NAMIBIE 1

Et voilà c’est reparti pour un nouveau continent : l’Afrique en commençant par la Namibie.

La pause en France a été plus longue que nous l’avions prévue mais nos âges avançant, nous avons dû prendre quelques précautions médicales avant de replonger dans le voyage. Nous ne sommes tout de même pas restés les 2 pieds dans le même sabot pendant ces 10 mois.

Tout d’abord, et c’est ce qui avait décidé la date de notre retour en France, la fête de mariage de notre fille Delphine en Roumanie.

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Puis s’en sont suivis :

-un tour dans les vosges où nous avions été conviés par les Palathéo pour des retrouvailles bien sympathiques avec des amis de voyage communs : les héraultais Michel et Valentine et les Suisses Christophe et Béatrix.

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-Une semaine à Londres chez notre fille Delphine.

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-Après avoir récupéré Vagabond, nous avons fait une descente sur la côte d’azur pour retrouver Françoise et Jean, d’autres voyageurs avec qui nous avions fait un bout de chemin en Bolivie.

-Un passage à St Paul Lès Durance pour rencontrer Monique et Eric, encore des voyageurs avec qui nous avions fêté Noël 2016 en Patagonie et que nous avions retouvés plusieurs fois au Brésil.

-Puis nous sommes partis 1 mois en Grèce avec Gérard, le frère d’Alain et Régine sa belle sœur ( eux aussi camping-cariste chevronnés).

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-3 semaines au Cambodge avec un petit groupe sympa, guidés par Jeanne Marie une amie de Gérard et Régine.

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-Quelques jours à Londres pour revenir avec nos petits enfants Edward et Amanda à Chassagny où leurs parents sont passés les récupérer pour des vacances en France.

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-Tout ceci en repassant chaque fois par la France où nous nous sommes partagés entre Uzès chez Elie, le papa de Françoise, chez notre fille Sophie à Chassagny où nous avons bien profité de nos petits enfants Thomas et Bastien et chez Pat et Laurence nos amis de Clarensac.

-Enfin nous sommes allés poser Vagabond à Anvers et de là sommes partis pour une 3ème visite chez Delphine à Londres.

-Il ne restait plus qu’à prendre l’avion pour Windhoek puis un bus pour Walvis Bay, le port Namibien où nous avons récupéré Vagabond.

Dès notre arrivée à Windhoek, la capitale, nous sommes plongés dans l’ambiance africaine : bien qu’il n’y ait qu’un seul avion sur le tarmac, nous mettons 2 heures pour passer le contrôle et avoir nos visas !

Comme à chaque retour sur ce continent, Françoise est émue de revenir sur ces terres qui l’ont vue naître et grandir.

Le lendemain notre bus partira avec plus d’une heure de retard sur l’horaire ce qui aurait provoqué un tollé chez nous, ici personne ne montra de signes d’impatience, continuant à parler et à rire avec une nonchalance qui nous sied particulièrement. A noter que ici, les gens ne se croisent jamais sans se dire « Bonjour, comment ça va ? » même lorsque l’on rentre dans un magasin. Même si c’est superficiel, c’est bien plus agréable que l’indifférence rencontrée chez nous. De plus tous nous souhaitent la bienvenue et de bien profiter de notre séjour en Namibie.

La récupération du camion sur le port s’est déroulée sans problème notable, le véhicule en parfait état ni rien de dérobé.

C’est donc dans un Vagabond tout fringant que nous entamons notre périple Africain.

Nous commençons par emprunter une piste qui longe le lagon de Walvis Bay pour traverser les salins et s’arrêter en bordure d’océan. C’est un endroit réputé pour l’observation des oiseaux. Pour les habitués de Camargue que nous sommes, cela manque sérieusement de dépaysement. Tout y est : Flamants roses, salins, étangs, salicornes et tous les oiseaux communs du bord de mer. Le petit plus ici, ce sont les pélicans.

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A quelques kilomètres au nord, nous traversons la ville balnéaire très touristique de Swakopmund. Les tours opérators sont nombreux à proposer balades dans les dunes en quad ou à dos de chameaux , surf sur ces mêmes dunes… Nous passons donc notre chemin pour nous rendre dans le désert, plus précisément dans le parc national de Namib-Naukluft. Alain prend un malin plaisir à emprunter les pistes réservées aux 4X4… Et c’est vrai que cela permet de s’immerger dans ce désert où nous ne rencontrons que très peu de touristes.

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La 1ère journée, nous partons sur la « Welwitschia drive », une boucle d’une centaine de kilomètres de pistes poussiéreuses, rocailleuses et sablonneuses. Les Welwitschia sont des plantes sexuées endémiques parmi les plus rares au monde. Elles vivent en plein désert et certaines d’entre elles ont plus de 1500 ans !.

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Nous nous arrêtons sur un promontoire rocheux pour un premier essai de notre drone, notre nouveau jouet.

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Bon d’accord il va falloir s’entraîner.

A noter que pour le moment nous n’avons pas encore vu d’animaux exotiques si ce n’est ce scorpion qui a traversé la piste sans regarder des 2 côtés !.

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1er bivouac, comme on les aime, complètement isolés dans un « bush camp » heureusement situé dans le lit de la rivière asséchée Swakop, le seul endroit où il y a de la végétation.

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Nous approchons de montagnes dont l’érosion a mis à nu la pierre noire volcanique qui farde leur crête. Plus loin ce sont de belles roches de granit qui attirent notre attention.

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Même en plein désert, nous rencontrons des panneaux de signalisation routière.

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Dans cet univers minéral, nous sommes surpris de découvrir un plateau parsemé d’herbe verte ; il a du faire une petite pluie récemment car nous sommes dans un désert des plus arides : il tombe ici en moyenne 20 mm de pluie par an et certaines années il arrive qu’il ne pleuve pas du tout.

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Nous traversons maintenant de grandes plaines où nous nous enthousiasmons chaque fois que nous rencontrons les nombreux Oryx, Springbok, zèbres, autruches et quelques plus rares « Blue wildebeest »(gnous bleus) vivant là en totale liberté. A chaque fois , nous sautons sur jumelles et appareil photo.

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De petits oiseaux font des nids gigantesques. Ils arrivent à rassembler plusieurs mètres cubes de brindilles pour créer ces nids collectifs (sur combien d’années?).

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Les routes que nous empruntons déjà depuis plusieurs centaines de kilomètres ne sont pas goudronnées et celles pour se rendre aux dunes de Sossusvlei ni dérogent pas.

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Elles passent par l’oasis de Solitaire, hameau permettant une halte bienfaitrice. Nous roulons donc de grandes distances sur de la tôle ondulée qu’il faut aborder au dessus de 80 km/h pour ne pas trop la subir. Le problème est quand on ne peut pas soutenir cette vitesse pour cause de sinuosité ou d’étroitesse, il faut alors tomber à moins de 20 km/h !.

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Notre arrivée au parc de Sossusvlei marque notre 1er arrêt dans un « vrai » camping, avec piscine SVP.

A l’aube nous quittons ce camping pour assister au lever du soleil sur ces magnifiques dunes orangées qui sont parmi les plus grandes du monde (300 m de hauteur). La route qui s’enfonce sur 70 km entre les dunes est depuis l’entrée du parc bien goudronnée puis finit à un parking où les 2 roues motrices ne peuvent continuer. Leurs passagers empruntent alors les services de 4×4 pour aller plus au cœur de ces dunes dans du sable par endroit peu porteur. Après dégonflage des pneus, c’est bien sûr avec Vagabond que nous irons jusqu’au bout.

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Le matin, nous sommes montés sur une 1ère dune et avons fait un petit film à l’aide du drone.

L’après midi, nous remettons ça par 35° et en prenons plein les yeux …mais aussi plein les jambes !!.

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Une bien belle journée dans un des sites les plus remarquables de Namibie.

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Sud de la Bolivie

Sud de la Bolivie du 12 au 27/07/2016

Nous nous arrêtons bivouaquer au bord de la laguna “Ojo del Inca”qui s’est formée dans un petit cratère de volcan à quelques kilomètres de Potosi. C’est une lagune d’eau chaude, ce qui permet à Alain une baignade agréable malgrè l’altitude (3451 m) et la température extérieure limitée ( eh oui nous sommes ici en plein hiver!!).

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Au lever du soleil, la vapeur qui s’élève du lac est du plus bel effet.

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Nous arrivons à Potosi en pleine fête indigène, et assistons à des défilés en centre ville..

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ce qui n’est pas pour arranger la circulation… Potosi est installée au pied de la montagne Cerro Rico qui l’a faite prospérer. En effet ses entrailles recèlent quantité de riches minerais, principalement de l’argent. Nous allons visiter une des nombreuses galeries de cette mine d’état, toujours en activité et exploitée par des mineurs indépendants qui payent leur droit d’accès et leurs équipements. Avant d’entrer dans les galeries, nous nous équipons comme il se doit et achetons un bâton de dynamite ainsi qu’un sachet de feuilles de coca pour offrir aux mineurs. Pour supporter leurs longues journées de travail à 4400 m, à la lueur de leur lampe frontale, parfois dans des galeries trop basses pour pouvoir se redresser, ils mâchent en permanence des feuilles de coca. Alors que nous sommes au plus profond de notre visite, nous assistons à l’explosion d’une dynamite et devons attendre un moment que la poussière retombe avant de continuer. Dans la galerie principale, les wagonnets sont poussés par 2 mineurs, un troisième courant devant pour écarter les piétons.

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Argent oblige, c’est dans la ville de Potosi qu’a été construit en 1572 le premier hôtel de la monnaie. Nous allons visiter le musée de cet hôtel qui présente les machines des diverses époques admirablement conservées et restaurées. Les premiers laminoirs étaient animés par des norias de chevaux faisant tourner de gigantesques engrenages de bois, puis en 1869 une machine à vapeur les a remplacés avant que l’électricité ne vienne régner. C’est ici qu’était frappée la monnaie pour l’Espagne du XVI au XIXè siècle, pour l’Argentine au XIXè et la Bolivie jusqu’en 1951.

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Alors que nous roulons vers Sucre (capitale constitutionnelle de la Bolivie), et après avoir rencontré un couple de jeunes de Montpellier à vélo, nous nous arrêtons en pleine campagne auprès d’un camion immatriculé 06. Nous faisons la connaissance de Françoise et Jean, depuis 9 mois sur les routes d’Amérique du Sud. Les premiers échanges avec ce couple sont cordiaux et nous dînons ensemble.

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Sucre est une belle ville, mais comme dans toutes les grandes villes nous ne nous y attardons pas, Alain piétinant rapidement entre les grands bâtiments, si beaux soient-ils.

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Nous partons vers Uyuni, petite ville célèbre pour le Salar au bord duquel elle est bâtie. Le Salar est une vaste étendue plate de sel à 3700m d’altitude, large de 100 km du nord au sud et longue de 150km d’Est en Ouest.

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Avant d’aller rouler dessus, nous nous arrêtons pour faire faire une pulvérisation d’huile sous Vagabond, une bonne prévention contre l’agressivité du sel. L’entrée du Salar est marquée par l’hôtel de sel, entièrement construit en pavés de sel taillés à même le sol, ainsi que par un monument de sel à l’effigie du Dakar.

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Nous nous dirigeons d’abord vers le nord en visant le volcan Tunupa qui s’élève en bordure du Salar. Avec un tel point de repère, la navigation est des plus faciles, malgré le peu de traces visibles sur le sel losque le soleil est au zénith. Ainsi après 110 km en ligne droite nous arrivons à Coqueza, au pied du volcan Tunupa, pour une 1ère nuit sur l’étendue de sel. Au réveil il fait -7° dehors et 3,5° dans Vagabond, mais la beauté du lever du soleil sur le salar nous fait oublier cette fraîcheur.

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Nous montons sur les contreforts du volcan pour visiter une grotte dans laquelle des momies naturelles de 3000 ans sont étonnement conservées.

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Notre ascension continue parmi les lamas jusqu’à un mirador sur le volcan.

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Nous repartons avec cette fois en point de mire la petite île Incahuasi au beau milieu du salar, sur laquelle se dressent de nombreux grands cactus candélabres. C’est le point de passage obligé des nombreux 4X4 Toyota des tours opérators qui sillonnent le salar et nous n’y ferons qu’une petite escale.

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Nous nous arrêtons au beau milieu de nulle part pour qu’Alain aille se défouler à VTT sur une trentaine de kilomètres sur ce sel, avant le coucher de soleil. Parti à vélo il semble revenir sur un grand bi.

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Les changements de couleur beige, rosé, blanc éclatant, orangé, matin, midi, soir sont spectaculaires.

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Le lendemain nous terminons la traversée du salar pour atteindre Galaxias à flanc de montagne. Là, nous découvrons des cactus pétrifiés et dans des grottes à nouveau des momies.

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C’est en repartant de ce site isolé que Vagabond décide de nous faire des siennes: la pédale d’embrayage s’enfonce d’un coup au plancher et ne veut plus remonter… La ville la plus proche est Uyuni,à plus de 150 km ,avec d’abord quelques km de piste de terre avant de redescendre sur le salar pour la grande traversée de sel… Alain décide d’actionner le démarreur, la 1ère courte en prise et nous voilà partis à 10km/h! Il nous faut une heure pour atteindre la descente vers le salar où Alain tente et réussit un démarrage 4ème courte en prise. A partir de là, interdiction de descendre en dessous de 40km/h sous peine de caler et de devoir repartir pour la traversée du salar à 10km/h. Challenge tenu, nous arrivons à l’aurore à Uyuni où nous avons le plaisir de retrouver Françoise et Jean qui nous proposent aussitôt de rester avec nous le temps de la réparation.

Nous trouvons un mécanicien en la personne du sympathique Walter sous l’enseigne “El Chileno”qui nous promet une réparation sous 48h, même si il faut tomber la boîte pour accéder au récepteur d’embrayage qui fait office de butée ,et même si il n’y a aucune pièce Mercedes dans la région, il nous assure qu’il pourra remplacer les joints de piston par des joints d’autres marques…. Le parc de véhicule est ici uniquement Toyota, et c’est la 1ère fois que nous sommes dans une ville où nous ne voyons aucun minibus Mercedes sprinter. De plus dans cette ville il n’y a aucun service de remorquage.

Dans la cour en terre battue du “Chileno”, ferronnier mécanicien, Walter et Alain commencent les investigations sous le camion et ne repèrent pas tout de suite le problème. C’est en débranchant le réservoir de liquide d’embrayage qu’ils constatent qu’il est vide… alors que le niveau visible de l’extérieur est au maximum. Ils comprennent alors que le réservoir commun aux freins et à l’embrayage est cloisonné. Après démontage de la conduite métallique d’embrayage ils constatent qu’elle était en contact avec le chassis et que les vibrations l’ont usée jusqu’à la percer. Bien sûr la pulvérisation d’huile nous empêchait de repérer la fuite. Il ne restait plus qu’à faire un point de soudure, le remontage et la purge du système pour que le problème soit résolu. La journée de travail plus fournitures nous sera tout de même revenue à 78€! et encore Walter a l’air géné de nous demander une telle somme.

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Françoise et Jean ayant prévu le même itinéraire que nous pour les quelques jours suivants, nous décidons de faire route ensemble. Ainsi nous voici partis pour 350km de pistes de terre à travers les Andes, 4 jours pendant lesquels nous n’allons croiser qu’une dizaine de véhicules et découvrir des paysages de toute beauté, décors de Far West dans ces montagnes arides et colorées d’où émergent parfois de grands cactus. Chaque soir le bivouac avec nos amis dans ces décors grandioses est un enchantement.

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Nous avons donc passé 7 jours ( y compris le salar) sans mettre nos roues sur une route goudronnée avant de descendre sur Tarija (1800m-voilà 2mois que nous n’étions pas descendus si bas!) et sa vallée réputée pour ses vignobles. Là nous nous engageons sur un chemin de vigne où nous croisons un camion, nous demandons à son chauffeur viticulteur si il y a la possibilité de visiter un vignoble dans les environs et sommes immédiatement invités à venir chez lui déguster sa production. Nous en repartons avec 3 litres que nous réserverons aux apéritifs car ces vins sont très sucrés.

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Le soir, à la recherche d’un bivouac nous arrivons par hasard, au bout d’une route pavée, sur l’entrée de la propriété Kolhberg, le plus prestigieux domaine viticole de Bolivie. Nous allons dormir devant la demeure après avoir demandé au gardien qui en a lui même référé au propriétaire. C’est ainsi que le matin, Mr Franz Kolhberg vient lui même, heureux d’accueillir des français, pour nous faire visiter son super domaine familial. Dans son salon de dégustation il nous ouvre 2 de ses meilleurs crus et nous fait cadeau de 2 bouteilles que nous avons particulièrement appréciées.

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Nous continuons notre route vers la frontière de l’Argentine et les paysages changent totalement. Nous sommes maintenant,à basse altitude, dans des plaines fertiles, verdoyantes parmi les bananiers, orangers, mandariniers, plantations de maïs, de cannes à sucre et autres manguiers.

C’est à la frontière que nos routes se séparent avec Françoise et Jean car ils rentrent en France et se dirigent donc vers l’Atlantique. Bonne route à eux et bon retour en France.

La Bolivie est assurément le plus pauvre des pays que nous avons visités en Amérique. Nous sommes tombés sous le charme des paysages de l’Altiplano et autres merveilles de la nature dont les volcans enneigés et le Salar d’Uyuni.

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Colombie

    

Nous voici donc en Colombie. En attendant Vagabond, nous logeons dans un petit hôtel à deux pas de la vieille ville et durant 2 jours nous visitons à pied la belle Carthagène des Indes ( ainsi nommée pour la distiguer de Carthagène d’Espagne). L’architecture coloniale hispanique avec ses arcades et patios donne un grand charme à la ville intramuros.

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Il nous a fallu une grosse journée de démarches pour pouvoir récupérer Vagabond au port ; des dizaines de photocopies, des formulaires à remplir aux douanes, à aller faire tamponner au port quelques kilomètres plus loin, revenir aux douanes pour obtenir la signature qui ne peut être apposée qu’après le tampon, aller en ville à la compagnie maritime pour savoir à quel port se trouve le camion et obtenir le «  Bill of Lading », prendre rendez-vous avec un inspecteur pour la vérification du camion au port, se rendre à ce rendez-vous, faire la queue pour régler les frais…. Beaucoup d’énergie dépensée, mais le soir la récompense est là car nous pouvons sortir Vagabond du port.Il ne reste plus qu’à traverser la ville dans une circulation dense parmi une multitude de taxis et de motos se faufilant, coupant la route, déboitant ou s’arrêtant en pleine voie sans jamais signaler leurs manœuvres, tout ceci dans un concert d’avertisseurs.Bienvenue en Amérique du Sud !!

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Nous nous rendons à 50 km au sud de la ville pour profiter de la magnifique plage de Playa Blanca aux eaux turquoises. C’est la plage réputée de toute la région et de nombreux bateaux y amènent des hordes de touristes depuis Carthagène, si bien que le long ruban de sable blanc disparaît sous plusieurs rangées de parasols, ne laissant pas de place pour poser sa serviette…autant dire que ce n’est pas le genre d’endroit que nous affectionnons.

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Décidés à profiter une dernière fois de la mer Caraïbe, nous repartons vers le nord visiter Baranquilla, Santa Marta puis Palomito et leurs jolies plages.

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C’est ici que débute la Cordillère des Andes dans laquelle nous entrons à proximité du Vénézuela. Ce pays fournisseur de pétrole ayant fermé ses frontières, les stations services sont souvent à court d’essence. De nombreux vendeurs de bidons d’essence se succèdent le long de la route.

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Nous dépassons rapidement les 2000 m d’altitude et la végétation devient totalement différente avec des arbres de petites tailles clairsemés.

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Nous nous rendons à Playa de Belen, un très joli village classé situé dans un cadre exceptionnel avec  «  Los Estoraques » des formations géologiques uniques mais aussi des terres fertiles cultivées et partout des fleurs et des oiseaux.

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Cet endroit nous avait été indiqué par Christophe et Béatrix qui en avaient gardé un excellent souvenir car ils y avaient fait des rencontres inoubliables. Lorsque nous arrivons nous nous engageons dans ses étroites rues pavées à la recherche d’une place de stationnement. Nous sommes alors interpellés par un homme en train de décorer sa façade. Il nous demande ce que nous cherchons puis d’où nous venons et nous invite à rentrer boire un café. Au cours de la discussion avec sa famille ils nous disent avoir sympathisé avec des voyageurs Suisses 2 ans auparavant. Bien sûr il s’agissait de Christophe et Béatrix !! C’est quand même extraordinaire que les 1ères personnes rencontrées dans cette bourgade de 9000 habitants soient les amis de Christophe et Béatrix. A notre tour, nous allons bénéficier de toutes leurs attentions, repas partagés, randonnées guidées autour du village dans « los Estoraques », à la pinède, et jusqu’au mirador… Françoise en profite pour leur préparer une quiche Lorraine alors qu’ils nous préparent leurs plats traditionnels.

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Nous avons la chance d’être arrivés le 30 Novembre car la soirée est animée pour fêter l’entrée du mois de la nativité, aussi appelé mois des lumières en référence aux illuminations omniprésentes.

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Nous avons été touchés par l’accueil que nous ont réservé Wilson, sa fille Marie Paola, son épouse Sol et sa maman. Comme chaque fois, le départ en sachant qu’on ne se reverra sûrement plus est émouvant.

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Le canyon de Chicamocha est le second plus grand canyon au monde (après celui du Grand Canyon) avec ses 2000 m de profondeur et ses 20 km de longueur. Un parc National a été aménagé avec de nombreuses attractions dont un téléphérique que nous empruntons pour passer sur l’autre rive et profiter de jolis points de vue.

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Sur le parking, nous rencontrons un couple d’Argentins, Cristian et Anabel, eux aussi voyageurs de longue durée à bord de leur fourgon ; Nous passons une bonne soirée avec eux et en profitons pour noter quelques adresses de sites qu’ils nous recommandent.

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Nous visitons les principales villes de caractère du Nord Est de la Colombie dont Giron, Barichara et Villa de Leyva, toutes classées au patrimoine national avec leurs rues grossièrement pavées, leurs maisons et églises de style colonial Espagnol.

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A Villa de Leyva, nous assistons parmi une foule dense à la fête de la lumière avec concert et feux d’artifices qui durent plus de 2 heures sur l’immense place Major.

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Nous nous rendons à Zipaquira visiter la réputée Cathédrale de Sel. Nous descendons à 180 m sous terre. Dans les parois des galeries et des immenses salles de cette mine ont été sculptées de nombreuses croix et statues, en faisant un site exceptionnel.

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Notre arrivée à Bogota coïncide à nouveau avec la soirée de la fête de Marie et d’ouverture du mois des lumières. Le soir nous prenons le téléphérique (au prix de 2 h de file d’attente) pour monter à Monserrat en passant de 2600 m (altitude de la ville) à 3150 m (Sanctuaire du Monserrat) et apprécions une magnifique vue sur la capitale. Sur le parking du téléphérique, nous rencontrons Guy, voyageur français solitaire à bord de son superbe Mercedes G avec cellule, et passons la soirée ensemble.

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Ce qui nous a le plus marqués pour nos débuts sur l’Amérique du Sud, c’est d’abord de rencontrer des paysages ressemblant plus à ceux de France. Les Colombiens que nous avons cotoyés ont tous été avenants, soucieux de savoir si nous apprécions leur pays (conscients de la mauvaise image que leur pays reflète en Europe) et compatissants par rapport aux récents attentats de Paris.

A noter que c’est la première fois que nous rencontrons de nombreux péages pour rouler sur des routes d’un état plutôt moyen à médiocre.

C’est aussi le premier pays où nous voyons de nombreuses voitures Françaises, surtout des Renault (encore pas mal de R4, R12 mais aussi des modèles récents). Dans les campagnes ou les petites villes les déplacements à cheval et charrette sont aussi toujours courants.

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Nous n’avons pas pu vraiment visiter Bogota car nous avons passé beaucoup de temps dans les embouteillages et dans les bureaux des douanes pour demander un parking sous douane qui permet de suspendre l’importation temporaire . Malheureusement à Bogota les douanes n’en ont pas. Nous avons donc dû nous rabattre sur la recherche d’un parking privé pour y laisser Vagabond pendant les 2 prochains mois que nous allons passer en Angleterre et en France pour profiter de la famille et des amis. La suite de notre blog dans un peu plus de 2 mois.

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Quelques photos supplémentaires

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C’est reparti!

Nous sommes restés bloqués à Pharr(Texas) 9 semaines à attendre que Vagabond soit réparé. Nous avons trouvé un hôtel avec des studios à un prix abordable (environ 35€) où nous pouvons faire nos repas et séjourner confortablement.

Nous sommes dans la vallée du Rio Grande, fleuve servant de frontière entre le Mexique et les USA. C’est un endroit qui n’est pas du tout touristique, totalement plat avec une succession d’agglomérations, traversées par de grandes routes. Heureusement que nous avons nos vélos qui nous permettent d’aller faire nos provisions car les commerces sont à plus de 3 km de l’hôtel. Les locaux sont étonnés de nous voir nous déplacer ainsi, encore plus quand ils apprennent qu’on est des touristes! C’est vrai que la chaleur (32° à 35°) et l’humidité qui règnent ici ne sont pas les conditions idéales pour le cyclisme, de plus aucun aménagement n’a été fait, pas plus que pour les piétons d’ailleurs! Ici, il n’y a que la voiture qui compte et on a bien conscience d’être dans le pays de l’automobile, en face de chaque ville, le long des voies rapides, les dizaines de concessionnaires alignent des voitures sur des kilomètres. Il est vrai que l’offre est pléthorique : on a recensé plus de 20 marques Américaines dont Ford, Chevrolet, GMC, Buick, Lincoln, Chrysler, Dodge, Plymouth, Cadillac, Pontiac, Saturn, Oldmobile …auxquelles il faut ajouter les marques Japonaises, Coréennes, Allemandes. Par contre aucune marque Française.

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Nous avons loué une voiture (une Buick svp!) pour aller visiter Padre Island, une longue langue de sable entre le golfe du Mexique et une lagune. Au retour, nous avons visité la réserve de Laguna Atascosa où nous avons pu voir oiseaux et bébés alligators.

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Pharr est une ville sans âme et notre long séjour forcé pendant lequel notre patience fût mise à rude épreuve ne nous laissera pas un souvenir impérissable!

Notre mésaventure nous a fait réaliser la place importante que Vagabond a prise dans notre voyage, bien sûr parce qu’il est à la fois notre maison et notre moyen de locomotion, mais aussi parce qu’il est un fort provocateur de rencontres.

C’est donc plus de 2 mois ½ après notre accident que nous avons pu le récupérer. Nous partons le tester pendant 3 jours à South Padre Island, ville balnéaire moderne dans laquelle nous ne nous attardons pas pour profiter de la longue plage (70 km) sur laquelle nous pouvons rouler et nous arrêter où bon nous semble.

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Royaume du Pick Up, certains surélevés, d’autres surbaissés.

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Pas très rassurant pour les piétons ou cyclistes !

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Croisé dans une rue : compresseur, barre anti retournement !

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Mobil home XXL…

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Le printemps maintenant bien avancé nous a permis de voir la floraison des flamboyants

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UTAH

04/10 au 09/10/14

Antelope Island est une presqu’île sur le grand lac salé. Une balade à VTT, nous permet de découvrir des mouflons perchés dans les rochers ainsi que des bisons près des plages et des cerfs dans la plaine.

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Pour se rendre à Moab, ville à l’entrée des parcs nationaux de Canyonlands et des Arches, la route traverse des paysages majoritairement désertiques.

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Ces parcs sont un univers minéral où l’on se sent tout petits et où la nature a transformé la roche en majestueuses œuvres d’art.

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Bien que l’on traverse ces parcs avec Vagabond, les sites intéressants s’atteignent après de longues marches qui ont laissé de belles ampoules sur les pieds d’Alain. Le scribe de service s’est donc mis en grève pour soigner ses bobos et vous laisse profiter des photos qui racontent mieux qu’il n’aurait pu le faire ces paysages fascinants.

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Françoise cale…

Moab est un endroit internationalement connu pour la pratique du tout terrain. Les rues sont remplies de 4X4 de toutes sortes surélevés, équipées de roues énormes, mais aussi de buggys, de quads, de motos tout terrain et de VTT.

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Une étendue immense¨Sand Flats recreation area¨ leur est réservée. Parmi tous les chemins, l’un d’entre eux, le Slickroch Bike Trail est réservé aux VTT, tracé dans un désert de dunes pétrifiées et annoncé comme l’expérience ultime en mountain bike…C’est bien sûr la plus longue et difficile boucle qu’Alain est allé parcourir. Elle offre des montées et descentes abruptes sur cette roche où l’adhérence est surprenante. Il en est revenu fatigué mais conquis par ce terrain d’où les vues sont magnifiques sur les alentours, dont le parc des Arches et plus loin les Rocheuses.

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Etat de Washington

16/09 au 23/09/2014

Depuis la descente sur Vancouver, les paysages ont rapidement changé. Les immenses forêts humides entourant les milliers de lacs ont d’abord laissé place à des forêts plus clairsemées et sèches puis après avoir traversé la plaine verdoyante de L’Okanagan, grosse productrice de fruits et légumes grâce à une bonne irrigation, nous nous trouvons au milieu de monts couverts d’herbes desséchées et de roches à nu prenant des airs d’Atlas Marocain, avec juste un petit ruban vert au fond des vallées.

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Avant d’en arriver là, nous avons dû passer la frontière Canada-USA. Nous aurions pu la passer à Vancouver mais nous avons préféré la passer à Osoyoos, 450 km plus à l’est, car ce poste est moins fréquenté et nous pensons qu’il sera plus facile de discuter à la frontière. En effet nous sommes à 10 jours de l’expiration de nos visas et espérons pouvoir obtenir une prolongation sans laquelle nous serions obligés de descendre tous les USA pour passer au Mexique. A priori le choix a été bon puisque après 1 h de discussion dans les bureaux de la police des douanes nous avons obtenu 6 mois supplémentaires. Dans ces bureaux, nous avons eu la chance d’avoir affaire à une policière des douanes qui a su nous écouter, et à qui nous avons pu exposer notre périple « le voyage de notre vie » et surtout lui prouver que nos moyens financiers étaient suffisants. Ils ont aussi voulu voir l’intérieur de Vagabond, probablement pour s’assurer que nos conditions de vie étaient bonnes. C’était pourtant mal parti avec le policier en faction au guichet : Alain essayant d’avoir des renseignements s’est fait couper la parole, s’entendant répondre qu’ici c’était lui qui posait les questions, puis nous retendant les passeports en nous affirmant qu’il fallait quitter les USA le 24 septembre, date du tampon, et nous priant de dégager en ajoutant : «  si vous voulez vous pouvez vous garer plus loin et aller demander dans les bureaux mais vous aurez la même réponse ! ».

Leavenworth est une étonnante ville « bavaroise » très fleurie que nous visitons au beau milieu de l’état de Washington (Note pour ceux qui ne suivraient pas bien… : Etat qui se trouve sur la côte ouest des USA, à des milliers de km de la ville de Washington, elle sur la côte est).

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Toppenish, la ville la plus importante de la grande réserve indienne Yakama affiche fièrement ses fresques murales peintes sur ses maisons authentiques.

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De Yaima, nous partons sur le Mont Rainier où nous allons faire une randonnée malgré le temps très humide.

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De retour nous nous sommes réconfortés en mangeant le saumon qui nous avait été offert par un pêcheur.

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La plaine autour de Yakima est aussi très bien irriguée, ce qui en fait une grande place agricole. La viticulture bien présente fournit des vins renommés et les vergers s’étendent à perte de vue.

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Sortis de cette vallée, nous roulons à nouveau sur 100 km à travers des montagnes désertiques jusqu’à la rivière Colombia que nous traversons pour passer rive gauche dans l’état d’Oregon.

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Nous la suivons par la route scénique 30. A partir de là, la diversité des paysages est étonnante. Nous passons en quelques kilomètres de la terre aride à des forêts humides dans lesquelles nous voyons de nombreuses et très belles cascades.

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Nous nous rendons à Larch Mountain pour un point de vue sur cinq sommets environnants mais la fumée d’un incendie assombrit le ciel et seul le mont Hood reste visible. Le soleil à travers cette fumée embrase le ciel.

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Nous faisons une randonnée à VTT sur les pentes de Larch Mountain, sur un sentier accidenté dans une belle forêt.

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Le long de la rivière Colombia des maisons flottantes sont ancrées aux rivages.

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Portland bien qu’à 150 km du Pacifique est un port actif, la rivière Colombia étant navigable jusque là.

Nous montons sur les hauteurs de la ville pour visiter ses réputés jardins de roses entretenus depuis 1905, puis étendus lors de la grande guerre, les rosiers étant importés d’Europe dans le but de les sauver de la destruction. Il y en a maintenant plus de 2000 variétés.

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Astoria s’étend sur la rive gauche de l’embouchure de la Colombia River. Nous empruntons  la longue promenade sur pilotis sous lesquels les phoques vocalisent. Au restaurant nous nous régalons d’une soupe de clamps et d’un saumon grillé au barbecue.

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Un grand pont relie Astoria à l’état de Washington. Nous  montons en haut de la tour « Astoria Column » pour une vue panoramique sur la ville et l’embouchure.

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Le lendemain, malgré le temps pluvieux, nous allons dîner sur la plage bien à l’abri dans Vagabond, face à l’Océan Pacifique Nord.

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Note à l ‘attention des pseudo écolos: Ici les plages ont toujours été accessibles aux véhicules et ne semblent pas en souffrir, toutes sortes d’oiseaux très présents en attestant. Les accros aux lois Lalonde interdisant les accès, parfois même aux vélos et aux piétons à beaucoup de nos sites naturels, sous prétexte de les préserver seraient bienvenus de regarder ce qui se passe hors de l’hexagone !!

Un petit bilan pour marquer les 6 mois de présence en Amérique du Nord.

Les faits les plus marquants lors de ces 39000 km:

-Baignade dans les eaux chaudes de Floride

-Approche des glaciers au milieu des icebergs en Alaska

-Soleil de minuit à Inuvik( Canada)

-Approche de toute la faune rare ou inexistante en Europe du Sud: Ours noir, grizzly, lamantin, dauphin,raton laveur, baleine, cerf, élan, caribou, alligator, pélican, saumon,pica,spoonbill,orignal…..

-Immersion dans la nature des parcs nationaux et les merveilles qu’ils recèlent.

-L’accueil que nous ont réservé tous les autochtones, toujours prêts à rendre service avec le sourire.

– Les rencontres avec les autres voyageurs.

COLOMBIE BRITANNIQUE

1/09/14 au 15/09/14

Pour se rendre à Kennicott, il faut emprunter la piste Mc Carthy en graviers sur 90 km qui suit le tracé de l’ancienne voie des chemins de fer et passe sur la rivière Kuskulana par un joli pont construit en 1911.

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La leçon des péripéties de la Dumpster (1400 km avalés à 100-110 km/h qui nous ont valu l’éclatement d’un pneu plus l’usure prématurée des autres) semble avoir été retenue car c’est à 60 km/h que nous roulons cette fois. Alain commencerait-il à s’assagir? Il a même ressorti le vieil adage « Qui veut voyager loin…. ». La piste s’arrête à Mc Carthy et nous faisons à vélo les 7 km de montée vers la mine de Kennicott située au pied du glacier du même nom. Ce sont des prospecteurs d’or qui, en 1900, en remontant la rivière ont découvert cet affleurement de minerai qui avait la plus forte concentration de cuivre au monde (70°/°). Les premières années d’exploitation, le minerai était acheminé à dos de cheval jusqu’à Valdez. En 1911, une ligne de chemin de fer a été installée. En 1938, le cours du cuivre s’effondrant et la mine s’appauvrissant, elle fut fermée en laissant une ville fantôme et toutes les machineries d’exploitation sont restées sur place. Aujourd’hui, classée monument national, elle est en cours de réhabilitation pour le tourisme. Nous avons été étonnés de voir toutes ces constructions, toutes ces machines qui avaient été amenées jusqu’ici pièce par pièce dans cet environnement hostile et reculé au tout début du siècle dernier.

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Les températures commencent à descendre ( 3° au réveil et 12° à midi) et ceci combiné à la pluie, au plafond très bas ne nous permettant plus de profiter pleinement des paysages, nous décide de quitter l’Alaska. On est frustrés de ne pas pouvoir capter toute la beauté des forêts et montagnes qui nous entourent par manque de luminosité. Les feuillages ont maintenant pris des couleurs flamboyantes, certains d’un jaune lumineux semblant vouloir remplacer le soleil. La neige commence à saupoudrer les monts au dessus de 1000 m.

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Sur une rivière nous voyons d’ingénieux radeaux équipés de roues à godets qui servent à pêcher automatiquement le saumon.

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Nous ressortons de l’Alaska par l’Alaska Hwy avec passage obligé par Whitehorse (Yukon)qui a la particularité d’être au carrefour avec la Klondite Hwy. Dans ces territoires du Nord Canadien et de l’Alaska, le réseau routier est si peu étendu ( une dizaine de routes) que les carrefours sont rares!

Le parking de Walmart est un point de rencontre avec les autres voyageurs. C’est ainsi que nous retrouvons, Christophe et Béatrix (www.juratourdumonde.com), déjà rencontrés au Dénali puis faisons la connaissance de Sébastien et Vanessa,(www.globulle.eu) jeunes français partis eux aussi pour 3 ans de voyage avec leurs 3 filles. Ils voyagent avec un camping car sur Ford Transit et ils sont bloqués sur le parking en attendant des plaquettes de frein, elles-mêmes bloquées par les douanes… ça nous rappelle quelque chose..

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Après avoir descendu la moitié de la Colombie Britannique, nous repassons en Alaska pour aller à Hyder, village réputé pour un point de vue sur la rivière où les ours viennent attraper les saumons. Nous nous y rendons le soir et attendons en vain jusqu’à la tombée de la nuit puis y retournons de bon matin et assistons au petit déjeuner d’un grizzly mais de trop loin et avec trop de brume pour faire des photos correctes.

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C’est aussi d’Hyder que part la piste vers le Glacier Salmon, de laquelle nous apprécions les superbes points de vue.

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Le lendemain, c’est en passant sur un pont que nous avons la chance de voir un grizzly et son ourson en train de pêcher en contrebas. Plus loin, c’est encore depuis Vagabond que nous en voyons un autre et son petit juchés dans un arbre.

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En route nous rencontrons 35 membres d’un club Airstream, marque mythique de rutilantes caravanes d’un peu tous les États, ils se regroupent chaque année pour les mois d’été.

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A l’approche de Vancouver, nous renouons à regrets avec l’agitation des états du sud, grandes routes 2X2 voies embouteillées, lignes électriques le long des routes…..Toutefois l’arrivée sur Vancouver et ses banlieues très vertes est agréable, d’autant plus que le temps est radieux et que la température dépasse les 25°. On n’a plus l’impression d’être au Canada tant le climat ici est tempéré et la sécheresse marquante. Nous ne nous attardons pas dans le centre ville que nous ne faisons que traverser en passant sur le pont suspendu.

Nous prenons le ferry pour aller sur l’île de Vancouver que nous atteignons en 1h30. C’est la plus grande île côté Pacifique du continent Nord Américain ( 470 km de longueur). De Nanaimo, port d’arrivée nous remontons à Telegraph Cove, un petit port au fond d’une baie sauvage. Cet endroit nous avait été conseillé comme point de départ pour une sortie en mer garantissant l’approche des baleines. Une nouvelle fois, le tuyau était bon ! Pendant 3h nous avons approché des dizaines de baleines à bosse et d’orques ( dites baleines tueuses). A nouveau spectacle grandiose, d’autant plus que sonorisé, le capitaine arrêtant son moteur pour plonger un micro nous faisant profiter du chant envoûtant des baleines.A bord était présente une ranger marine qui nous donnait des explications  sur la vie des baleines et leurs différences.

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Tofino est une jolie station balnéaire au bout d’une langue de terre bordée de très belles plages côté Pacifique où le surf est roi, suivi de près par le kayak de mer.

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Nos rencontres :

A Campbell River nous avons rencontré un couple de jeunes français venus s’installer sur l’île en tant que professeurs de français. Ils étaient un peu désabusés car ici il n’y a pas d’éducation Nationale et toute la profession est sous la coupe d’un syndicat qui mène une grève dure les laissant inactifs et sans salaire depuis 3 mois.

A Victoria, c’est Patrick qui est venu nous voir. Franco québecois « installé » sur l’île de Vancouver où il mène une vie de bohème, habitant dans son mini fourgon postal ou sur l’un des bateaux qu’il a renfloués. Il nous a guidés à travers la ville pour nous faire découvrir les plus beaux endroits dont le port de plaisance est le centre. Les bateaux partagent ici les anneaux avec les avions ! Nous parcourons à vélo la belle promenade de bord de mer avec vue sur les USA.

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A Vancouver, ce sont les jeunes Coralie et Jérôme qui sont venus taper à notre porte. Coralie est Nîmoise et avait repéré notre plaque d’immatriculation. En voyage autour du Canada depuis 4 mois pour clôturer leur année de travail sur Calgary. Nous avons passé une agréable soirée à échanger nos anecdotes de voyages.

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ALASKA SUITE

Du 20/08 au 31/08/2014

A Palmer, nous allons visiter une ferme qui élève des « Musk Ox »( bœuf musqué) descendant de l’âge de glace. Cet élevage est à but éducatif et scientifique et leur épaisse fourrure sert à la confection. On les trouve à l’état sauvage dans les pays nordiques. En Alaska, ils avaient complètement disparu suite au changement de température.

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Nous allons faire une belle randonnée VTT(32 km) au lac Eklutna qui nous permet de nous rapprocher de 2 glaciers. Au départ du chemin, une affiche nous prévient que des randonneurs avaient été suivis par un ours noir 2 jours avant. Nous nous sommes équipés d’une bombe anti ours au cas où, ainsi que d’une clochette pour le prévenir de notre arrivée et ne pas le surprendre. C’est là qu’il est le plus dangereux.

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Anchorage est de loin la plus grande ville d’Alaska regroupant à elle seule 50°/° de la population de cet état. Ce n’est pas pour autant la capitale car c’est Juneau qui n’est relié que par mer ou air au reste du continent!C’est à VTT que nous parcourons à nouveau 32 km sur le chemin côtier pour aller visiter le centre d’Anchorage qui n’est pas exceptionnel. Françoise commence à avoir des mollets en béton.

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L’embouchure de la rivière Bird est très prisée par les pêcheurs de saumons. Nous en rencontrons plusieurs très fiers de leurs prises, il est vrai de tailles respectables.

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Nous sommes allés dormir sur un parking de la station de ski Alyeska, à la respectable altitude de 57 m!!

Le lendemain nous prenons le téléphérique jusqu’au sommet de la station d’où nous partons pour une marche jusqu’au pied d’un glacier.

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Hope est un joli hameau qui fut créé lors de la ruée vers l’or en 1898. 10000 chercheurs d’or s’y étaient installés. Le soir nous remontons par une piste le long de la rivière « Résurrection » et voyons des prospecteurs « loisirs » au travail. Nous nous arrêtons au bord de la rivière pour un joli bivouac.

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Lors d’une randonnée vers la rivière « Russian » nous assistons aux tentatives désespérées de nombreux saumons de remonter un rapide. Les gardes-pêche rencontrés nous ont dit qu’à cet endroit les ours ont l’habitude de venir pêcher, mais nous n’y étions pas au bon moment.

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En descendant la péninsule de Kénaï vers Homer, nous allons voir « village caché », petit port de pêche niché à l’embouchure de la rivière Nimilchik, dominé pars une vielle église orthodoxe, témoignage du passé Russe.

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Homer se dit capitale mondiale de la pêche au flétan et son port de pêche est des plus actifs. Le temps maussade ne nous a pas permis d’apprécier le cadre mais juste de saisir la luminosité exceptionnelle du matin. Les gens sont étonnés qu’on ne soit pas pêcheurs, et ici sans équipement de pêche on se sent un peu comme quelqu’un qui viendrait l’été à la Grande Motte sans maillot et serviette…

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A Seward, nous nous rendons au glacier Exit, le seul glacier du Parc National des Fjords de Kenai accessible par la route. Un chemin nous permet de l’approcher au plus près.

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Un peu avant l’arrivée sur Whittier, nous voyons les premiers petits icebergs sur le lac de Portage. Whittier est le port d’eau profonde le plus proche d’Anchorage avec laquelle il est relié par le chemin de fer. Le seul accès terrestre se fait par un tunnel en voie unique de 4 km de long emprunté aussi par les trains. Nous avons dû patienter le temps qu’un train en sorte, puis que la fumée se dissipe, pour le traverser.

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C’est donc un port de commerce et bien sûr de pêche qui s’est un peu ouvert au tourisme depuis que le tunnel ferroviaire a été ouvert aux voitures. Nous espérions pouvoir embarquer sur un bateau proposant des excursions au fond des fjords environnants au pied des glaciers, mais le temps encore médiocre ne nous a pas permis de le faire. L’eau suinte de toutes parts. Les sous-bois sont couverts de mousses et de lichens sur lesquels se développent de nombreuses variétés de champignons. Bien que nous soyons encore en Août, ici la végétation prend ses couleurs d’automne.

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C’est toujours sous la pluie que nous arrivons à Valdez. La météo prévoyant une nette amélioration pour le lendemain, nous allons prendre nos billets pour une sortie en mer sur Lulu Belle, un joli bateau qui nous avait été recommandé. Les 8 h passées en mer ont été un vrai régal. Fred, le capitaine, nous a amenés au plus près des animaux : des macareux, des lions de mer, des marsouins, des loutres de mer, des otaries et des aigles.

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Puis il est allé s’immobiliser au pied du glacier Columbia, au beau milieu des icebergs, pour nous laisser profiter du spectacle grandiose des déflagrations suivies d’énormes pans de glace qui s’écroulent en front de glacier et qui provoquent des vagues impressionnantes. La mer étant couverte de glace, la vague nous arrive dessus en une simple ondulation, comme étouffée. Ce fut une journée de toute beauté.

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Valdez est aussi l’endroit où arrive le pipeline trans Alaska qui achemine 25°/° du pétrole brut des Etats Unis dans un grand terminal pétrolier.

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La construction qui s’est faite de 1974 à 1977 a dû appliquer des solutions techniques inusitées jusque là. Elle est en zigzag pour absorber les dilatations, l’amplitude des températures étant de plus de 65° entre l’hiver ( -40°) et l’été (+ 25°). Les supports en U reposent sur des piliers dont le sommet est équipé de radiateurs pour évacuer la chaleur dans l’atmosphère et ne pas réchauffer le permafrost dans lequel ils sont fondés. 11 stations de pompages réparties sur le parcours de 1287 km de Prudhoe (Arctique) jusqu’ici, réchauffent et font circuler le brut.

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Cap Canaveral et Merritt Island NationalWildlife Refuge

30/04 au 8/05/2014

Nous remercions tous ceux qui nous suivent. Nous apprécions les commentaires qui nous encouragent dans la poursuite de notre blog. Par contre nous sommes désolés de ne pouvoir répondre.

Déjà un mois que nous avons récupéré Vagabond. Nous sommes ravis de ce début de voyage. Les Américains sont vraiment chaleureux avec nous et toujours disponibles pour nous aider. Ils nous semblent être moins égocentriques et plus respectueux que beaucoup d’autres Européens.

Les 6000 km que nous avons faits nous auront rassurés sur le choix du sprinter et de son aménagement. Si c’était à refaire nous ne changerions rien.

Nous nous sommes toujours sentis en sécurité lors de nos nuitées et n’avons pas été dérangés lors des 23 arrêts « sauvages ».

Ma remarque sur le parc automobile faite à New-york est à nuancer. Si elle était justifiée pour les grandes villes du NE, je me suis rendu compte qu’en dehors ils aiment toujours les grosses voitures largement motorisées. Ce qui est le plus étonnant c’est que tout et n’importe quoi  a  le droit de rouler sur la voie publique de la voiturette de golf au big foot en passant par les gros pick-up surélevés, les harley ( conduites sans casques) et autres trikes..

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Une telle liberté dans un pays où beaucoup de choses sont archi sécurisées et réglementées est plutôt paradoxale. Les bus scolaires (les fameux bus jaunes) sont eux par contre entourés de moult égards: à chaque arrêt, des feux à éclats s’allument, des panneaux stop se déploient sur le côté, une barrière s’ouvre sur l’avant pour empêcher les enfants de traverser juste devant le bus et les voitures doivent s’arrêter dans les deux sens de circulation. On en a même croisé un qui était encadré par 2 voitures de sécurité,gyrophares allumés.

Dans un autre domaine, une réglementation va jusqu’à fixer la longueur de la laisse des chiens dans les parcs nationaux(1m80).

Alors que nous étions installés à un Mc Do en train de mettre le blog à jour, un américain voyageant en van, nous aborde pour nous parler de Vagabond et nous questionne sur notre voyage. Puis il s’est proposé de nous tracer un itinéraire. Durant une heure environ, cartes à l’appui,il nous a donné de nombreux conseils.

Plus tard, alors que nous sommes arrêtés à un feu rouge, quelqu’un vient frapper à la vitre. A nouveau un français établi, lui à St Augustine, nous donne sa carte avant que la file redémarre. Il s’agit de Philippe Cahagne; Il a monté une boulangerie pâtisserie qu’il a appelée « les Petites Pleasures ». Nous nous y arrêtons le lendemain pour y prendre le petit déjeuner tout en échangeant nos impressions d’immigrants. Nous en repartons avec une baguette de pain, hum ! du vrai pain français que nous n’avions pas trouvé depuis notre arrivée.DSCN1971_modifié-1

Notre arrivée à Daytona Beach se fait sous une pluie soutenue.DSCN1986 DSCN1987 DSCN1989

Le lendemain, nous profitons du retour du soleil pour aller parader avec Vagabond sur « la plus fameuse plage du monde ».

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Nous sommes maintenant en zone subtropicale, la température va de environ 22° le matin à 32° l’après midi et l’eau est vraiment bonne pour la baignade(24°).

Une visite de l’International Speedway s’imposait. Nous avons la chance d’y arriver alors que se déroule une course. Le spectacle est assez prenant les voitures se suivent parfois à quelques cm sur cet ovale dont les virages sont inclinés à 31°, effet accentué par la sonorité rauque de leurs moteurs. Françoise a peu apprécié mais c’est à voir.DSCN2020 IMG_7510 IMG_7475 IMG_7480

La visite du « Space Center » à Cap Canaveral nous a enchantés. Nous avons replongé dans la conquête de l’espace, le premier pas sur la lune, la navette Atlantis et nous avons pris conscience des exploits technologiques qui ont été effectués pour en arriver là. La salle de commandement du vol historique d’Apollo VIII sert maintenant de salle de projection. Le film retraçant l’épopée de ce vol nous a émus. Le gigantisme du hangar d’assemblage des fusées, ainsi que celui des fusées elles-mêmes nous a étonnés. Les voies doubles(une pour chaque chenille) permettant d’amener les fusées depuis le hangar jusqu’à leurs rampes de lancement sont plus larges qu’une autoroute. Malgré toute cette débauche de technologie, Cap Canaveral est une zone de magnifiques plages et de lagunes où la nature est protégée. C’est lors de notre visite que nous avons vu nos premiers alligators.

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Les trois jours suivants dans la réserve de Merritt Island et le parc de Sebastian, nous avons alterné promenades à vélo et en kayak dans la mangrove, ponctuées par des baignades dans l’eau chaude de l’océan. Nous avons rencontré un groupe de lamantins dans la lagune, l’un d’eux est passé sous notre kayak à fleur d’eau, les autres tout à côté, ce fut une expérience prenante.

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Plus tard, à pied nous avons approché des alligators. Le sourire que semble esquisser celui-ci nous a laissés perplexes:était-ce celui de satisfaction d’un bon repas passé ou à venir?

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Nous avons aussi découvert de nombreuses espèces d’oiseaux et vu sur la plage des traces laissées par les tortues venues la nuit pondre et les emplacements au fond desquels elles déposent leurs œufs avant de les recouvrir de sable et de retourner à l’eauIMG_7602 IMG_7546 IMG_7554_modifié-1 IMG_7565_modifié-1 IMG_7573_modifié-1

Avant de repartir de ce parc, nous sommes allés nous baigner avec les lamantins et les avons laissés nous approcher à 2m mais l’eau du lagon n’était pas assez claire pour les photos.

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LES APPALACHES

La vie courante nous impose de fréquentes séances de calcul mental.

Exemple : Sachant que (contrairement au gallon anglais qui fait 4,546 litres), le gallon US fait 3,785 litres, que le prix du dit gallonUS de gasoil est de 3,799$, que le cours du $ est environ de …et que…Nous arrivons au résultat intéressant suivant : le litre de gasoil est à environ 0,70€.

Il en est de même avec les distances en miles, yards, feet, inches,qui n’étant pas des multiples décimaux sont compliquées à ajouter…Il m’a fallu un bon moment pour trouver que Vagabond faisait 9’4 » de haut pour 6’6 » de large.

Même problème pour avoir une idée du prix au kilo de la nourriture des ounces(oz) de 28,349g à ajouter à des pounds(lb) de 453,59g.

Sans compter pour la conversion des degrés Fahrenheit en degrés Celsius.

Mais bon, on dit qu’à la retraite, il faut continuer à faire marcher ses méninges !

Du 8/04 au 14/04/2014 Avant de commencer notre descente vers le sud, nous entrons dans le parc national de Shenandoah. Nous achetons le pass annuel (80$) qui nous permettra d’entrer dans tous les parcs nationaux des USA. Une belle route au nom de Skyline Drive le parcourt du sud au nord(170 km)

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Étant limitée à 56km/h cela nous laisse tout le loisir d’apprécier le paysage et de scruter les sous bois.

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Nous voyons quelques biches et faons et de nombreux vautours planent sur nos têtes.DSCN1674 IMG_7078

Nous avons fait une journée de randonnée sur un tronçon de l’Appalachian Trail, un GR qui traverse toutes les Appalaches

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Dans ces immenses forêts, l’homme n’intervient que pour tronçonner les arbres tombés en travers du GR, enlevant juste la largeur nécessaire au passage.

Au bout de 12km, nous atteignons les cascades de South River but que nous nous étions fixé.

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Il n’y a plus qu’à retourner… Nous rentrons fourbus et un peu déçus car nous n’avons vu que très peu d’animaux. Pourtant dans ce parc vivent de nombreux ours noirs, malheureusement ils ne sont pas encore sortis de l’hibernation à cause d’un hiver particulièrement long et rigoureux.

Nous continuons notre descente vers le sud sur la Blue Ridge Parkway(route des crêtes bleues) décidément une belle route où tout est fait pour préserver la nature et profiter des panoramas depuis les innombrables parkings « point de vue ».

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750 km sans une habitation, sans une station service, sans aucun commerce ni marchand de souvenirs…Il faut donc sortir de cet axe pour ravitailler et trouver la wifi.

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Nous faisons une belle randonnée nous menant aux cascades de Linville.

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Rencontre inattendue avec une oie au sommet d’une falaise surplombant la rivière. IMG_7145 IMG_7140

De retour, nous trouvons une moto(KTM 900) garée à côté de Vagabond. Son propriétaire, David, arrive un moment après avec le pouce levé en signe d’admiration. Il nous dit que notre fourgon est juste le modèle dont il rêve mais que le sprinter 4X4 n’est pas encore importé aux states. Il croit qu’il le sera d’ici quelques mois et veut remplacer son gros pick-up avec cellule trop encombrant. David est un grand voyageur et a déjà visité de nombreux états. Nous l’invitons à boire une bière et carte en mains, il nous donne des indications sur de nombreux sites à voir ou à éviter. Une personne vraiment sympa et en plus il connaît Sherco !http://www.sherco.com/usine-enduro.html

Nous atteignons le Parc de Great Smoky mountains par la ville de Cherokee. Nous passons notre chemin car la visite de la réserve des Indiens Cherokee, piège à touristes folklorique, ne nous intéresse vraiment pas.

Nous pénétrons dans le parc par une toute petite route qui se transforme au bout de quelques kilomètres en une longue piste nous amenant à Cataloochee, un campgroud en pleine nature au bord d’une rivière, paradis des pêcheurs à la mouche.

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Ici il fait nettement plus chaud et nous sortons enfin shorts et tee-shirts. Une balade à vélo sur les chemins nous permet de voir quelques cerfs. Dommage pour les photos mais au printemps ils perdent leurs bois ; ils n’auront repoussé qu’au mois d’Octobre.IMG_7210 IMG_7190 IMG_7194

Les ours noirs sont le symbole de ce parc. Mais nous n’aurons pas la chance d’en apercevoir bien qu’ils soient sortis de leur hibernation. Alain, intrépide chasseur d’images, a tout de même réussi à en photographier un sans trembler. Il est vrai que, empaillé et présenté dans un office du tourisme, la tâche était facile.DSCN1703

Maintenant direction l’océan.

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