aussitôt arrêtés, 2 hommes, le père et le fils nous abordent pour nous inviter à boire le thé chez eux. Nous acceptons en leur expliquant que nous irons après avoir dîné, notre viande étant en train de cuire. Un moment après ils reviennent nous offrir un gros saladier d’abricots puis un peu plus tard viennent nous chercher pour le thé…qui s’avère être un copieux repas partagé avec toute la famille et que nous ne pouvions refuser sans les offenser. C’est ainsi que nous avons enchainé notre repas par des brochettes de boeuf, des aubergines cuites ainsi que des tomates et poivrons grillés le tout accompagné de boisson fraîche de lait légèrement fermenté (kéfir) et moult thé. Sacrée hospitalité des Turcs!! Inutile de dire que nous sommes repartis de chez eux à quinze heures trente plus que repus.

Changement de température, la veille nous étions à 400m d’altitude avec 38°, puis au lac de Van à 1600m, il ne faisait plus que 18°. Nous nous continuons à monter vers le cratère Nemrut (rien à voir avec la montagne Nemrut à 200km. de là) à 2300m et le matin il ne fait plus que 5°. Nous randonnons au bord du lac en forme de croissant de 6km de longeur par 3km de largeur encerclé par des sommets atteignant les 3000m. Alain voulant plus découvrir les bords du cratère part à VTT. Puis dans la nuit nous avons eu la visite des ours mais ils n’ont pas daigné taper à notre porte, contrairement à Denis et Marithé dont ils ont fait bouger le fourgon, ce qui leur a permis de filmer les 2 adultes et leurs 2 oursons au pied de nos véhicules malgré la nuit noire.

Recontre entre voyageurs, Thierry et Christine, sympathique couple franco-allemand, de retour d’un long périple commencé en 2018.

Descente sur le bord de l’immense lac de Van (4 fois la superficie du lac Léman) qui a la particularité d’avoir une eau salée et fortement alcaline. Nous nous arrêtons au bord d’une plage de galets blancs faisant ressortir la limpidité de l’eau. Comme d’habitude, accueil avec thé offert par une bande de jeunes présents sur la plage, avides de connaître nos modes de vie dans nos fourgons et nous disant leurs frustrations de ne pouvoir voyager ne serait ce que dans leur pays faute de moyens. Le lendemain, nous avons profité des plages pour nous seuls. Baignades dont on sort avec l’impression d’être savonneux tant l’alcalinité est forte.

Après la pause dîner à l’extrémité Est du lac, nous prenons des routes différentes. Denis et Marithé vers le nord alors que nous continuons au bord du lac jusqu’à Van, grande ville moderne reconstruite après un tremblement de terre dévastateur en 2011. Ville sans intérêt si ce n’est la forteresse du neuvième siècle avant JC qui domine la ville, but de notre visite. Arrivés dimanche nous traversons un grand parc arboré dans lequel des centaines de famille s’adonnent à leur sport national : le barbecue. Nous repoussons au lendemain la visite et trouvons un bivouac entre lagune et lac quelques km plus loin.

Le jour suivant nous allons visiter l’église Arménienne de la Sainte-Croix du 10ème siècle qui se dresse sur l’île d’Akdamar. C’est le premier petit port que nous avons vu depuis les 150km que nous longeons le lac et aussi les premiers bateaux. Une traversée de 20 minutes nous a permis de voir de belles frises qui ornent les murs de cette église.

Retour sur Van pour visiter la forteresse avec vue imprenable sur la ville et le lac.

Le soir bivouac avec vue sur les cascades de Nuradiye, inattendues dans un paysage aussi aride.

Visite du palais forteresse d’Ishak Pasa Sarayi, construit au XVIIIème siècle par les ottomans, une piste caravanière passait par là. Puis nous retrouvons Denis et Marithé à Igdir. Nous passons tout près de la frontière Iranienne puis au pied du mont Ararat (5137m).

Nous continuons notre route vers la Géorgie à travers de belles montagnes très colorées pour atteindre un plateau à 2000m sur lequel nous rencontrons de grands troupeaux de vaches.

Passage en Géorgie par le poste frontière de Aktas que nous pensions être un petit poste et qui s’est avéré être grand et moderne. Notre vieille carte faisait état d’une route secondaire pour y accéder, mais comme un peu partout en Turquie, elle vient d’être remplacée par une 2X2 voies qui passe sous un long tunnel.

GRECE

du15/05 au 19/05/2025

Après notre passage en Grèce nous allons au bord de la mer à Igoumenitsa. Nous n’avons eu aucun problème malgré la nouvelle loi qui interdit les bivouacs sauvages.

Nous ne sommes plus que 2 camping-car. Pour communiquer, Denis nous a fourni une radio VHF ce qui est bien agréable . Cela nous permet d’échanger en direct des commentaires et des impressions tout au long de notre parcours.

Nous entamons la traversée de la Grèce par le nord.

Nous avons rencontré des paysages insoupçonnés en Grèce en empruntant des routes de montagne, prairies verdoyantes, sapins, torrents et rivières.

Nous nous rendons à Edessa, ville réputée pour ses cascades. Nous suivons les indications qui nous font traverser la ville pour atteindre le parking au bout d’une rue sans que nous ayons vu de cours d’eau, et pourtant le vacarme nous fait réaliser que nous sommes au bord de la falaise où se jette dans la mer,70 m plus bas la rivière Edesseos au débit impressionnant. Celle-ci passe sous la ville pour ressurgir au sommet de la falaise.

Nous poursuivons notre route vers l’Est par le bord de mer et trouvons un endroit sur la plage pour passer la nuit.

Nous avions hâte de rejoindre la Turquie. Notre passage en Grèce fut assez rapide surtout que nous l’avions visitée il y a quelques années.

La sortie de ce pays fut assez laborieuse par le poste frontière totalement désorganisé et minable de Kini. 3H de queue pour arriver près du guichet et 2 .voitures devant nous. Le douanier sort de sa guérite pour abaisser les barrières puis s’absente une bonne ½ heures.

Après avoir traversé la zone franche par un long pont bien surveillé par les militaires arme à la main, et bordé de chaque côté par des gros rouleaux de fil barbelé, nous avons la surprise d’arriver au poste Turc ultra moderne et clean que nous avons traversé en quelques minutes.

Nous trouvons un endroit pour passer la nuit à 4 km plus loin en haut d’une butte dominant les salins d’Ipsala.

ALBANIE

Du 10/05 au 15/05/2025

Nous choisissons les bords du lac Skadarsko pour notre premier bivouac en Albanie où nous apprécions un joli coucher de soleil.

Le lendemain, nous nous rendons à Mes pour voir son pont Ottoman

puis par une petite route de montagne, atteignons Thêth, village qui serait « le plus reculé d’Europe », niché au fond d’un grand cirque entouré de sommets entre 2600 et 2700 m. Nous sommes un peu déçus car à part sa belle église nous n’avons vu que quelques maisons sans charme.

C’est dans ce cadre majestueux que nous bivouaquons au bord d’un torrent.

La piste à flanc de belles gorges que nous empruntons pour repartir s’avère agréable à parcourir même si il nous aura fallu 4h pour faire les 40 km avant de retrouver le goudron. Retour en bord de mer pour le bivouac.

Piste d’Albanie

Visite du château de Kruje,

puis retour en bord de mer sur la « côte d’Azur » Albanaise où nous avons trouvé un improbable bivouac les pieds dans l’eau.

Baignade pour Françoise, Marithé et Daniel.

Nous continuons notre descente plein sud par le bord de mer en cours « bétonisation »avec tout de même quelques beaux points de vue sur une eau turquoise.

Le soir bivouac en bord de mer, à une vingtaine de kilomètre de la Grèce, le dernier à 4 véhicules, car le lendemain les vacanciers qui nous accompagnaient jusqu’ici rentreront en France pour regarnir nos caisses de retraite… Nous en avons besoin pour continuer notre voyage avec Denis et Marithé !

MONTENEGRO

8 au 10 Mai

Nous entrons au Monténégro par un poste frontière en bord de mer, à la sortie duquel un grand panneau annonçait l’interdiction des bivouacs sauvages dans le pays. Nous avons donc quitté le bord de mer pour une petite route de montagne et avons pu nous installer au sommet d’un col à 1000 m d’altitude. Malheureusement le brouillard nous a privé d’une vue prometteuse.

Le matin, nous continuons sur cette route qui se transforme rapidement en une piste plus ou moins abandonnée, caillouteuse mais surtout envahie par la végétation. Nous avons dû très souvent user des sécateurs et même de la mini tronçonneuse (merci Denis). Nous avons ainsi mis 2h30 pour faire les 6km avant de retrouver le goudron.

Descente sur Kotor situé au fond d’un fjord, escale prisée par les paquebots de croisière sûrement grâce a son très beau cadre car nous n’avons rien trouvé d’extraordinaire à cette ville. Nous en repartons en empruntant la route nommée à bien “serpentine”, 25 lacets sur une dizaine de km offrant de superbes points de vue sur le fjord de Kotor.

Après le repas pris au bord du lac de Niksic, Alain en fait le tour à VTT.

Pour se rapprocher de l’Albanie nous passons près de la mer et prenons une piste qui aboutit au “Beauduc” du coin.Le vent s’est levé à la fin du repas, timing parfait pour qu’Alain en profite pour une session de kitesurf avant de reprendre la route pour l’Albanie…





CROATIE

CROATIE du 1er au 7 Mai 2025

Nous entrons en Croatie et nous nous rendons directement à Rovinj, petite ville balnéaire très touristique dont le charme est surtout dû à son environement car construite sur une butte au bout d’une petite péninsule au fond d’une baie. Une grande église ajoute un joli cachet à ce site.

Françoise et Marithé vont se baigner dans une eau à 16 degrés.

Nous réentrons dans les terres pour aller visiter le parc national de Plitvicka Jezera. 8 km à pied dans une belle forêt sur des chemins et passerelles louvoyant entre les lacs reliés par d’innombrables et spectaculaires chutes d’eau. Nous en avons pris plein les yeux.

Le lendemain plus au sud nous nous rendons dans le parc national de Krka où nous apprécions à nouveau les nombreux rapides et de belles cascades.

Le lendemain journée tranquille; matinée chez Lidl pour un grand ravitaillement puis nous trouvons un coin sympa en bord de lac où notre arrêt dîner se prolonge en arrêt souper et bivouac.

Nous consacrons notre dernière journée en Croatie à la visite de Dubrovnik. Une belle ville avec sa citadelle, son arsenal et son port de plaisance.