TANZANIE

Munis de nos visas, l’entrée en Tanzanie s’est faite sans problème bien que nous ayons dû nous faufiler entre les files de poids lourds en attente de leur entrée au Malawi et occupant toute la route.

Nous traversons la Tanzanie vers l’ Est en profitant de paysages agrémentés de centaines de baobabs et de superbes flamboyants

 mais aussi d’étals de fruits et légumes fort bien présentés.

Arrivés à Dar Es Salam, nous traversons l’estuaire avec un ferry où s’entassent des centaines de passagers entre les voitures, ceci dans une ambiance très africaine.

Nous nous installons dans un camping au bord d’une plage, occasion qu’Alain ne laisse pas passer pour aller faire du kite.

En attendant Annie José, nous allons nous renseigner sur la possibilité de passer sur l’île de Zanzibar avec Vagabond. Le devis que nous obtenons ( 1200$ AR) nous dissuade de le faire.

Pour des raisons de sécurité c’est en taxi que nous allons accueillir Annie-José à l’aéroport car elle arrive à minuit.

Nous décidons de faire une sortie d’une journée sur une petite île en face du camping avec une pirogue traditionnelle à double balancier, emmenée par des pêcheurs qui nous préparent le repas sur cet îlot sans aucune infrastructure et aux plages idylliques. Après le repas nous allons faire du snorkeling au dessus des coraux.

Nous laissons Vagabond en gardiennage au camping et partons en tuk tuk pour prendre le ferry rapide (2h30) pour Zanzibar où nous arrivons juste avant un orage.

Zanzibar Town (ou Stone Town) est une ville où, au fil des rues étroites, se mêlent les influences d’Afrique, d’Arabie, d’Inde et d’Europe.

L’après midi nous partons pour Nungwi, petite ville à la pointe nord de l’île. Nous décidons de prendre les transports en commun locaux, petit bus ici appelé dalla dalla, pour effectuer ces 60 km. La gare de bus est à côté du marché et grouille de monde.

Nous voyons arriver le bus qui dessert Nungwi et tentons d’y entrer mais c’était sans savoir qu’il fallait vraiment jouer des coudes pour avoir sa chance et nous nous faisons proprement éjecter. A l’arrivée du bus suivant Alain réussit à résister à cette foire d’empoigne ce qui nous permet d’avoir nos places, seuls blancs à emprunter ce dalla dalla. Au départ la police surveille qu’il n’y ait pas plus de passagers que de places assises mais au fil des kilomètres et des arrêts l’allée centrale à vite fait de se remplir. Tout à coup les personnes debout se jettent à plat ventre car le chauffeur vient de repérer un contôle de police que nous passons ainsi sans encombre.

A Nungwi nous nous installons dans un hôtel à deux pas d’une très belle plage.

Le lendemain nous partons à bord d’un dhow, boutre traditionnel Kenyan,

pour nous rendre à l’île de Mnemba, où plutôt tout près de cette île car elle est privée et son accés réservé à de richissimes touristes. En chemin, nous sommes approchés par un groupe de dauphins. Aussitôt à l’eau nous avons le plaisir de nager au dessus d’eux.

Nous mouillons à quelques dizaine de mètres de la plage pour un repas poisson,

puis c’est à nouveau une séance snorkeling au dessus des coraux.

La fin d’après midi est consacrée à se relaxer en barbotant au bord d’un banc de sable que la marée à découvert. Nous rentrons à la voile au coucher du soleil.

  

Après une deuxième nuit à Nungwi, nous repartons sur Stone Town où nous arpentons les ruelles très touristiques.

Enfin nous reprenons le ferry pour un retour sur Dar où Vagabond nous attend.

Nous partons vers le nord car nous voulons aller en pays Massaï. Les routes goudronnées sont en bon état mais les moyennes sont très faibles car non seulement la vitesse est limitée à 50 km/h sur une grande partie des distances, mais aussi sont truffées de ralentisseurs très cassants. En ajoutant à cela les nombreux poids lourds à bout de souffle ainsi que les barrages de police rapprochés, la vitesse moyenne est souvent autour des 30 km/h.

Juste après Arusha nous quittons la route goudronnée pour une piste accidentée qui serpente au pied de monts volcaniques.

Pendant l’arrêt déjeuner, Annie-José a le plaisir de voir ses 1ères girafes qui s’approchent de nous, puis nous finissons le repas sous une pluie battante.

Nous repartons sur une piste devenue boueuse et sommes rapidement bloqués par un oued en crue qui traverse la piste. Nous devrons patienter une bonne heure pour que le niveau et le débit diminuent afin de pouvoir continuer.

Arrivés près du lac Natron nous devons nous acquiter d’un péage pour rentrer dans cette réserve puis nous nous installons dans un camping tenu par des Massaï au pied du volcan Lengaï, toujours en activité. Ce mont est sacré, chaque année des Massaï de tout le pays convergent ici pour son ascension.

Là nous discutons avec Yona et prenons rendez vous pour aller visiter son doma (village) le matin afin d’assister à la traite des vaches. A l’intérieur de sa hutte, dans la pénombre, il nous parle de ses traditions.

Plus tard il nous guide jusqu’à des cascades que nous atteignons en ¾ h de marche en remontant le lit d’un torrent.

En soirée nous partons sur les bords du lac Natron où vivent des milliers de flamants roses. Selon la saison il y en aurait des millions, la plus forte concentration d’Afrique.

 

Nous nous laissons convaincre par un tour opérator qu’il est mieux de faire la visite du Ngorongoro en papamobile car il nous dit que la descente dans le cratère n’est pas faisable avec Vagabond. Ce parc est situé dans la plaine au fond du cratère d’une vingtaine de kilomètres de diamètre. Les animaux sont libres d’entrer ou de sortir mais il y en a une bonne concentration. Le matin c’est sous la pluie et dans le brouillard que nous montons sur le bord du cratère puis redescendons en son fond. La piste n’est pas si mauvaise que ça et Alain regrette de ne pas être venu avec Vagabond. Bien que le temps reste maussade, le spectacle est bien au rendez vous : Lions, éléphants, gnous, zèbres, phacochères, buffles, antilopes et enfin nous voyons notre 1er rhinocéros noir.

Annie-José n’ayant pas assez vu d’ éléphants nous allons un peu plus au sud visiter la réserve de Tarangire. Dés notre entrée nous cotoyons les éléphants, les girafes et les zèbres. Au moment du repas, nous voyons une lionne semblant repue au pied d’un arbre. Plus loin, nous apercevons un groupe de 6 lions et lionnes se prélassant eux aussi. Nous restons une bonne ½ heure seuls, arrêtés en bord de piste à profiter de ce spectacle.

 

Nous sommes maintenant depuis 10 jours dans la région du Kilimandjaro mais n’ avons aperçu son sommet que quelques minutes. Ici c’est l’été mais aussi la saison des pluies, le kilimandjaro reste dans les nuages. Nous décidons de nous donner toutes les chances de le voir en allant faire son tour par les routes et les pistes. C’est le 3 ème jour, après avoir longé la frontière avec le Kenya que nous sommes récompensés.

Contrat rempli pour la visite d’Annie-José que nous raccompagnons à l’aéroport d’Arusha car son séjour se termine.

Nous allons maintenant à Mwanza, 2ème ville de Tanzanie située en bordure sud du lac Victoria, plus grand lac d’eau douce d’Afrique. Les maisons sont accrochées au flanc des collines, construites entre de gros rochers granitiques, ce qui amène à cette ville une certaine originalité.

De Mwanza nous continuons vers le nord jusqu’à Bukoba. Les paysages sont bien différents plus de baobabs mais des rizières.

A Bukoba nous arrivons le jour de noël. Nous sommes invités par un chilien à nous installer sur son terrain en bord de plage où il organise une après midi festive avec distribution de bonbons et ballons pour les enfants. C’est ainsi que nous nous retrouvons rapidement au milieu d’un millier de personnes, toute la ville venant se promener sur la plage. Ces drôles de blancs, vivant dans leur maison mobile, attisent leur curiosité et nous sommes obligés de nous retrancher à l’intérieur pour pouvoir continuer nos lectures.

  

Encore un pays que nous avons apprécié pour ses paysages, sa faune, sa flore et bien sûr la magnifique île de Zanzibar. La langue est ici le Swahili et cela ne nous a pas aidé à établir des contacts, malgré ça nous avons toujours été bien accueillis, les locaux se montrant toujours prêts à rendre service. Le côté génant c’est que c’est toujours interressé et qu’ils réclament des pourboires. Même l’ophtalmo a qui Françoise a rendu visite nous en a demandé un ! Il est vrai qu’à 2€ la consultation nous avons pu nous permettre de lui donner. Les produits locaux achetés en bord de route sont bon marché (20 centimes pour 6 bananes…) mais pour les touristes la Tanzanie est une destination chère à cause d’un tarif élevé d’entrée dans ses parcs nationaux. C’est d’ailleurs ce qui nous a dissuadés de faire l’ascension du Kilimandjaro, ce qui nous aurait délestés d’au moins 3000€…

Nous ne sommes plus qu’à quelques kilomètres de la frontière avec l’Ouganda, neuviéme pays d’Afrique dans lequel nous allons entrer le jour de notre neuvième mois sur ce continent.

 

Pour marque-pages : Permaliens.

6 réponses à TANZANIE

  1. pat et lau dit :

    Salut les amis.
    Encore et toujours de belles photos ! Nous avons beaucoup aimé la visite chez les Massaî, les paysages et les animaux fabuleux sur vos reportages. Bonne route et on attend la suite avec impatience et plaisir.
    ET BONNE ANNEE 2019 !!!!

  2. Lénou dit :

    Zanzibar…île paradisiaque d’après les reportages que je vois à la télé. Vous n’avez pas été déçu…C’est magnifique ces paysages de mers, ces couleurs, ces animaux sauvages majestueux en liberté….quelle aventure merveilleuse vous nous faîtes vivre. Merci encore.
    J’en profite pour vous souhaiter une année superbe, une bonne santé, un Vagabond toujours au top et plein plein de belle photos et de reportages à nous faire partager. Gros gros bisous et encore BONNE ANNEE 2019 ……

  3. Liliane dit :

    Coucou !
    Voilà la nouvelle année qui s’annonce laissant derrière elle
    rien de positif !!!
    Mais avec travers vos aventures le bonheur était
    une réconfort
    Un grand merci
    Et mes meilleurs vœux pour l’an 2019
    Bisous
    Liliane

  4. Betton dit :

    Encore un endroit magnifique que vous nous faites découvrir. Les garçons ont adoré et vous font pleins de bisous tout comme nous.

  5. Annie-José Saiz dit :

    Je me suis régalée à refaire le trajet de mon séjour à travers ces belles photos.
    Encore un gros merci à vous deux pour votre accueil et de m’avoir permis de vivre ses beaux moments.
    Bisous bisous

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