Botswana 1

A l’extrémité Est de la bande de Caprivi aussi appelée Zambezi, nous quittons la Naminie pour entrer au Botswana. Nous nous arrêtons à Kasane pour partir en excursion pour la journée au Zimbabwe pour aller aux chutes Victoria situées sur le fleuve Zambèze. Elles sont parmi les plus imposantes au monde et en première place par la largeur en continu de la chute principale qui s’étend sur 1,7 km.Nous sommes en saison de débit maximum et le bruit est assourdissant mais le souffle qui fait remonter les gouttes d’eau crée une brume dense qui empêche de voir la totalité et ne permet pas de faire de belles photos.

Malgré un temps au beau fixe, chaque approche de la faille se soldait par une bonne douche !

 

De retour au Botswana, nous entrons au Parc National de Chobe parcourir les pistes du bord de la rivière Chobe où nous approchons (de très prés) de nombreux hippopotames et voyons un crocodile. Les girafes et les éléphants sont devenus notre quotidien et nous nous contentons maintenant de nous arrêter pour les contempler sans sortir l’appareil photos.

Le lendemain, nous arrivons en fin d’après midi à une autre entrée du même parc et nous sommes refoulés car nous n’avons pas réservé de camping à l’intérieur. Nous retournons donc à Kasane pour apprendre au bureau de tourisme que les places de camping à l’intérieur du parc sont toutes réservées pour le mois à venir. Nous décidons donc de le traverser sur une journée en commençant tôt le matin. Ce sera chose faite malgré les pistes de sable mou avec de profondes ornières sur lesquelles Vagabond s’est fort bien comporté.

Sortis de Chobe nous faisons un bivouac sauvage près d’un étang habité d’hippopotames et d’un gros crocodile…

C’est maintenant le parc National de Moremi que nous visitons pendant 3 jours. Là, les pistes sont toujours aussi sableuses mais en plus sont moins fréquentées et Alain doit fréquemment descendre pour aller dégager à la machette les branches d’acacias qui empiettent sur la piste et autres arbres que les éléphants viennent de coucher en travers du chemin…. sachant que le parc arbrite des lions et des léopards ! En plus des mamifères, nous voyons aussi de nombreux oiseaux.

Le Botswana a choisi depuis 1980 de développer un tourisme restreint pour minimiser l’impact négatif sur l’environnement et pour ce faire propose un nombre de places limité dans les camps des parcs à des prix prohibitifs : nous avons dû payer 86€ par nuit les emplacements des campings rustiques à l’intérieur de Moremi.

La bande de Caprivi Namibie

En plus de nos rencontres avec de nombreux animaux, nos 15 derniers jours en Namibie ont été marqués par nos rencontres avec des Européens.

Ce fut tout d’abord à Otjiwarongo où nous avons échangé avec Tadeas, un jeune tchèque qui a descendu toute l’Afrique depuis le maroc à vélo ! Son but étant Cape Town, il est mainrenant « tout près » de l’atteindre. A son retour il pense publier un récit de son voyage qui ne manquera sûrement pas d’anecdotes.

A Rundu, nous voyons le premier véhicule Européen depuis notre arrivée, et de plus immatriculé en France. C’est le Défender de Chrystel qui a choisi la vie nomade en Afrique Australe depuis 5 ans. Elle poursuit un but humanitaire en amenant son soutien pour l’amélioration des conditions des communautés des plus retirées en leur apprenant à cultiver (recyclage de l’eau, compost …).

Elle nous donne les coordonnées de Luc, un français qu’elle avait rencontré quelques jours auparavant. Lui aussi fait sa vie en Afrique depuis 30 ans. Il est en train d’installer un camp au bord de la rivière Kwando où nous allons le rejoindre. Très sympa, il nous invite à rester sur son terrain et après une nuit à entendre des grognements d’ hippopotames, il nous fait découvrir la rivière avec son bateau. Dans l’eau ou sur les berges le spectacle est permanent. Nous slalomons entre les hippos avant d’en voir un tout près sur le bord, puis c’est au tour d’un éléphant de s’approcher de nous pour venir boire, le voir a seulement 10 m et au ras de l’eau est très spectaculaire. Plus loin nous dérangeons un gros crocodile qui se glisse rapidement dans l’eau( il a été trop rapide pour la photo). Oiseaux et cervidés variés sont aussi au programme ; encore merci à Luc.

Entre ces rencontres,nous sommes allés visiter la réserve de Mahongo où un éléphant n’a pas apprécié que nous ayons pris sa place sous un arbre pour déjeuner. Après son aimable demande nous avons mis quelque distance entre lui et nous…

Notre saga amortisseur n’était pas terminée et cette fois l’un d’eux s’est carrément cassé nous obligeant à rejoindre à faible allure Katima pour commander un jeux d’amortisseurs d’origine à un accessoiriste que Luc nous a recommandé. Alain avait du presser le fabricant car il n’avait pas tenu ses délais. Dans la précipitation il a sûrement oublié le blocage de l’écrou de piston, la tige ainsi libérée s’est mise en travers. Nous nous installons dans un camp au bord du Zambèze à attendre tranquillement les pièces (pendant 6 jours) et à discuter avec Luc autour de bières et de cafés.

 

Aussitôt reçus, aussitôt montés par Alain et c’est reparti direction  Botswana puis Zimbabwe pour aller voir les chutes Victoria… à suivre.

Encore un pays qui nous a enchantés avec sa population accueillante, ses paysages diversifiés et sa faune extraordinaire. Nous avons parcouru 9700km en 80 jours.

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Le parc d’Etosha Namibie

Nous avons enfin pu intégrer les films dans l’article précédent dont un survol des chutes d’Epupa .

Le Parc National d’Etosha est une vaste zone déclarée réserve animalière en 1907 qui s’étire sur 22 912 km². Au nord, ce sont d’immenses plaines de sable et de sel mélangés sur lesquelles s’élèvent des tourbillons de poussière et apparaissent des mirages qui barrent l’horizon. Plus au sud, c’est le bush avec arbustes, arbres et de petits étangs.
Nous l’abordons par l’Ouest à l’entrée de Okaukuejo et allons durant 3 jours le sillonner jusqu’à la sortie Est de Namutoni après avoir passé 3 nuits respectivement à Okaukuejo, Halali et Namutoni et avoir parcouru 600 km de pistes au gré de nos envies car la circulation y est libre. Seule contrainte : l’interdiction de sortir de Vagabond, mesure justifiée au vu des rencontres que nous y avons faites comme cette jeune lionne, apparement mal assurée, qui s’est laissée intimider par le troupeau d’Impalas qui l’ont encerclée. Plus loin, tout près de la piste, nous assistons au repas (et à la digestion) d’un couple de lions qui avaient tué un gnou, probablement dans la nuit précédente.
Ce fut aussi l’occasion de contempler de près nombre d’éléphants, de girafes, de zèbres ainsi que quantité de cervidés et bovidés de différentes races ( Damara dik-dik – Black faced impala – Springbok – Red hartebeest – Kudu – Oryx – Steenbok – Blue wildebeest )
Un enchantement !
Place aux photos…..

 

        

Centre et Nord de la Namibie

Windhoek, la capitale de la Namibie est au centre du pays. Nous étions descendus tout au sud et visons maintenant le nord. Nous choisissons de passer par cette ville pour trouver des magasins bien achalandés afin d’acheter quelques fournitures( fauteuils de camping et un bon zoom pour notre appareil phots). Comme d’habitude, nous visitons la ville rapidement, le musée que nous voulions visiter semble abandonné et n’ayant pas trouvé de charme particulier au centre ville

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A quelques 25 km au nord nous allons randonner dans le parc Daan Viljoen Game Park et avons la chance de rencontrer une famille de girafes en plus des maintenant habituels oryx,zèbres, springboks et babouins.

Nous arrivons maintenant en pays Herero, un peuple qui a été victime d’un génocide, il y a un peu plus de 100 ans perpétué par les occidentaux. Ils ont détourné la coutume vestimentaire de ces derniers pour affirmer leur identité, les femmes arborant fièrement des robes somptueuses et des chapeaux originaux.

 

Nous nous approchons du Spizkoppe massif de roche granitique qui s’élève à 1728m au milieu d’immenses plaines. C’est dans ce dernier qu’Alain s’est fait plaisir à VTT, grimpant sur ces rochers arrondis qui offrent une adhérance exceptionnelle, retrouvant les sensations qu’il avait eues aux USA à Moab.

 

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Une panne de frigo nous a contraint à retourner sur Swakopmund, la ville très touristique que nous avions évitée lors de notre 1er passage en partant de Walvis Bay. C’est la ville la plus proche ( environ 200km de piste) où nous pourrons trouver le thermostat défaillant. Nous y arrivons un vendredi soir et devons attendre jusqu’au lundi l’ouverture du frigoriste. En attendant, nous visitons cette ville et en apprécions l’architecture des anciens bâtiments.

Une première pour nous : nous allons faire les touristes en nous faisant amener en « papa mobile »( c’est ainsi qu’Alain appelle ces 4X4 avec la partie arrière vitrée faite pour promener les touristes tout en profitant du paysage) ; le tour comprenant la location du kayak car nous n’avons cette fois pas amené le nôtre. Nous voilà donc partis pour Pélican Point , à la sortie du lagon de Walvis Bay pour aller faire du kayak au milieu d’une colonie de phoques qui se sont avérés très joueurs.

 

Thermostat rapidement changé, nous repartons non loin du Spitzkoppe pour le Brandberg point culminant de la Namibie à 2574m. Nous allons visiter les peintures rupestres dites de « La Dame Blanche » datant de plusieurs milliers d’années et selon les spécialistes d’inspiration méditérranéen.

Repartis dans les plaines, une méchante tôle ondulée va venir à bout des silents blocs d’amortisseurs avant, déchiquetant le caoutchouc et découpant la tôle du support.

Alain démonte sur le bord de la piste puis nous passons la nuit sur place. Le lendemain une « locale »qui nous avait déjà vu la veille s’arrête pour nous demander si nous avions besoin d’aide. Alain lui explique le problème et lui dit qu’il faudrait pouvoir ressouder les supports. Elle téléphone au mécanicien du village le plus proche et l’après-midi, il arrive avec groupe électrogène et poste à souder pour une soudure sur place.

Une chance que cette dame ce soit occupée de nous car pendant 24 h où nous étions immobilisés, seulement 5 voitures sont passées sur cette piste. Alain n’a plus qu’à remonter et repartir lentement en prenant la direction de Swakopmund où nous savons qu’il y a un concessionnaire Mercedes. Après achat des silents blocs, Alain les change sur notre emplacement de camping.

Avant de quitter Swakopmund, nous nous arrêtons à un restaurant où nous profitons d’un repas spécial fête des mères avec un orchestre très folk, décidement nous sommes vraiment dans le Far West namibien.

Après tous ces déboires, nous repartons à nouveau de Swakopmund vers le nord mais cette fois en empruntant la Skeleton Coast, nommée ainsi à la suite des nombreux naufrages qui se sont produits sur cette côte.

Cette bordure d’océan est connue pour l’épaisse brume matinale qui l’enveloppe et nous n’échappons pas à la règle. Nous évoluons dans un paysage lunaire qui nous enchante, entre océan et dunes blanches, ocres et noires. Nous allons jusqu’à Terrace Bay où 4 maisons de pêcheurs marquent le point le plus au Nord accessible par la route, les visites plus au Nord ne pouvant se faire qu’en avion.

Dés que l’on rentre dans les terres, la température augmente sensiblement et on retrouve peu à peu de la végétation.

Nous passons sur le site d’Organ Pipe où la roche de granit est toute fractionnée en blocs parallélépipèdiques, puis nous nous rendons sur le site d’une forêt pétrifiée. Avant de toucher ces pierres, on a du mal à croire que ce ne sont pas des troncs de bois de séquoias.

Nous continuons notre route et sommes maintenant en territoire majoritairement Himba ; cette ethnie a conservé ses traditions ancestrales,vivant à l’écart de la modernité dans des huttes de branches recouvertes de pisé pour les plus luxueuses, sans eau courante ni électricité, dormant sur des peaux de bêtes à même le sol et avec le feu de bois au centre de la hutte entretenu en permanence pour maintenir la relation entre les vivants et les morts.

Sur les pistes à travers le bush, nous rencontrons des centaines de springboks et pouvons voir aussi des villages Himbas plus ou moins cachés par les petits arbres.

En chemin nous prenons 2 jeunes filles en stop qui attendaient depuis la veille pour se rendre 125 km plus loin à Opuwo pour aller à l’école où elles y resteront 4 mois. D’ailleurs elles parlaient parfaitement l’anglais.

A Opuwo, nous avons la chance de trouver un guide qui accepte de nous amener dans des villages authentiques, un jour chez les Hereros puis le lendemain chez les Himbas. Ce guide étant de père Herero et de mère Himba, connaît les us de chacune de ces ethnies et sait comment négocier avec les chefs de villages afin qu’ils acceptent la visite d’étrangers. C’est ainsi que nous passons par le supermarché d’Opuwo pour acheter 20 KG de farine de maïs et quelques friandises avant de partir dans le bush avec Vagabond. Chez les hereros, qui eux ont accepté la modernité, la visite s’en trouve un peu moins dépaysante.

Par contre, chez les Himbas nous avons été enchantés de notre visite. Nous sommes arrivés à l’impromptu au moment où le chef de village organisait la traite des vaches qui est faite par les femmes. Le chef nous a même autorisés à entrer dans sa hutte où nous avons partagé quelques minutes avec sa femme. Puis ce fut le départ des chèvres et celui des vaches pour le bush, emmenées par les enfants pour les garder. Nous avons été surpris de la grande propreté qui règne partout dans le village et ravis de partager une tranche de vie de ces gens qui nous ont acceptés sans aucune idée mercantile derrière la tête.

A une pause diner, au milieu de nulle part, nous voyons arriver 3 gamins Himbas qui nous font signe qu’ils ont faim, nous leur offrons des pommes et du pain. A notre grande surprise, nous constatons qu’ils n’ont apparemment jamais vu de pommes et ne savent pas comment les manger. Nous leur en coupons une en deux et leur faisons voir qu’ils peuvent croquer dedans, ce qu’ils mettent en application et ne sont visiblement pas déçus par le goût. Par contre ils connaissaient bien le dentifrice !!!

Les chutes d’Epupa sont le point le plus au nord de la Namibie, la rivière Kunene formant la frontière ave l’Angola. Bien que nous nous éloignons de la saison des pluies, les chutes sont spectaculaires et nous passons 2 jours à un camping d’où nous avons un superbe point de vue. La végétation est maintenant dense avec palmiers et baobabs.

Plus à l’est en longeant la rivière Kunene par une piste très ravinée, nous nous rendons aux chutes de Ruacana. Nous avions lu que c’était parmi les plus grandes. Grosse déception car le site était à sec.

En nous approchant du Parc d’Etosha, nous avons la surprise en soirée de voir un éléphant arriver en face de nous sur la route. Dans la précipitation pour le prendre en photo, Alain en oublie de régler la nettetée….

Quelques bivouacs

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Le Sud Namibien

LE SUD NAMIBIEN

Nous nous dirigeons vers Luderitz, port de pêche coincé entre désert et océan. Quelques kilomètres avant d’y arriver, après plusieurs centaines de kilomètres de traversée de désert

nous allons visiter le hameau fantôme de Kolmanskop dont les maisons sont en train de se faire engloutir par le sable. Au début du XXème siècle ce fut une ville prospère grâce à la mine de diamants dont les allemands s’étaient réservés l’exploitation.

D’ailleurs, la ville de Luderitz a des bâtiments de cette époque de style très germanique.

Mais cette ville a aussi un autre attrait pour Alain : c’est un endroit souvent très venté qui accueille depuis de nombreuses années une épreuve du championnat du monde de vitesse en planche à voile et où de nombreux records ont été établits. Alain ne laisse donc pas passer l’occasion d’aller faire du kitesurf, non pas sur le spot de vitesse mais sur l’océan à la grande plage de Agate beach où nous étions seuls.

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Au sud de la ville, nous passons deux jours à sillonner les pistes de la côte de diamant avec de beaux points de vue et la possibilité d’observer, entre autres, flamants roses, pélicans et otaries.

En route pour Fish River Canyon, nous rattrapons un orage et des tourbillons font monter des colonnes de sable ocre à la rencontre des nuages.

  

Fish River Canyon est un des plus grands au monde, après le grand canyon d u Colorado. Est-il catalogué ainsi pour sa longueur de 161 km, pour sa largeur jusqu’à 27 km ou pour sa profondeur jusqu’à 550 m ? Toujours est il que le spectacle est au rendez vous et nous ne regrettons pas la trentaine de kilomètres de piste que nous avons empruntée pour le suivre sur sa rive gauche, d’autant plus que les circuits touristiques classiques ne s’y aventurent pas. Il est vrai que la piste était par endroit un peu cassante.

Ensuite, c’est par des pistes roulantes que nous rejoignons la sortie aval du canyon au parc Ai-Ais.

  

Là, nous allons marcher en son fond pour nous donner une idée de ce que ressentent les randonneurs qui le descendent sur 80 km en 4 ou 5 jours. A noter que cette rando encadrée ne se pratique qu’à partir du mois de mai. De retour de cette promenade, nous allons nous détendre dans une grande piscine d’eau thermale à 30°( à la source l’eau sort à 67°).

Nous décidons d’aller maintenant jusqu’à la rivière Orange qui fait frontière avec l’Afrique du Sud.

Dans la vallée de cette rivière, tout un programme d’irrigation a été mis en place, permettant de développer l’agriculture et en particulier la viticulture.

Nous bivouaquons en bordure de la rivière Orange et assistons a un lever de soleil dont l’éclairage sublime la couleur des falaises de la rive sud africaine.

Les « villes »qui se sont formées pour accueillir les ouvriers agricoles sont constituées de rassemblement de maisons précaires sur de vastes étendues de terre battue.

Nous faisons une escale au barrage de Naute Dam où de nombreux pélicans ont élu domicile.

Nous abordons maintenant le désert du Kalahari, qui malgré son nom n’est pas tout à fait un désert car il reçoit un peu plus d’eau, et a donc un peu plus de végétation que les « vrais » déserts. Nous visitons « Quivertree Forest » une forêt d’aloes. Ces plantes tirent profit de la roche volcanique noire qui emmagasine la chaleur. C’est aussi l’habitat des Rock Hyrax (Daman des rochers) un animal endémique d’Afrique.

Dans cette même plaine nous allons découvrir des fossiles de Mesosaurus datant de 250 millions d’années.

Nous nous enfonçons encore un peu plus loin dans le Kalahari parmi les dunes rouge- orangé, là aussi sans voir de touristes ni de blancs pendant 2 jours.

A la sortie d’un village, nous sommes invités à nous arrêter pour assister à une course de chevaux. Le spectacle est haut en couleurs et en exclamations, surtout quand un cavalier, pieds nus et sans aucun équipement, se fait désarçonner juste après l’arrivée. Le vainqueur quand à lui a eu droit à une belle ovation.

 

En fin d’après midi, nous passons près d’une ferme isolée. Nous allons demander si nous pouvons nous installer pour la nuit à l’entrée de la propriété et nous voilà non seulement invités à rester mais aussi à aller prendre le petit déjeuner le lendemain matin ; tout le charme des rencontres de voyage,ce qui nous montre une fois de plus l’hospitalité des Namibiens.

Difficile de rater l’ancien volcan Brukkaros qui s’élève à 1586m, au milieu d’un immense plateau lui même à 900m d’altitude. Nous randonnons sur son flanc puis après être rentrés dans son cratère par une brèche, nous crapahutons dans la roche volcanique jusqu’au sommet où nous avons une vue à 360° sur des centaines de kilomètres de plaine. Les bivouacs sur ce volcan nous ont permis d’admirer un ciel particulierement étoilé. Pas étonnant que l’on y trouve les ruines d’un observatoire solaire qui avait été installé en 1930.

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Nous avons fait une belle boucle dans le sud de la Namibie et nous nous approchons de Windhoek pour repartir vers le Nord.

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Et voilà c’est reparti pour un nouveau continent : l’Afrique en commençant par la Namibie.

La pause en France a été plus longue que nous l’avions prévue mais nos âges avançant, nous avons dû prendre quelques précautions médicales avant de replonger dans le voyage. Nous ne sommes tout de même pas restés les 2 pieds dans le même sabot pendant ces 10 mois.

Tout d’abord, et c’est ce qui avait décidé la date de notre retour en France, la fête de mariage de notre fille Delphine en Roumanie.

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Puis s’en sont suivis :

-un tour dans les vosges où nous avions été conviés par les Palathéo pour des retrouvailles bien sympathiques avec des amis de voyage communs : les héraultais Michel et Valentine et les Suisses Christophe et Béatrix.

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-Une semaine à Londres chez notre fille Delphine.

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-Après avoir récupéré Vagabond, nous avons fait une descente sur la côte d’azur pour retrouver Françoise et Jean, d’autres voyageurs avec qui nous avions fait un bout de chemin en Bolivie.

-Un passage à St Paul Lès Durance pour rencontrer Monique et Eric, encore des voyageurs avec qui nous avions fêté Noël 2016 en Patagonie et que nous avions retouvés plusieurs fois au Brésil.

-Puis nous sommes partis 1 mois en Grèce avec Gérard, le frère d’Alain et Régine sa belle sœur ( eux aussi campingcariste chevronnés).

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-3 semaines au Cambodge avec un petit groupe sympa, guidés par Jeanne Marie une amie de Gérard et Régine.

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-Quelques jours à Londres pour revenir avec nos petits enfants Edward et Amanda à Chassagny où leurs parents sont passés les récupérer pour des vacances en France.

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-Tout ceci en repassant chaque fois par la France où nous nous sommes partagés entre Uzès chez Elie, le papa de Françoise, chez notre fille Sophie à Chassagny où nous avons bien profité de nos petits enfants Thomas et Bastien et chez Pat et Laurence nos amis de Clarensac.

-Enfin nous sommes allés poser Vagabond à Anvers et de là sommes partis pour une 3ème visite chez Delphine à Londre.

-Il ne restait plus qu’à prendre l’avion pour Windhoek puis un bus pour Walvis Bay, le port Namibien où nous avons récupéré Vagabond.

Alain a profité de cette longue escale en France pour « africaniser » Vagabond :

-Montage d’un snorkel avec préfiltre à air cyclonique. Celui ci rejetant jusqu’à 99°/° des impuretés, nous n’aurons plus besoin de nous soucier de l’état du filtre à air.

-Installation d’un compresseur d’air ARB (174l/mn) pour regonflage rapide des pneus en sortant des zones sablonneuses.

-Remplacement de la barre stabilisatrice AR par une barre renforcée.

-Remplacement des 4 amortisseurs par des amortisseurs double effets à gaz.

-Remplacement des pneus BFGoodrich 225/75/16 par des 245 et montage sur des jantes alu.

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Dès notre arrivée à Windhoek, la capitale, nous sommes plongés dans l’ambiance africaine : bien qu’il n’y ait qu’un seul avion sur le tarmac, nous mettons 2 heures pour passer le contrôle et avoir nos visas !

Comme à chaque retour sur ce continent, Françoise est émue de revenir sur ces terres qui l’ont vue naître et grandir.

Le lendemain notre bus partira avec plus d’une heure de retard sur l’horaire ce qui aurait provoqué un tollé chez nous, ici personne ne montra de signes d’impatience, continuant à parler et à rire avec une nonchalance qui nous sied particulièrement. A noter que ici, les gens ne se croisent jamais sans se dire « Bonjour, comment ça va ? » même lorsque l’on rentre dans un magasin. Même si c’est superficiel, c’est bien plus agréable que l’indifférence rencontrée chez nous. De plus tous nous souhaitent la bienvenue et de bien profiter de notre séjour en Namibie.

La récupération du camion sur le port s’est déroulée sans problème notable, le véhicule en parfait état ni rien de dérobé.

C’est donc dans un Vagabond tout fringant que nous entamons notre périple Africain.

Nous commençons par emprunter une piste qui longe le lagon de Walvis Bay pour traverser les salins et s’arrêter en bordure d’océan. C’est un endroit réputé pour l’observation des oiseaux. Pour les habitués de Camargue que nous sommes, cela manque sérieusement de dépaysement. Tout y est : Flamants roses, salins, étangs, salicornes et tous les oiseaux communs du bord de mer. Le petit plus ici, ce sont les pélicans.

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A quelques kilomètres au nord, nous traversons la ville balnéaire très touristique de Swakopmund. Les tours opérators sont nombreux a proposer ballades dans les dunes en quad ou à dos de chameaux , surf sur ces mêmes dunes… Nous passons donc notre chemin pour nous rendre dans le désert, plus précisément dans le parc national de Namib-Naukluft. Alain prend un malin plaisir à emprunter les pistes réservées au 4X4… Et c’est vrai que cela permet de s’immerger dans ce désert où nous ne rencontrons que très peu de touristes.

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La 1ère journée, nous partons sur la « Welwitschia drive », une boucle d’une centaine de kilomètres de pistes poussiéreuses, rocailleuses et sablonneuses. Les Welwitschia sont des plantes sexuées endémiques parmi les plus rares au monde. Elles vivent en plein désert et certaines d’entre elles ont plus de 1500 ans !.

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Nous nous arrêtons sur un promontoire rocheux pour un premier essai de notre drone, notre nouveau jouet.

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Bon d’accord il va falloir s’entraîner.

A noter que pour le moment nous n’avons pas encore vu d’animaux exotiques si ce n’est ce scorpion qui a traversé la piste sans regarder des 2 côtés !.

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1er bivouac, comme on les aime, complètement isolés dans un « bush camp » heureusement situé dans le lit de la rivière asséchée Swakop, le seul endroit où il y a de la végétation.

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Nous approchons de montagnes dont l’érosion a mis à nu la pierre noire volcanique qui farde leur crête. Plus loin se sont de belles roches de granit qui attirent notre attention.

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Même en plein désert, nous rencontrons des panneaux de signalisation routière.

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Dans cet univers minéral, nous sommes surpris de découvrir un plateau parsemé d’herbe verte ; il a du faire une petite pluie récemment car nous sommes dans un désert des plus arides : il tombe ici en moyenne 20 mn de pluie par an et certaines années il arrive qu’il ne pleuve pas du tout.

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Nous traversons maintenant de grandes plaines où nous nous enthousiasmons chaque fois que nous rencontrons les nombreux Oryx, Springbok, zèbres, autruches et quelques plus rares « Bluewildebeest »(si quelqu’un connait son nom en français, merci de nous le donner) vivant là en totale liberté. A chaque fois , nous sautons sur jumelles et appareil photo.

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De petits oiseaux font des nids gigantesques. Ils arrivent à rassembler plusieurs mètre cubes de brindilles pour créer ces nids collectifs (sur combien d’années?).

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Les routes que nous empruntons déjà depuis plusieurs centaines de kilomètres ne sont pas goudronnées et celles pour se rendre aux dunes de Sossusvlei ni dérogent pas.

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Elles passent par l’oasis de Solitaire, hameau permettant une halte bienfaitrice. Nous roulons donc de grandes distances sur de la tôle ondulée qu’il faut aborder au dessus de 80 km/h pour ne pas trop la subir. Le problème est quand on ne peut pas soutenir cette vitesse pour cause de sinuosité ou d’étroitesse, il faut alors tomber à moins de 20 km/h !.

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Notre arrivée au parc de Sossusvlei marque notre 1er arrêt dans un « vrai » camping, avec piscine SVP.

A l’aube nous quittons ce camping pour assister au lever du soleil sur ces magnifiques dunes orangées qui sont parmi les plus grandes du monde (300 m de hauteur). La route qui s’enfonce sur 70 km entre les dunes est depuis l’entrée du parc bien goudronnée puis finit à un parking où les 2 roues motrices ne peuvent continuer. Leurs passagers empruntent alors les services de 4×4 pour aller plus au cœur de ces dunes dans du sable par endroit peu porteur. Après dégonflage des pneus, c’est bien sur avec Vagabond que nous irons jusqu’au bout.

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Le matin, nous sommes montés sur une 1ère dune et avons fait un petit film à l’aide du drone.

L’après midi, nous remettons ça par 35° et en prenons plein les yeux …mais aussi plein les jambes !!.

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Une bien belle journée dans un des sites les plus remarquables de Namibie.

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Brésil-Uruguay

Brésil Uruguay

Fin des Amériques

4/04 au 17/05/2017

Depuis Rio de Janeiro nous entamons notre descente vers le sud pour atteindre l’Uruguay par la côte atlantique. Nous faisons escale à Paraty, petite ville huppée avec son joli port de plaisance qui sert de point de départ pour la visite des nombreux îlots visibles depuis la côte.

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Nous continuons en longeant au plus près l’océan, empruntant pour ceci des pistes de terre… ou plutôt de boue, car nous roulons sous une pluie soutenue.

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Nous entrons sur l’île de Santa Catarina par un grand pont à partir de la ville de Florianopolis. Pendant quelques jours nous profitons des nombreuses plages qui l’entourent en faisant des ballades sous un temps médiocre.

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Nous avons été rejoints par Erick et Monique « Les Boulégons » avec qui nous passons d’agréables soirées puis partons en bateau sur le « Lagoa Conceiçao » pour aller nous ballader dans la végétation dense qui le borde, sans manquer d’aller jusqu’à une cascade réputée.

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Faute d’une superbe chute d’eau, nous pouvons voir une belle chute de reins…. toute brésilienne.

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L’ostréiculture est ici très dévellopée et Françoise se délecte d’une douzaine d’huîtres.

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Nous faisons une incursion dans la montagne « Serra do Rio Rastro » par une route étroite et très sinueuse. Ballade sous le signe de l’eau ! Celle qui tombe du ciel, le brouillard et celle qui regorge de toutes parts. Heureusement, l’après midi, pour notre retour nous bénéficions d’éclaircies qui nous permettent d’apprécier toute la beauté de ces paysages.

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De retour sur le bord de l’océan, nous entrons dans le Parc National de « Lagoa do Peixe ». Nous sommes impressionnés par la ressemblance avec la camargue : dunes, étangs, taureaux, chevaux et oiseaux tout y est !

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La route de bord de mer est interrompue par l’entrée du « Lagoa dos Patos » et nous devons traverser sur une grande barge pour atteindre Rio Grande.

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Nous nous installons sur la plage « Praia do Cassino ». Le lendemain nous sommes rejoints par les « Boulégons » que nous impressionnons avec notre astucieux barbecue.

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Nous en terminons avec le Brésil et entrons en Uruguay par la frontière de Chuy. Le Brésil ne nous a pas enthousiasmés autant que chacun des autres pays que nous avons visité. Nous n’y avons pas trouvé beaucoup de sites exceptionnels, surtout rapporté aux kilomètres parcourus. Toutefois, l’insécurité à laquelle nous nous attendions ne nous a pas sauté aux yeux. Nous avons d’ailleurs passé les 2/3 de nos nuits en camping sauvage. Les rencontres avec les autochtones ont toujours été très agréables, même si un peu moins chaleureuses qu’en Argentine (la langue y est sûrement pour quelque chose …).

Mis à part les chutes d’Iguazu (que nous avions visitées précédemment), notre coup de cœur restera pour la côte nord.

Nous voici donc en Uruguay, un petit pays dont le principal attrait réside dans sa bordure océanique, et plus particulièrement pour nous, le port de Montevideo où nous allons mettre Vagabond sur un bateau pour le récuper à Anvers.

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Nous visitons d’abord le Parc National Santa Teresa avec sa forteresse bien conservée et ses jolies plages.

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Plus loin, nous nous rendons à Aguas Dulces, tranquille port de pêche

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puis à La Paloma et son beau phare.

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A la Pedrera, nous retrouvons Erick et Monique puis

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passons par le phare de San Ignacio.

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Nous allons à Montevideo pour rencontrer le transitaire qui prendra Vagabond en charge et visitons le centre ville.

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Plus à l’Ouest, Colonia del Sacramento est une séduisante ville coloniale fortifiée sur le bord du Rio de la Plata ,en face de Buenos Aires.

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Après avoir pris une piste de terre, nous trouvons une esplanade sympa en bord de mer (malgré son nom, le Rio de la Plata n’est pas un fleuve mais bel et bien un vaste bras d’Océan). Nous y passons une nuit tranquille, mais le matin c’est le branle bas de combat ! Une épreuve du championnat d’Uruguay de rallye auto sur terre emprunte la piste. Nous nous fondons aux spectateurs pour assister à ce spectacle inattendu.

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La dernière semaine nous allons quelque peu tourner en rond en passant notre temps en bord de mer, un peu comme si nous étions déjà sortis de la dynamique de notre voyage. Cela nous a procuré un petit vague à l’âme amplifié par le fait que nous avons été rattrapés par l’automne et que les températures se sont bien rafraîchies. Eh oui en quelques semaines nous nous sommes bien éloignés des tropiques !

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Ici, ce n’est pas encore l’agitation de l’Europe, mais ce n’est déjà plus la lenteur et la nonchalance d’autres pays d’Amérique Centrale et du Sud. Nous passons donc par une phase transitoire qui devrait nous éviter un choc à notre retour. La nature participe aussi à nous réacoutumer à la France : bien qu’il y ait encore des palmiers, les platanes et les pins nous rendent les paysages familiers.

Notre aventure Américaine ne saurait se terminer sans un mot sur notre fidèle Vagabond à qui nous payons une croisière transatlantique : 3 semaines de repos bien mérité après plus de 3 années de sollicitations journalières.

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Quant à nous, nous rentrons en avion sur Lyon pour boucler cette première grande étape de notre voyage avec dans nos têtes quantités de souvenirs impérissables des splendeurs de la nature et des nombreuses rencontres chaleureuses que nous avons faites, sans qui notre voyage aurait été beaucoup moins riche.

DSCN4829 Esperons que le second sera le bon.

Dernière minute, changement de plan de vol ( Sao Paulo à la place de Rio de Janeiro) à bientôt en France.

A l’occasion de cette pause, nous voudrions tordre le cou à 2 fausses idées qui semblent bien ancrées chez les sédentaires :

  • Il faut être riche pour entreprendre un voyage au long cour ; nous ne le sommes pas et nous n’avons pas dépensé plus d’argent que si nous étions restés chez nous !… sans compter notre enrichissement culturel.

  • Nous avons de la chance d’avoir fait ce voyage ; ce n’est pas la chance qui nous a aidés à partir mais la volonté de le faire. La seule chance étant celle d’être en bonne santé.

Nous ne saurions donc que conseiller à ceux qui rêvent de voyage de franchir le pas, de larguer les amarres.

Quelle leçon de vie nous avons prise auprès de ces gens souvent démunis mais toujours prêts à rire ,à aider, à plaisanter et à partager ! Ils nous ont appris la patience et démontré que sans le harcèlement du productivisme (notion qu’ils n’ont absolument pas) ils vivaient sans stress.

Certains nous ont dit que leur devise était 0-3 (zéro tres).

En bref, en chiffres :

  • 3 ans et 2mois

  • 2 continents

  • Plus de mille et une nuits dans vagabond ! Plus qu’un conte !

  • 134 500 km

  • 20 pays

  • 3 trains de pneus

  • 2 jeux de plaquettes de freins

  • Des milliers de pouces levés sur notre passage (nous ne savons pas si c’est pour approuver notre périple, notre provenance, ou pour nous signifier que Vagabond leur tape dans l’oeil)

  • Une bonne centaine de tortillons anti moustiques consommés (surtout ces derniers mois).

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Photo d’Erick Curinier prise avec son drone

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Salvador de Bahia à Rio de Janeiro

Salvador de Bahia à Rio de Janeiro

10/03 au 3/04/2017

Après quelques beaux bivouacs en compagnie des Palatheo sur les plages et dans les dunes en bord d’océanDSC_5131 DSCN4261 DSCN4262,

nous accélérons un peu notre descente vers le sud car nous devons nous rendre à Salvador de Bahia pour accueillir Annie José, la sœur de Françoise, qui vient se joindre à nous pour 17 jours. Dés la sortie de l’aéroport, nous la familiarisons avec la cartographie déplorable de notre GPS qui nous fait tourner en rond plus d’une heure avant de regagner ,à quelques kilomètres de là, la plage « Do Flamengo » où nous lui avons réservé une chambre dans une pousada (hôtel).

Troisième ville du Brésil(un peu plus peuplée que Paris), nichée au fond d’une vaste baie, Salvador de Bahia nous a séduits par son caractère tropical et afro-brésilien. 80°/° de la population est noire, descendant d’esclaves africains et les promenades dans les rues pavées du centre historique nous ont plongés dans cette ambiance nonchalante propre aux originaires de cet autre continent.

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Le nombre d’églises est impressionnant… il y en aurait 365 !!! Dans l’une d’elles, l’église de « São Francisco », les murs sont décorés « d’azulejos » peints à la main en 1720 au Portugal.

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Nous quittons la ville en empruntant un ferry pour rejoindre l’autre côté de la baie, ce qui nous fait éviter plus de 100 km que son contournement exige.

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Nous commençons notre route vers le sud en profitant des belles plages et dunes bordées de cocotiers pour quelques baignades dans une eau tempérée.

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Nous nous écartons du bord de mer pour entrer dans les moyennes montagnes. La végétation est splendide : des étendues de caféiers vert foncé auxquels se mêlent bananiers, jacarandas, tulipiers et autres grands arbres couverts de fleurs aux couleurs flamboyantes.

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Nous atteignons le sanctuaire de Caraça d’où nous partons randonner en pleine végétation dense jusqu’à une belle cascade.

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A Santa Teresa, jolie ville montagnarde, nous visitons le musée de biologie. Au XXème siècle, un biologiste local a mené ici des études sur la remarquable variété de colibris et d’orchidées de la région. Bien qu’en totale liberté, les colibris viennent toujours boire l’eau sucrée qui leur est offerte.

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Nous empruntons une piste de terre pour nous approcher de la cascade Tabuleiro haute de 270 m dans le parc National Da Serra Do Cipo quand nous nous retrouvons sous une forte pluie, arrivés au parking le gardien vient nous dire que le chemin d’accés est interdit par temps de pluie car glissant. Nous déplorons d’avoir fait ce grand détour pour rien.

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Connue comme la plus belle ville coloniale de la région, Ouro Prêto doit sa richesse et son nom à la découverte de grande quantité d’or dans ses sous sol.

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Au XVIIIème siècle 35 tonnes d’or ont été extraits de la mine de Passagem. Une petite partie des 35 km de ses galeries se visite. Nous empruntons un wagonnet du funiculaire bringuebalant qui descend sur 315 m jusqu’à 120m de profondeur puis nous marchons dans une galerie jusqu’à une rivière souterraine. Une visite qui ne nous laissera pas un souvenir imperrissable !!

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Nous partons maintenant vers Tiradentes, une autre ville coloniale plein de charme toujours avec ses rues grossièrement pavées, ses nombreuses églises et de jolis taxis-calèches.

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Après la visite ratée de la cascade, une autre déconvenue nous attend alors que nous approchons de Teresopolis, la route est barrée car 2 ponts sont en réfection, à nouveau pas mal de km pour rien !!

Les routes au Brésil sont la plupart du temps en très mauvais état. Visiblement ils n’ont aucun budget pour boucher les nids de poule par contre ils trouvent l’argent pour construire des ralentisseurs ici appelés « Lombadas », véritables marches d’escalier à franchir en 1ère, souvent espacés seulement de 100 m dans les agglomérations, mais aussi parfois en pleine voie rapide où même piste d’accélération!!Ceci combiné aux ensembles routiers jusqu’à 30 m de long demande au chauffeur une attention particulièrement soutenue.

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L’arrivée sur Rio de Janeiro nous fait prendre conscience de l’ampleur de la ville : 35 km avant le centre, nous sommes déjà en pleine urbanisation. Il faut dire que Rio est 3 fois plus peuplée que Paris. Passé les quartiers des favelas installées sur le flanc des collines, nous admirons le site exceptionnel dans lequel la ville s’est étendue. De petits îlots donnent du charme à la grande baie traversée par un pont de 10 km de long. Nous prenons le téléphérique pour atteindre le sommet du Pain de Sucre, la vue à 360° est admirable.

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Nous découvrons les nombreuses plages, dont bien sûr la fameuse « Copacabana » et toutes les collines pointues séparant les quartiers.

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Au sommet d’une des plus hautes, le Corcovado, est installée la statue du « Cristo Redentor », autre emblème de la ville, qui domine toute la baie. Nous nous rendons dans le parc de Tijuca, grand poumon vert, pour atteindre le Corcovado mais nous sommes dimanche et la route d’accés est fermée. Nous continuons quelques km à pieds dans cette forêt luxuriante jusqu’à avoir un point de vue sur le dos de la statue sur fond de baie.

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Le lendemain, après une promenade sur la plage de Copacabana, nous ramenons Annie-José à l’aéroport car c’est déjà la fin de son séjour. Nous sommes contents d’avoir pu l’accueillir et lui faire partager notre vie de vagabonds ! Certes cela nous a demandé un peu de rigueur dans l’organisation, mais cela n’a pas été contraignant, même l’installation de son lit en dinette s’est avéré aisée et nous avons ainsi évité les fastidieuses recherches d’hébergement.

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Les restaurants sont l’occasion de faire découvrir à Annie-José les plats typiques que nous avions appréciés. Parmi eux la « feijoada »(très proche du cassoulet) et la « moqueca »( crevettes ou poissons en petits morceaux cuits dans le lait de coco) suivis de pâte de goyave.

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Brésil côte Atlantique

Brésil côte Atlantique

05/02 au 10/03/2017

Nous étions prévenus qu’en arrivant au Brésil, nous allions vivre dangereusement. Effectivement, en rejoignant le bord d’océan, nous trouvons d’immenses plages de sable blanc longées de dunes plantées de cocotiers et là, c’est vrai que le danger de recevoir une noix de coco sur la tête est bien présent !

Ce qui nous a le plus déconcertés en début de séjour, c’est la langue. Finis les R roulés, les J et les G gluturaux qui nous étaient devenus familiers. Le portugais nous apparaît bien difficile à comprendre et à parler et nous nous sommes sentis un peu frustés par ces difficultés de communication. Heureusement, le bord de mer étant plus touristique, nous rencontrons beaucoup plus de monde parlant soit Anglais soit Espagnol.

Nous avons passé ces 4 dernières semaines sans visites extraordinaires, à profiter au maximum de l’océan et des millers de km de plages, un peu comme des vacances dans notre périple.

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Nous avons remonté la côte Atlantique presque jusqu’à la ligne de l’équateur (latitude 4° Sud). Alain a pu faire du kite dans des conditions idylliques(eau à 28° air à 32-35°).

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Nous avons passé quelques jours à Sao Miguel do Gostoso, accueillis par Olivier, le cousin germain de Françoise, qui est venu s’y installer. Il nous amène en buggy avec sa compagne Vilma pour aller faire du kite sur les meilleurs spots.

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Le soir nous assistons au Carnaval et ses joyeux défilés dansants où il est de bon ton de se désaltérer de bières et autres caipirhinas. Encore merci à lui.

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Nous continuons le long de l’Atlantique, plein Ouest maintenant, jusqu’à Areira Branca et nous restons 3 jours sur la plage « Praia Punta do Mel ». Nous nous garons à même la plage en face de la Pousada « Oasis Mel Beach ». Nous demandons aux propriétaires si l’endroit est sûr et si nous ne dérangeons pas. Ils nous proposent de nous rapprocher de leur propriété afin d’être sous la surveillance de leur vigile. Le soir ils viennent nous offrir un plat de crevettes au coco et nous invitent à manger le lendemain une feijoara, spécialité du Brésil. Merci à eux.

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Nous sommes en contact avec « le Palatheo »qui sont entrain de remonter le Brésil sur nos traces et décidons de nous rencontrer une dernière fois sur ce continent. Nous fixons un rendez vous à Porto de Galhinas, sur la magnifique plage de Macaraipe que nous avions appréciée lors de notre remontée.

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Porto de Galinhas (port des poulets) doit son nom à la période où l’esclavage avait été interdit au Brésil mais continuait clandestinement, les bateaux venant ici débarquer les esclaves cachés par des caisses de poulets. Le poulet est devenu l’emblème touristique de la ville.

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Après le plaisir des retrouvailles, le partage des repas et des anecdotes de voyage, Pascal, Théo et Alain décident de prendre une 2ème leçon de surf, en quelque sorte la suite de celle qu’Alain et Théo avaient prise au Pérou il y a 9 mois. C’est tout de même beaucoup plus agréable ici dans une eau au moins 2 fois plus chaude….

Même si le style laisse à désirer, le plaisir est là !

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Des milliers de coccinelles VW ont trouvé une seconde vie après transformation en buggys.

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A João Pessoa, nous allons visiter le musée Estação Cabo Branco, dont le bâtiment porte la griffe de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer, le famaeux architecte qui a aussi créé Brasilia. L’exposition, de circonstances puisque nous approchons Mardi gras, est axée sur le carnaval.

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Rares sont les jours où nous ne traversons pas une averse tropicale,mais cela ne dure pas.

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Paraguay-Brésil

Paraguay- Brésil

19/01 au 05/02/2017

Nous entrons au Paraguay par la ville de Asuncion où nous faisons une étape « utile ». Nous profitons des prix bien moins élevés ici pour faire remplacer les pneus puis reprenons notre route vers le Brésil, sans oublier d’aller visiter les principales attractions du Paraguay que sont les sites des missions jésuites construites par les Guaranis au tout début du XVIIIéme siècle.

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Le raffinement artistique est mis en valeur à la tombée de la nuit par de belles illuminations.

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Nous retrouvons le long des routes les tout petits commerces nous rappelant Bolivie et Perou.

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Nous arrivons à Santiago de los Missiones le jour de la fête de la tradition et assistons à un rodéo, seuls touristes parmi une foule de Paraguayens juchés sur des tribunes « dernières normes… ».

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Nous faisons étape à San Ignacio sur le terrain du luxueux  »Hotel Rural ». La piscine est dotée d’un système de refroidissement de l’eau par puisage à 100 m de profondeur et arrosage en douche au centre de la piscine. Il faut dire que la température dépasse les 35°. Gustavo, le patron d’origine péruvienne, nous invite à nous joindre à sa famille pour l’asado traditionnel du dimanche midi.

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Juste à côté de Presidente Franco, nous allons voir la chute d’eau  »salto del Mondey ».

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Nous entrons au Brésil par Foz de Iguazu ; c’est là qu’a été construit le barrage d’Itaipu, sur le rio Parana, et donc binational, ce fleuve servant de frontière entre le Brésil et le Paraguay. C’est une œuvre gigantesque fournissant la plus grosse production hydroélectrique du monde (en 2016:103.098.366MWh). Chacune des 20 turbines de 8,60 m de diamètre (300 T) fait tourner un rotor de 16 m de diamètre (1760 T) coiffé d’un stator de 20 m de diamètre (988 T). La visite nous permet d’entrer dans la galerie des générateurs longue d’un kilomètre, large de 100 m. Les salles de contrôle de production et de distribution, à cheval sur la frontière, sont en permanence tenues par un opérateur brésilien et un opérateur paraguayen, supervisés à tour de rôle par un ingénieur de chacune des nationalités se relayant toutes les 6 h. A lui seul ce barrage procure 85°/° des besoins d’électricité Paraguayens et 15°/° des besoins Brésiliens. En février 2016, il a enregistré son 20.000.000 ème visiteur. Ceux ci provenant du monde entier (1/100 de Français).

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Nous prenons maintenant la mesure de la grandeur du Brésil (15 fois la superficie de la France Métropolitaine). Nous avalons des km et des km sur des plaines le long du rio Parana et les terrains inondés nous rappellent que nous sommes à la saison des pluies.

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Cidade de Goiàs est une ville coloniale qui est vraiment restée authentique avec des rues grossièrement pavées.

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Plus loin, nous visitons Pirenopolis qui est du même style mais un peu plus touristique.

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Nous passons par Brasilia, la capitale, une grande ville moderne puisque créée entre 1956 et 1960. C’est le domaine d’inombrables et immenses avenues, sans croisement à niveau, encadrant des blocs d’immeubles d’habitation assez tristes bien que d’un seul étage. Les quartiers d’affaires sont par contre batis d’immeubles d’une trentaine d’étages. Le tout est très aéré, chaque édifice étant séparé de son voisin par de larges espaces bétonnés ou de gazon jauni. Après avoir visité l’originale cathédrale Metropolitana puis le Musée National , nous repartons de cette ville qui nous paraît sans âme, même si les nombreux parcs et espaces verts permettent de s’y sentir bien.

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Nous aspirons maintenant à rejoindre la mer et reprenons notre route interminable vers l’Est. Nous traversons des plateaux immenses, la route coupant des champs de soja, canne à sucre ou maïs qui s’étendent à perte de vue. Nous traversons le fleuve Sao Francisco dont les rives nous rappelent étrangement les bords du Niger.

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Nous faisons une halte à Lençois, une petite ville coloniale très animée et touristique car située dans le parc national de la Chapada Diamantina.

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De là nous allons randonner à la « Ribeiro do Meio », un bassin naturel dans lequel l’eau arrive par un grand tobogan de roche lisse où il fait bon se baigner par les 36° ambiants.

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